10 astuces pour réussir ses photographies d’hiver

Que vous soyez équipé du dernier reflex numérique ou d’un simple compact, voici 10 astuces pour réussir vos photographies d'hiver et ramener des photos inoubliables de vos dernières randonnées à ski ou raquettes, 10 astuces pour un effet whaouh assuré !


Après “10 conseils pour vraiment améliorer ses photos de randonnée”, Henri nous accompagne dans un exercice un peu plus technique mais tout à fait passionnant, celui des photographies d’hiver. Cette année semble être une belle année à neige et comme les paysages étincelant de poudreuse sont devenus rares, autant ne prendre aucun risque de louper ses photos d’hiver.

1. Bien se couvrir

Être statique en hiver, rien de moins agréable. Pour ne pas bâcler vos séances de prise de vue ou ramener des photos floues à cause des tremblements de froid, prévoyez de vous habiller chaudement. Un bonnet chaud, une petite doudoune et vous voici prêt … Enfin, pas tout à fait. Pensez à chouchouter vos mains, offrez-vous une paire de gants fins équipés de grip pour manipuler l’appareil sans avoir à ressentir la morsure du gel puis glissez vos mains dans une surmoufle dès la fin de la prise de vue pour garder toute votre dextérité.

2. Garder les batteries au chaud

Non le froid ne “vide” pas les batteries. En fait, l’échange chimique qui s’opère à l’intérieur de la batterie n’opère plus par temps froid et l’énergie n’est plus disponible. Pour éviter ce problème, le plus simple est de garder une seconde batterie au chaud, contre-soi, à l’intérieur de la veste par exemple. Dès que la première donne des signes de faiblesse, hop, on permute. Le temps pour la première de retrouver des couleurs, blottie au chaud contre vous !

3. Eviter la condensation

Pourquoi s’embêter à permuter ses batteries et ne pas tout simplement garder son appareil au chaud ? A cause de la condensation. En fait, c’est l’ennemi numéro 1 de la photographie par temps froid ! Rien de grave quand il ne s’agit que d’un peu de buée sur l’objectif, un chiffon micro-fibre gardé à portée de main résoudra le problème. Mais si la condensation se forme dans l’objectif ou sur l’électronique de l’appareil … aie, je préfère ne pas y penser. La solution ? Eviter les variations de température. Les pros laissent leurs appareils à l’extérieur ou dans l’entrée non chauffée des refuges plutôt que de faire d’incessants va et viens. Et quand il n’y a plus le choix, un réchauffement progressif s’impose. Dernière astuce pour éviter la condensation : enfermez votre appareil dans un sac plastique avec des sachets de silica gel. L’essentiel de la condensation se formera sur le sac et le reste sera absorbé par le silica. Dès l’appareil réchauffé, ne pas oublier de la sortir du sac.

4. Se lever tôt

Je sais, c’est difficile. Surtout quand le thermomètre annonce des températures négatives et que vous êtes lové dans votre duvet douillet. Mais c’est le prix à payer pour faire de sublimes photos de votre bivouac. C’est même le principal moment de l’année où vos photos afficheront à la fois toute la gamme des teintes bleutées et celle des oranges. Bleu et orange, deux couleurs dites “complémentaires” et qui se marient à la perfection.

 

5. Se coucher tard

Se lever tôt, se coucher tard … Allez, voyez le bon côté des choses, la durée du jour est courte en hiver et vous aurez tout de même votre quota de sommeil. Et si vous profitiez des ciels dégagés de l’hiver, étincelants d’étoiles, et de la clarté des paysages enneigés pour tenter d’immortaliser votre bivouac ? Le conseil n°1 bien en tête, fixez votre appareil sur un trépied ou n’importe quel support stable, réglez votre objectif sur sa position la plus “grand angle” possible, (sur la plus grande ouverture également si l’appareil vous offre cette option). Si vous n’avez pas de déclencheur à distance, utilisez le retardateur puis cadrez et … clic ! Une petite lampe allumée dans la tente est une option qui apportera plus de “chaleur” à votre image. Il vous faudra sans doute quelques essais pour parvenir à vos fins et si votre appareil dispose de réglages manuels, n’hésitez pas à expérimenter des temps de déclenchement différents (en général entre 2 et 30 secondes).

6. S’essayer au minimalisme

La neige gomme les détails et crée des paysages épurés. Voilà une belle occasion d’essayer de nouvelles compositions basées sur la simplicité. Eliminez de votre cadre tout ce qui n’est pas indispensable, jouez sur la symétrie, sur les lignes, suggérez plutôt que de montrer… Autant d’idées à expérimenter sans peur de l’échec … cela fait partie de la photographie !

7. Photographier les détails

Ce bourgeon de sapin dans son écrin de glace, cette fleur séchée qui pointe de la neige, ces flocons et leurs formes uniques, … autant de détails à photographier qui agrémenteront votre albums et évoqueront mille et uns souvenirs.

8. Utiliser l’exposition et l’histogramme

La principale déception quand on photographie l’hiver vient de la teinte de la neige, toujours un peu “gris sale” sur les photos. En fait, l’appareil est programmé pour photographier avec une luminosité moyenne et le blanc éclatant lui fait perdre les pédales. Pour y remédier, il suffit simplement d’utiliser la petite touche +/- de l’exposition dont sont équipés la plupart des appareils. On appuie sur le + pour atteindre en général une valeur entre +0,7 et +1,3 et on déclenche. La bonne valeur dépend de l’appareil et des conditions de lumière du jour et s’obtient soit par tatonnement, après plusieurs essais, soit en utilisant l’histogramme. L’histogramme c’est ce petit graphique qui indique, en ordonnée la quantité de pixels et en abscisse leur luminosité. Autrement dit, en simplifiant, plus la courbe est à droite, plus la photo est claire et lumineuse. Cela tombe bien, nous voulons une neige claire et lumineuse. Il faut donc jouer du bouton + jusqu’à avoir une courbe bien à droite, sans toutefois être plaquée au bord, ce qui indiquerait une photo … ratée.

9. Essayer le contre-jour

La luminosité des paysages enneigés se prête bien aux photos à contre-jour. Ce type d’image restitue parfaitement l’ambiance “éblouissante” des journées ensoleillées. Faites des essais en fermant le diaphragme de votre objectif à F16 voire F18. Et pour un premier plan parfaitement exposé, tout particulièrement pour les portraits, n’hésitez pas à utiliser le flash; eh oui même en plein jour !

10. Photographier en RAW

Mon dernier conseil est le seul qui ne s’adresse qu’à celles et ceux équipés d’appareils “experts” offrant la possibilité de photographier au format RAW. Ce format “brut” dont le nom change d’une marque à l’autre (nef, dng, cr2, …) est un peu l’équivalent du négatif d’autrefois. S’il demande à être développé dans un logiciel adéquat (Lightroom, DxO, DPP, …), et exige d’y passer un peu de temps, il offre des réglages de l’image incomparablement plus fins que ceux offerts par l’appareil. L’hiver et ses lumières compliquées est une bonne occasion d’y goûter !

A propos de l'auteur

Mammifère omnivore, pogonotrope et dromomane....



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