2 jours de randonnée dans le Haut Jura : des résurgences du Flumen à Clavières

Destination : Bourgogne-Franche-Comté | Montagne : Jura | Activité : Randonnée  | 
Nombre de jours : 2 jours | Dificulté : 3 | Dénivelé : +1150 m/-200 m | Type d'itinéraire : Ligne | 
Ecosystème : Forêt et Montagne | Hébergement : Bivouac
Meilleures Périodes : Mai, Juin, Juillet, Août, et Septembre

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Lf Hiker | E.Pointal contributor

Haut-Jura de Flumen à Clavières   

Profile

50 100 150 200 5 10 15 Distance (km) Altitude (m)
Aucune donnée de dénivelé
Nom: Aucune donnée
Distance: Aucune donnée
Altitude minimum: Aucune donnée
Altitude maximum: Aucune donnée
Montée cumulée: Aucune donnée
Descente cumulée : Aucune donnée
Durée: Aucune donnée

Description

Haut-Jura de Flumen à Clavières

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Cela faisait longtemps que cet itinéraire me démangeait, remonter des gorges du Flumen (à proximité de Saint-Claude) à Clavières (commune de Septemoncel) en passant par la Roche blanche, le chapeau de gendarme, le magnifique anticlinal des grès, le belvédère de la tendue … Un petit itinéraire de deux jours qui me semblait magnifique et qui le fût !

Jour 1 : De l’usine hydroélectrique du Martinet à l’anticlinal des grès

  • 7 heures de marche
  • 900 m de dénivelé positif

Il est 10 heures du matin et nous partons de l’usine hydroélectrique. Nous sommes à l’ombre des montagnes dans les gorges du Flumen et notre premier pas crisse sur une fine couche de givre… la nuit qui va arriver va surement être bien fraîche !

Nous nous dirigeons tranquillement en direction des résurgences du Flumen. Ce n’est pas le « Niagara jurassien » mais on ne se lasse pas de voir et revoir ses sources d’eau froides jaillir des roches dans un tumulte de bruit et de brume. Le débit est là, il y a de l’eau, les cascades crachent à max : que du bonheur !

Après ce premier aller-retour pour s’échauffer, les premières difficultés s’offrent à nous : c’est 700 mètres de dénivelé étalés sur un peu plus de 2 kilomètres, et en forêt que l’on se prépare à monter, il est 11 heures quand nous attaquons la côte.

Très vite, le givre disparait mais la neige arrive. D’abord quelques tâches, puis cela devient continu… nous sommes sur le versant nord et ce dernier voit peu le soleil et ça se sent : la pause de midi est expéditive, ça caille !

Nous continuons notre montée, quelques passages qui d’ordinaire se feraient de manière très simple demandent ici une attention particulière : de la glace recouvre les cailloux affleurant, autour c’est de la neige. Il faut parfois mettre les mains pour se rassurer un peu mais l’exercice est sympathique et très simple.

Vers 14 heures nous voyons enfin le soleil, mais ça monte encore. Nous progressons lentement mais sûrement jusqu’au belvédère de la roche blanche. Nous profitons de la vue, le ciel est bleu, l’air c’est réchauffer. Nous en profitons pour rattraper notre pause de midi, faisons un petit thé agrémenté de crêpes faite la veille et de chocolat… Le grand Luxe !

L’heure tourne et nous nous décidons à repartir, on voit l’anticlinal des grès en face de nous. C’est là-bas que nous bivouaquerons si le temps le permet : nous sommes mi-novembre et les journées sont courtes.

Nous nous arrêtons chez de vielles connaissances à la Cernaise, profitons pour regarder le pli géologique de la cernaise : c’est un très petit pli qui fait presque un cercle, quelque chose de totalement atypique pour le massif du Jura.

Nous descendons en directions des Moulins, la neige est là et le thermomètre chute, il fait frais frais frais !

Nous arrivons aux moulins, les quelques points d’eau stagnantes sont bien gelés sur plus de 10 cm. Nous continuons notre route en direction du chapeau de gendarme. Un « classique » géologique du massif du jura bien que ce phénomène soit en réalité totalement atypique : le plissement est très réduit, ce qui dénote avec les grands anticlinaux et synclinaux du massif.

C’est là que nous attaquons la deuxième difficulté de la journée : la montée sur les grès. Nous avons redescendu 200 m de dénivelé que nous nous apprêtons à remonter. La luminosité a déjà baissé mais nous attaquons le versant exposé au soleil : malgré l’absence de soleil il ne fait pas trop froids, une polaire sofshell et un bonnet suffisent. La neige est absente pour le moment. Mais très vite, en prenant de l’altitude elle réapparait. Nous continuons de monter mais la lumière baisse vraiment.

Nous trouvons un replat de versant occupé par de la neige ce qui rend le site pseudo plat et décidons d’y installer la tente… nous mettrons les dernières sardines à la frontale puis…. Zou, tout le monde au chaud dans les duvets avec un bon thé et une partie de cartes. Nous ressortirons de la tente pour profiter du spectacle céleste.

Jour 2 : De l’anticlinal des Grès à Clavières

  • 4 heures de marche
  • 250 m de dénivelé positif

Contrairement à nos craintes, la nuit a été « douce ». Il fait tout juste 0 dans la tente et -3°C à l’extérieur au petit matin. La vue depuis la tente est vraiment pas mal 🙂

Après un petit déjeuner pris sous la tente, nous rangeons le matériel, trainons un peu avant de démonter puis… c’est repartit ! Nous finissons de monter sur les grès. La vue est top et le soleil nous réchauffe un peu.

Nous redescendons en direction de la Roche. On repasse rapidement sur un versant nord : la neige est là ce qui nous permet de regarder les traces d’animaux, de les identifiés…

Après avoir perdu un peu d’altitude nous remontons sur un versant exposé sud un dénivelé de 100 m pour arriver au belvédère de la Tendue.

Je trouve que c’est une des plus belles vues sur le Jura vue depuis le Jura. On peut voir tout ce que l’on a fait la veille. La monter depuis l’usine hydroélectrique, le belvédère de Roche blanche, etc…

Nous voyons aussi la haute chaine du jura : une grande chaine de montagne protégée et préservée grâce à une Réserve Naturelle Nationale. La vue est vraiment splendide. Pendant que nous profitons du paysage, un animal sauvage vient nous rendre visite. A deux pas de nous, sortant des buis et marchant discretement sur la neige gelé, une musaraigne fait son apparition !

Le chemin devient de plus en plus forestier. Nous nous enfonçons dans une hêtraie sapinière et suivons le circuit des Diots. Le sentier alterne entre petites montées et petites descentes dans une ambiance forestière hivernale.

Au bout de quelques kilomètres nous sortons des bois et arrivons dans les grandes combes du Haut-Jura. Ces éléments paysagés sont typiques de l’organisation pastorale locale : le synclinal est pâturé voir fauché, les pentes abruptes sont laissées à la forêt. Quelques vielles bâtissent témoignent de la présence d’anciennes fermes.

Encore quelques kilomètres et nous seront à Clavières. Nous profitons de nos derniers pas pour penser à ce magnifique chemin et à tous ceux qu’il reste à parcourir !

luc39
A propos de l'auteur

Passionné depuis toujours par la nature, j'aime découvrir la faune, la flore et les paysages par le biais de randonnées itinérantes à diverses saisons. Que ce soit en hiver grâce aux trek  en ski ou en raquette, ou à la belle saison à pieds et à vélo, je parcours à mon rythme de naturaliste passionné les sommets et combes des montagnes...



http://luc.berrod@gmail.com