Dunes de Malichigdane / oued Vocht

Destination : Mauritanie » Afrique | Montagne : Sahara | Activité : Randonnée  | Agence : Point Afrique 


Dunes de Malichigdane / oued Vocht - Erg Amatlich
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Réveillée vers 6h15, le soleil n’est pas encore levé, mais le ciel limpide est éclaboussé par l’éclat de la lune, dodue et généreuse. Que la terre est belle lorsqu’elle ouvre un oeil au petit matin !

Petit-déjeuner à base de crêpes et le "yalla, yalla" de Cheikh retentit : signal du départ pour les première dunes. Non pas un erg, mais un cordon dunaire (promis, je vais vous trouver la définition).

Les dunes sont assez petites, mais très dessinées, travaillées, sculptées. C’est un vrai plaisir de retrouver la marche dans le sable, ne pas savoir ce qui se cache derrière chaque dune. Un jeu d’ombres et de relief, quelques plis tracés par un vent omniprésent et des formes associées là au derrière rebondi d’une belle odalisque, ici à un chameau assis. Et Jean qui déjà s’éparpille !

Rapidement, les dunes laissent place à un grand reg, dominé à l’horizon par le relief de l’Adrar. Jean tente une petite virée en chameau…pas facile, facile et quelques bleus plus tard le voilà installé en haut du camélidé tanguant. Nous marchons avec la caravane et je profite de ce petit moment pour discuter avec Cheikh, à l’arrière à côté du jeune chamelier qui, à défaut de comprendre, sourit de toute sa jeunesse.

Après 3 heures de marche, premier bivouac à l’ombre d’un acacia (?). Ma foi, le fond de l’air est frais, renforcé par un petit vent tenace. Une seule vendeuse est là pour nous présenter ses bijoux, chèches, pipes et autres éléments d’artisanat. Pas le souvenir si la fièvre acheteuse de Jean a commencé à ce moment là, mais de ses ronflements après le déjeuner, tout le monde se souviendra. Il avait l’air si bien !

Un mola mola, queue et crête blanche sur corps noir, gazouille dans les branches. Nous sommes bien loin du pigeon parisien.
C’est reparti pour une petite marche d’1h30 jusqu’à l’entrée de l’oued Vocht. Le terrain du bivouac du soir est merveilleux, coincé entre deux crêtes, du sable et des acacias. La tente qui m’est allouée est grande : confortable, mais impossible à monter totalement toute seule. Et je n’arriverai à la replier et à la ranger toute seule que le dernier jour. Championne en catégorie Pas dégourdie !
La nuit est très très étoilée, j’essaye de retrouver les vagues constellations que je connais. Peine perdue, laissons faire les spécialistes. Et que dire de la lune, pleine et généreuse, éclatante en 6 faisceaux.

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