Fiche technique

Destination : Maroc » Afrique | Montagne : Haut-Atlas | Activité : Randonnée  | 


Fiche technique - Trek dans le Grand Atlas Marocain
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Fiche technique

Ce compte rendu s’adresse à tout trekkeur, utilisateur ou non de GPS. Il existe sans aucun doute de très nombreuses manières de marcher en montagne. J’espère que cette fiche technique sera utile aux uns et aux autres.

  • Situation géographique: Grand Atlas Marocain, province d’Errachidia
  • Début et fin: De Er-Rich à Tounfite
  • Durée: 7 jours
  • Distance totale: 150 kilomètres selon tracklog du GPS
  • Cote maximale/minimale: Tizi Bouadil 2 978 m / Er Rich 1 333 m
  • Dénivelé accumulé: 2 500 mètres
  • Matériel indispensable: Filtre à eau, comprimés pour rendre l’eau potable, trousse à pharmacie, crème solaire, équipement léger de camping et camping-gaz
  • Epoque recommandée et autres avertissements: De la mi-avril à la mi-novembre. En juillet et août, éviter de marcher aux heures centrales du jour à cause de la chaleur. Faire très attention aux tempêtes qui peuvent devenir très grosses dans les parties hautes ainsi qu’aux crues, très courantes dans les montagnes marocaines, qui peuvent être la cause de nombreux dégâts et accidents
  • Date de réalisation: Du 15 au 22 septembre 2005
  • Guide: Mon bon ami Abdula Drissi, guide officiel et grand connaisseur de la montagne marocaine. Courriel: drissi222000@yahoo.fr

Trekking, GPS et nouvelles technologies

© Daniel Moratalla PulidoBien que je ne puisse pas m’étendre beaucoup dessus, exploitons un peu le sujet… Il ne s’agit pas uniquement de mettre des coordonnées et rien de plus. Je prétends vous montrer tout ce qui, de nos jours, peut se faire très simplement avec son GPS, qu’il s’agisse d’un GPS de haute gamme ou non. Un GPS moderne avec connexion PC est suffisant.

D’une manière générale, il est possible d’effectuer trois choses avec un GPS comme outil d’appui lors d’un trekking: préparer l’itinéraire avec son récepteur (charger les informations géographiques préalables à son voyage), utiliser ces informations lors du parcours comme outil d’orientation et conserver le parcours final effectué pour le recréer postérieurement chez soi.

Pour préparer ce trekking, vous avez à votre disposition les archives maroc01.txt que vous pouvez ouvrir avec l’outil g7towin (cf. Fin de l’article), un logiciel gratuit très connu. À travers ce petit logiciel, vous pourrez charger les waypoints et les tracks dans la majorité des récepteurs modernes. Vous n’aurez qu’à configurer le programme pour qu’il communique avec votre appareil. Ces points ont été obtenus en marchant avec mon GPS par ces vallées. L’information est donc fiable. Il peut y avoir quelques erreurs propres au système mais j’ai filtré les points susceptibles d’accumuler une erreur excessive.

En ce qui concerne l’utilisation sur place, personnellement, je ne confierais jamais à 100% mon orientation aux instructions d’un appareil électronique. Il faut simplement contraster les informations avec la boussole et la carte papier (comme vous voyez, on ne s’en dispense pas) en utilisant les méthodes traditionnelles d’orientation. Toute erreur de procession de l’information, ou le simple fait de se retrouver sans piles, rend l’appareil inutilisable.

Malgré ce que je viens de dire –qui n’est autre que vérifier votre position sur une carte papier dès lors que vous mettez en doute l’information fournie par l’appareil pour ne pas suivre aveuglement une information éventuellement erronée… – il est bon d’utiliser régulièrement un GPS – même dans les situations évidentes – car l’habilité d’utilisation peut s’avérer d’une grande utilité en cas de petite ou grande déviation dans notre orientation. Un GPS ne sert à rien ni vous ne savez pas l’utiliser. Son maniement n’est pas si difficile, il s’agit surtout d’une question de pratique. Finalement, si vous êtes comme moi, de ceux qui aiment transporter le GPS allumé pour prendre des points de track et ensuite visualiser le parcours effectué, Google Earth nous simplifie les choses. Nous pouvons transférer les informations de notre récepteur au logiciel propre à la marque, par exemple Mapsource pour les récepteurs Garmin. Dans ce cas, il faut chercher l’outil “Voir sur Google Earth” et visualiser ses données sur le modelage 3D de Google Earth. Comme vous voyez: plus facile, impossible!

À propos de Google Earth ®

Bien que les photos utilisées par Google Earth dans cette partie ne soient pas de très haute qualité, l’altimétrie de référence pour le modelage 3D m’a agréablement surpris. Prenons comme exemple le premier col, Tizi Iterrassene (voir photo et impression d’écran), je peux vous assurer qu’il est parfaitement représenté. Et ce n’est que le début! D’ici peu, il est prévu que nous puissions voir des modelages 3D de très haute qualité. Au fait, les photos publiées jusqu’à maintenant correspondent à la fin de l’hiver; compte tenu du peu de neige qui se voit sur le col de Bouadil, le plus haut à presque 3 000 mètres. Autre aspect à améliorer dans le programme: l’iconographie (symboles et icônes), trop grossière. Pour le reste, j’estime que c’est un luxe de disposer d’un outil aussi puissant.


Cartographie et données GPS

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