statistiques Matomo

GR®21 en Normandie : du Tréport au Havre

9 jours de randonnée sur le GR®21 le long de la côte d'Albâtre du Tréport au Havre en Seine-Maritime (Normandie). Récit au jour le jour et trace gps.

Focus Rando :GR®21 en Normandie : du Tréport au Havre
9 jours+2440 m/-2440 m198 km3
RandonnéeLignechambre_dhotes, Hôtel
Campagne, LittoralAvril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre

Télécharger la trace gps du GR®21 : du Tréport au Havre (4 téléchargements)

De la gare du Tréport aux quais du Havre, le GR®21 suit la spectaculaire Côte d’Albâtre sur près de 200 kilomètres. Falaises de craie, valleuses, plages de galets, villages de caractère et ports normands rythment cette randonnée itinérante en Seine-Maritime.

En neuf étapes, nous avons découvert un littoral aux paysages très variés, parfois sauvage, parfois fortement marqué par l’histoire et les activités humaines. Entre les montées parfois raides, les longues traversées de plateaux et les détours imposés par l’érosion des falaises, ce parcours réserve quelques belles surprises…

Voici le récit de notre traversée du GR®21, du Tréport jusqu’au Havre.

Le GR®21, le long de la côte d’Albâtre

Le GR®21 longe la Côte d’Albâtre, en Seine-Maritime, sur environ 180 km sans compter les variantes et les accès aux hébergements. Il se parcourt généralement en 8 à 10 jours. Son dénivelé cumulé est estimé à environ 2500 m positif comme négatif, principalement en raison des montées et descentes dans les valleuses.

Créé en 1972, il reprend en partie le tracé de l’ancien sentier des douaniers, autrefois utilisé pour surveiller le littoral et lutter contre la contrebande. Il longe les falaises de craie blanche à silex, formée au Crétacé supérieur. Elles sont continuellement modelées par la mer, le ruissellement, le gel et les éboulements, ce qui peut parfois nécessiter quelques déviations du chemin vers l’intérieur des terres. Le GR®21 traverse les valleuses, ces petites vallées qui entaillent le plateau cauchois et débouchent sur la Manche. Il permet d’observer aussi des villas balnéaires, maisons de pêcheurs, églises, chapelles, fermes cauchoises et constructions en brique, silex, pierre ou colombage.

Cet itinéraire offre ainsi une découverte à la fois naturelle, géologique, historique et architecturale de la côte normande.

J1 : Le Tréport – Criel-sur-Mer

+ 146 m / – 143 m 9,7 km Hôtels les Galets(opens in new tab)Hébergements à Criel-sur-Mer(opens in new tab)

13 h 29. Nous arrivons à la gare SNCF de Mer-les-Bains/ Le Tréport. Après être descendus du car, nous prenons le temps de manger notre pique-nique avant de commencer notre première étape sur le GR®21. Juste en face de la gare, une baraque à frites propose notamment des fricadelles. Pas de doute : nous sommes bien encore dans les Hauts-de-France !

Nous traversons ensuite la Bresle en passant près des écluses. Cette fois, ça y est : nous voici en Normandie, dans le département de la Seine-Maritime. Un bar accepte gentiment de remplir ma poche à eau. Merci à lui !

Nous entrons rapidement dans le vif du sujet avec les escaliers des falaises et leurs 365 marches. On comprend immédiatement pourquoi le GR®21 est aussi surnommé le « sentier des falaises ». Nous marchons depuis moins de trente minutes et avons déjà compris que le plat pays est derrière nous. Bienvenue en Normandie !

Depuis le haut des falaises, le panorama sur la plage ainsi que sur les villas du Tréport et de Mers-les-Bains est saisissant.

Au niveau de la stèle, le chemin bifurque vers l’intérieur des terres en raison de l’érosion des falaises. Il longe ensuite le camping Le Golf avant de rejoindre Mesnil-Val-Plage. Soyez attentifs : certaines intersections ne sont pas balisées. Fred, qui m’accompagne sur cette randonnée, a signalé ces problèmes à Suricate, le service de la FFRandonnée permettant de signaler les anomalies rencontrées sur les sentiers : balisage effacé, panneau cassé, arbre ou éboulement, déchets, pollution ou encore danger pour les randonneurs.

Depuis quelque temps déjà, nous admirons les parapentes qui évoluent au-dessus de nos têtes. Sans même nous en rendre compte, nous arrivons à Criel-sur-Mer. L’étape est courte aujourd’hui. Nous nous installons à l’hôtel, puis revenons en fin de journée sur le front de mer avant de dîner au Pour Koi Pas(opens in new tab). Une bonne table à prix raisonnable.

A Criel-sur-mer, il n’y a ni supérette ni boulangerie près de la mer. L’hôtel Les Galets peut vous préparer un panier pique-nique.

J2 : Criel-sur-Mer -Saint-Martin-en-Campagne

+ 260 m / – 155 m 17 km Chambre d’hôtes chez Sarah et Fred(opens in new tab)Hébergements à Saint-Martin-en-Campagne(opens in new tab)

Nous quittons l’hôtel et retrouvons le bord de mer. Nous traversons les prés salés de l’Yères, puis longeons les deux campings.

Le sentier monte ensuite vers le mont Jolibois. Ce nouveau tronçon s’éloigne du bord des falaises, fragilisé par l’érosion. C’est la première grimpette de la journée. Nous avançons au milieu d’herbes jaunies par le soleil. Ce n’est pas vraiment l’image que je me faisais de la Seine-Maritime.

Depuis le haut du Val Pollet, la vue s’ouvre sur la Manche et Criel-sur-Mer.

Le GR®21 longe ensuite la côte pendant un moment. La distance avec la mer varie selon les endroits. Nous traversons plusieurs pâtures, sans apercevoir le moindre animal.

Saviez-vous que la Seine-Maritime est l’un des grands territoires du lin ? Au printemps, les champs se parent d’un bleu intense. Lorsque le lin fleurit, le paysage prend des airs presque hypnotiques. Pour le moment, les fleurs ne sont plus, nous longeons des champs de lin fraîchement coupés.

Nous rejoignons bientôt la valleuse de Parfondval. Cette faille naturelle, creusée dans les hautes falaises de craie, était autrefois empruntée par les habitants et les pêcheurs pour rejoindre la plage. Une corde avait même été installée pour aider à remonter la pente jusqu’au plateau.

La pente est effectivement très raide. Elle n’a rien à envier à certains versants alpins. Heureusement, le passage est beaucoup plus court. Fred sort ses bâtons pour l’occasion.

Au loin, nous devinons la centrale nucléaire de Penly. Le sentier s’éloigne alors de la côte et s’enfonce dans les terres.

Nous faisons halte à Penly, au restaurant Le Renouveau, pour déjeuner. L’itinéraire se poursuit ensuite en contournant la centrale. Ce ne serait pas très honnête de dire qu’il s’agit du plus beau secteur du GR®21.

Nous entrons dans Saint-Martin-en-Campagne. Nous faisons une courte halte devant l’église, dont la nef principale date du XIIIᵉ siècle. Nous terminons cette courte étape chez Sarah et Fred. L’accueil est ultra convivial. Nous nous sentons immédiatement comme à la maison.

Le soir, nous dînons à la pizzeria du village.

J3 : Saint-Martin-en-Campagne – Pourville-sur-Mer

+ 402 m / – 511 m 26 km Hôtel la Terrasse à Sainte-Marguerite-sur-Mer(opens in new tab) – Hébergements à Pourville-sur-Mer(opens in new tab)

Cette troisième étape est plus longue que les précédentes. La canicule s’installe sur la Seine-Maritime. Nous décidons donc de partir tôt, avant que le soleil ne devienne trop lourd.

À 7 h 30, le petit-déjeuner est avalé. Les poches à eau sont pleines. Nous saluons Sarah et Fred, puis prenons la direction de Pourville-sur-Mer, à 26 kilomètres de là. Mon application GPS, Outdooractive, prévoit environ sept heures de marche. Nous espérons atteindre Dieppe vers midi. Le déjeuner est prévu près du port.

Nous traversons Saint-Martin-en-Campagne encore endormi. Les rues sont calmes. L’air est frais. La lumière du matin adoucit les façades et les paysages. Peu après, nous rejoignons la côte à hauteur de Martin-Plage. La Manche apparaît entre les maisons. Le bleu de la mer contraste avec le vert des champs.

Nous abordons notre première valleuse de la journée. Le sentier descend progressivement vers la plage. Les falaises encadrent la petite ouverture sur la mer. Quelques baigneurs sont déjà dans l’eau. Nous profitons de cette fraîcheur avant d’attaquer la remontée. Le chemin grimpe vers Berneval-le-Grand. La pente sollicite les jambes, mais la température reste agréable.

Nous traversons ensuite la valleuse du Prêtre. Le paysage change à chaque virage. Tantôt le sentier longe les cultures, tantôt il se rapproche des falaises. Une nouvelle montée nous conduit vers Belleville-sur-Mer.

La matinée est idéale pour marcher. Il fait encore frais. Une légère brise venue de la mer accompagne nos pas. Les oiseaux sont particulièrement actifs. Le chant du pic vert domine parfois les autres. Nous l’entendons avant de l’apercevoir, quelque part dans les haies ou les bosquets.

Le GR®21 traverse ensuite un paysage agricole typique du pays de Caux. Nous avançons entre les champs de lin. Les épis, couchés, forment de longues bandes ondulées. Des moutons nous observent derrière les clôtures. Plus loin, des vaches paissent tranquillement. La Manche reste constamment en ligne de mire.

Nous marchons d’un bon pas. Le relief est vallonné, mais le chemin se montre régulier. Les kilomètres défilent sans que nous y prêtions vraiment attention. Bientôt, les premiers signes de Dieppe apparaissent. La ville se rapproche. Nous atteignons les hauteurs de la cité et découvrons la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.

Perchée sur la falaise est, elle domine le quartier du Pollet. Depuis son parvis, la vue embrasse le port, la plage et les toits de Dieppe. Construite en 1876, la chapelle était autrefois un lieu de pèlerinage dédié aux marins disparus en mer. Sa silhouette blanche reste aujourd’hui un repère familier pour les habitants et les gens de mer. Pour nous, elle marque surtout l’approche de Dieppe. Elle offre aussi une pause bienvenue. La chaleur commence à se faire sentir. Nos organismes réclament de l’ombre et de l’eau.

Nous descendons les escaliers vers le port. Le changement d’ambiance est immédiat. Après les champs et les falaises, nous retrouvons les quais, les bateaux et l’animation urbaine. Nous déjeunons dans une crêperie, près de la capitainerie. Les terrasses sont nombreuses. Les restaurants ne manquent pas autour du port. Chacun peut facilement trouver une adresse adaptée à ses envies.

À 13 heures, nous reprenons le GR®21. Le soleil est maintenant haut dans le ciel. La chaleur est accablante. Il nous reste environ dix kilomètres. Outdooractive annonce encore deux heures trente de marche. La pause déjeuner nous a fait du bien, mais nous savons que la seconde partie de l’étape sera éprouvante.

Nous traversons Dieppe au milieu de la foire. Les rues sont vides, ce soir, l’ambiance sera tout autre. Nous longeons ensuite la digue. La plage s’étire sur notre droite. Malgré la chaleur, quelques promeneurs profitent encore du bord de mer. Le parcours nous conduit dans le centre-ville. Puis nous quittons progressivement l’animation des quais pour rejoindre les hauteurs. Les villas bourgeoises se succèdent. Derrière leurs grilles et leurs jardins, elles témoignent du passé balnéaire de Dieppe. Le château domine la ville. Installé sur son éperon rocheux, il semble surveiller la plage, le port et les toits alentours. Depuis les hauteurs, sa position paraît encore plus impressionnante.

Nous quittons Dieppe par le chemin des Fontaines. La dernière montée de la journée commence avec la Côte Sèche. La pente est régulière. Elle reste modérément raide, mais la chaleur la rend plus difficile. Chaque zone ombragée devient précieuse.

Après le château d’eau, nous bifurquons vers la forêt de Bernouville. Le sentier pénètre sous les arbres. La lumière diminue. L’air devient enfin un peu plus respirable. Le chemin est en bon état. Il descend progressivement à travers la forêt.  Puis la mer réapparaît. Pourville-sur-Mer se dévoile en contrebas, nichée entre les falaises et la vallée. Nous avons terminé notre étape. Mais nous n’avons pas trouvé d’hébergement à Pourville-sur-Mer pour la nuit. En attendant notre taxi, nous nous installons à la terrasse du bar-restaurant Les Régates. Les boissons fraîches sont les bienvenues. Après cette longue journée, elles ont presque le goût d’une récompense.

Le taxi nous conduit ensuite jusqu’à notre hôtel, à Varengeville-sur-Mer. Demain, il nous ramènera à Pourville-sur-Mer. Nous reprendrons alors le GR®21 exactement là où nous l’avons quitté.

J4 : Pourville-sur-Mer – Sotteville-sur-Mer

+ 358 m / – 322 m 24,1 km Le Près Marin (opens in new tab)Hébergements à Sotteville-sur-Mer(opens in new tab)

Ce matin, Fred s’est réveillé à la bourre : son téléphone avait basculé sur le fuseau horaire du Royaume-Uni… Notre taxi nous récupère et nous dépose à Pourville-sur-Mer, d’où nous entamons notre randonnée vers 9 heures.

Le soleil est déjà chaud, mais une légère fraîcheur flotte encore dans l’air, ce qui est fort agréable. D’emblée, le sentier grimpe jusqu’à l’entrée de Varengeville-sur-Mer, en passant par la gorge du Petit Ailly. Nous marchons le plus souvent sous le couvert forestier, ce qui nous convient parfaitement. En chemin, nous croisons de nombreuses villas bourgeoises. Nous sommes bien loin de l’ambiance plus populaire de Dieppe : quel contraste en si peu de kilomètres !

Après la gorge des Moutiers, nous faisons une halte à l’église Saint-Valéry et à son cimetière marin. Les parties les plus anciennes de l’édifice remontent aux XIᵉ et XIIᵉ siècles, avant qu’il ne soit agrandi au XVIᵉ siècle. Nous admirons notamment la nef latérale en grès, datée de 1548, ainsi que le vitrail abstrait de Raoul Ubac, qui baigne le chœur d’une lumière bleutée. Dans la chapelle sud, le vitrail de Georges Braque représente l’Arbre de Jessé. Le cimetière marin abrite également la tombe de l’artiste. À l’intérieur de l’église, nous découvrons plusieurs œuvres de Michel Ciry, artiste local né à La Baule le 31 août 1919 et mort à Varengeville-sur-Mer le 26 décembre 2018. Installé définitivement dans le village en 1964, dans une maison appelée La Bergerie, il y a vécu et travaillé pendant près de cinquante ans. Son œuvre est notamment marquée par les paysages normands et la spiritualité. Son ancienne demeure abrite aujourd’hui le musée Michel-Ciry(opens in new tab), consacré à ses peintures, aquarelles, dessins et gravures.

Nous repassons devant l’hôtel La Terrasse, où nous avons dormi la veille, puis poursuivons notre chemin jusqu’au phare d’Ailly. Le phare actuel a été construit en 1890, après le déplacement de la tour, menacée par le recul de la falaise. Il mesure environ 24 mètres de haut et son feu se situe à 84,3 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa portée lumineuse atteint environ 45 kilomètres. Un premier appareil à éclats équipé de lentilles de Fresnel y avait été installé dès 1852.

Nous débouchons rapidement sur la plage de Sainte-Marguerite-sur-Mer, puis rejoignons Quiberville-Plage, où nous déjeunons au restaurant Au P’tit Spot. Rien d’extraordinaire, mais ce repas est bienvenu et nous permet de reprendre des forces avant d’attaquer la dernière portion de la journée.

L’après-midi, nous nous éloignons davantage de la côte. Nous marchons à découvert, au milieu de champs déjà récoltés. La brise marine a disparu et la chaleur devient étouffante. Le paysage nous semble moins intéressant et nous avons hâte d’arriver.

Nous passons devant le manoir et la chapelle de Flainville, puis descendons vers Saint-Aubin-sur-Mer avant de rejoindre Sotteville-sur-Mer. Nous nous arrêtons boire un Coca au café du village, puis gagnons le Pré Marin, un village de gîtes particulièrement sympathique. L’endroit est reposant et nous nous y sentons immédiatement bien.

La soirée s’achève autour d’une assiette de charcuterie et de fromages, accompagnée d’une Thörgoule, une bière blanche normande. Santé !

J5 : Sotteville-sur-Mer – Bertheauville

+ 168 m / – 138 m 22,5 km  Domaine de Bertheauville(opens in new tab) – Hébergements à Paluel(opens in new tab)

À 8 h, nous prenons le petit-déjeuner à l’extérieur. Il fait doux et c’est particulièrement agréable. Nous nous mettons en route un peu après 8 h 30.

Nous quittons Sotteville-sur-Mer par l’intérieur des terres et entrons rapidement dans le charmant village de Veules-les-Roses. Celui-ci doit une grande partie de son charme à la Veules, le plus petit fleuve de France, long de 1 149 mètres, qui traverse les jardins, longe d’anciens moulins et rejoint la Manche en empruntant le chemin des Champs-Élysées. Ce sentier, propice à la rêverie et aux promenades en amoureux, invite à la quiétude. Un vrai délice que ce petit bout de GR®21 !

Le chemin grimpe ensuite sur les plateaux, entre les champs de lin, de maïs et de betteraves, puis rejoint la D68 jusqu’à Manneville-ès-Plains. Plus loin, nous traversons la D925 avant de retrouver enfin un sentier de terre. L’asphalte, ça va cinq minutes !

Nous poursuivons notre route jusqu’à Saint-Valery-en-Caux, une petite station balnéaire blottie au creux d’une valleuse. Le GR®21 nous conduit progressivement vers la mer et, après plusieurs kilomètres sur les plateaux, l’arrivée dans la ville offre un changement de décor bienvenu.

Le port constitue le cœur de Saint-Valery-en-Caux. Protégé par les falaises, il s’anime au rythme des marées et des bateaux de plaisance. Nous prenons le temps de flâner le long des quais, entre les voiliers, les façades colorées et les terrasses. La ville possède également un intéressant patrimoine maritime, avec notamment la Maison Henri IV et la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Port, connue pour ses vitraux.

Depuis le front de mer, les falaises de craie encadrent la plage de galets et donnent à la station cette atmosphère caractéristique de la Côte d’Albâtre. Après une matinée passée dans les champs, retrouver l’air marin, entendre les goélands et observer les bateaux entrer dans le port est particulièrement agréable.

Nous déjeunons chez Ta Tasse de Thé(opens in new tab), une très belle adresse que je recommande. Les bruschettas et les bagels sont délicieux, tout comme le cheesecake et la panna cotta. Cette pause gourmande nous permet de reprendre des forces avant les huit kilomètres qui nous attendent encore l’après-midi.

Nous retournons sur les plateaux, entourés de champs. À la longue, le paysage devient monotone, d’autant que les parcelles sont déjà récoltées et qu’il n’y a plus de fleurs en cette mi-août.

Nous faisons un léger détour pour découvrir les vestiges de la chapelle Saint-Léger, construite en 1640 et détruite pendant la Révolution. Nous reprenons ensuite le GR®21 jusqu’à Bertheauville, où nous nous installons à l’hôtel du Château.

Clairement, cette étape fut la moins intéressante depuis le début de notre GR®21, même si nous avons beaucoup apprécié Veules-les-Roses et Saint-Valery-en-Caux.

J6 : Bertheauville – Senneville-sur-Fécamp

+ 403 m / – 364 m 27,3 km Hôtel de la Plage à Fécamp(opens in new tab) – Hébergements à Senneville-sur-Fécamp(opens in new tab)

L’hôtel a gentiment accepté d’avancer l’heure du petit-déjeuner afin que nous puissions partir sans trop tarder. Merci à l’équipe, c’était vraiment sympa.

À 8 h 15, nous quittons le château et contournons la centrale électrique de Paluel par la plaine de Conteville. Le GR®21 débouche ensuite sur le site du Pont Rouge, qui conserve plusieurs blockhaus allemands du mur de l’Atlantique, ainsi que d’anciennes tranchées partiellement reconstituées et des casemates réhabilitées. Ces vestiges témoignent de l’occupation allemande du littoral pendant la Seconde Guerre mondiale.

Nous longeons la plage de Veulettes-sur-Mer avant d’emprunter le sentier qui grimpe en direction de Saint-Valery. Nous ne savons pas exactement à quel moment nous nous sommes trompés, mais, en vérifiant notre position, je me rends compte que nous avons quitté le GR®21 pour suivre le GR®211. Nous faisons demi-tour et retrouvons le balisage du GR®21 au niveau de l’église.

Le ciel est couvert, il fait moins chaud mais le temps est lourd. Nous transpirons abondamment.

Le sentier rejoint ensuite la plaine de Yaume, puis descend vers les Petites Dalles. Nous avons justement bien faim et décidons de nous arrêter au restaurant La P’tite Dalle. Excellente salade maison : nous nous sommes régalés. Service un peu lent.

Requinqués, nous attaquons la montée raide, puis la descente vers la Grande Dalle. Les noms Petites Dalles et Grandes Dalles désignent les deux valleuses. Le terme « dalle » viendrait probablement d’un ancien mot scandinave, dal ou dale, signifiant « vallée ». Les adjectifs « petites » et « grandes » serviraient simplement à distinguer les deux valleuses selon leur dimension. Cette explication reste toutefois une hypothèse toponymique.

Changement de décor à la Grande Dalle : il n’y a pas beaucoup de monde, ni sur la plage ni au bar Bière à bord, qui propose pourtant des assiettes de charcuterie et de fromage ainsi que des frites. Si la première adresse affiche complet, vous saurez donc qu’il est possible de manger quelques kilomètres plus loin.

La sente s’élève assez sèchement et nos mollets commencent à brûler. Nous sommes heureux de sortir du bois et de rejoindre le plateau. Mais le plaisir est de courte durée : il nous faut déjà redescendre vers Saint-Pierre-en-Port. Le sentier remonte ensuite fortement à travers bois pour rejoindre le plateau de la Corde.

Nous traversons Életot, où une baraque à frites se trouve au bord du chemin, ouverte le midi. Le sentier descend à nouveau vers la valleuse d’Életot, que nous remontons jusqu’au village de Senneville-sur-Fécamp. N’ayant pas trouvé d’hébergement sur place et ne souhaitant pas poursuivre à pied jusqu’à Fécamp, nous faisons appel à un taxi, qui vient nous chercher et nous dépose à notre hôtel.

Le soir, dîner à la Cave du Salut(opens in new tab). Une très belle adresse, conviviale et de bons plats.

Une très belle étape plutôt vallonnée. Pour la première fois, je suis vraiment fatigué à l’arrivée et je commence à sentir des courbatures un peu partout. C’est aussi ça, la randonnée itinérante ! 🙂

J7 : Senneville-sur-Fécamp – Etretat

+ 408 m / – 511 m 23,6 km Hôtel La Villa 10(opens in new tab) – Hébergements à Etretat(opens in new tab)

Ce matin, notre taxi vient nous chercher à l’hôtel à 8h45 et nous dépose devant l’église de Senneville-sur-Fécamp, exactement là où nous avions terminé notre étape la veille.

Le sentier est d’abord plat jusqu’à la chapelle Notre-Dame-du-Salut. Perchée sur la Côte de la Vierge, au pied du cap Fagnet, elle compte parmi les lieux emblématiques de Fécamp. Elle domine le port, la plage et les falaises de la côte d’Albâtre, offrant un remarquable point de vue sur la Manche. D’origine médiévale, la chapelle est traditionnellement associée à Guillaume de Normandie, le père de Guillaume le Conquérant. Au fil des siècles, elle est devenue un lieu de dévotion pour les marins et leurs familles. Ses ex-voto marins rappellent les dangers de la pêche au large ainsi que les vœux formulés avant le départ ou après le retour. Inscrite au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1929, elle appartient à un ensemble patrimonial comprenant également les abords du cap Fagnet et les vestiges de l’ancien fort de Bourg-Baudouin. Lors de notre passage, elle était en rénovation.

Nous rejoignons ensuite le port de Fécamp par la voie gallo-romaine. Celle-ci appartenait à un réseau antique reliant notamment Fécamp à Étretat. Savoir que nous marchons exactement là où les Romains ont posé leurs pieds procure une sensation assez étrange.

À Fécamp, nous passons devant le Palais Bénédictine. Installé au cœur de la cité, ce monument est l’un des plus surprenants de la côte d’Albâtre. Construit à la fin du XIXᵉ siècle par Alexandre Le Grand, il abrite un musée, une distillerie et les espaces consacrés à la célèbre liqueur Bénédictine. Son architecture mêle les styles néogothique et néo-Renaissance. Les façades richement décorées, les vitraux, les sculptures et les ferronneries donnent à l’édifice une allure de palais, originale et inattendue dans une ville portuaire. Comme nous n’avons pas le temps de le visiter, nous goûtons au moins à la Bénédictine. Sa recette associe une vingtaine de plantes et d’épices, certaines macérées ou distillées séparément avant d’être assemblées. La liqueur est ensuite vieillie en fût, ce qui contribue à sa couleur ambrée et à ses arômes complexes. En bouche, elle révèle des notes d’épices, d’agrumes, de miel et de plantes aromatiques.

Nous gagnons ensuite la digue et poursuivons vers l’ouest. La vue sur les falaises de calcaire est superbe. Le sentier grimpe sèchement en contournant un camping, puis rejoint Grainval et Criquebeuf-en-Caux avant de redescendre vers Yport. Nous nous y arrêtons pour déjeuner au restaurant La Falaise(opens in new tab). Nous y mangeons bien, même si les boissons sont exagérément chères.

Nous reprenons le GR®21 à 13 heures. Après le casino, le sentier monte sérieusement en direction de la valleuse de la Valette, puis redescend vers la valleuse d’Étigue. En raison de nouveaux éboulements sur les falaises, nous remontons la valleuse en suivant la déviation du GR®. Nous retrouvons ensuite l’itinéraire officiel au niveau de la valleuse du Curé.

À partir de là, le chemin longe le bord de la falaise. Le panorama s’ouvre sur l’aiguille de Belval, le roc Vaudieu et la porte d’Amont. Dommage que l’atmosphère soit voilés. Nous débouchons finalement près de la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, d’où la vue s’étend sur Étretat et l’aiguille de la porte d’Aval : la véritable carte postale de la station balnéaire.

Depuis Yport, les randonneurs sont beaucoup plus nombreux sur le sentier, qu’il s’agisse de simples promeneurs ou de marcheurs itinérants. Je ne m’attendais toutefois pas à découvrir une telle marée humaine à notre arrivée à Étretat, même au mois d’août.

Nous nous installons à l’hôtel, puis dînons au restaurant Le Bel Ami(opens in new tab). Ce fut une belle surprise, avec des plats agrémentés de délicates touches de saveurs libanaises. Après le dîner, nous ressortons prendre quelques photos d’Étretat et de l’aiguille de la porte d’Aval.

J8 : Etretat – Fontenay

+ 314 m / – 290 m 30,6 km Chambres Paysannes Le carpentier(opens in new tab)

Ce matin, je n’ai pas le cœur à marcher cinq kilomètres, encore moins plus de trente. Je viens d’apprendre le décès d’un ami. J’ai très peu dormi et je n’ai pas vraiment la force d’avancer. Nous quittons l’hôtel peu après 7h30, après un bon petit-déjeuner. Fred m’aide à trouver la motivation nécessaire pour la journée.

Nous repassons une dernière fois sur la digue d’Étretat. Le ciel est gris, à l’image de mon cœur qui saigne, et les promeneurs sont peu nombreux.

Je pars aujourd’hui en sandalettes, car une douleur commence à apparaître au pied droit lorsque je marche sur terrain plat.

Le GR®21 rejoint les hauteurs de la Porte d’Aval. Nous passons devant la Manneporte, que nous photographions depuis la pointe de la Courtine, également appelée les Pisseuses de Valaine. À cet endroit, le sentier contourne le golf avant de quitter le littoral pour s’enfoncer dans la campagne.

Le reste de la journée alterne entre chemins, pistes et petites routes, à travers champs, forêts et villages. Nous nous ravitaillons au Carrefour Market de Gonneville-la-Mallet, puis nous installons près de l’église pour pique-niquer. Une fois le ventre plein, je m’assoupis une quinzaine de minutes avant de repartir. Pour la suite, je remets mes chaussures de randonnée.

Attention : le tracé du GR® a été modifié dans ce secteur et ne correspond plus à celui indiqué sur les cartes ni sur les fonds de carte IGN, et ce sur plusieurs kilomètres. Nous retrouvons finalement l’itinéraire à Turretot.

Cette journée me paraît interminable. Elle est longue, aussi bien par la distance parcourue que par son intérêt, assez limité, pour être tout à fait honnête. À Rolleville, nous faisons une halte dans une boulangerie pour acheter un coca et une tarte aux pommes. Elle est délicieuse. Nous sommes alors prêts à affronter les derniers kilomètres.

Je suis soulagé d’arriver au bout : un échauffement est apparu. Demain, ce sera la dernière étape.

D’habitude, on peut se faire livrer une pizza à la chambre d’hôtes mais cela est fermé le lundi. Il y a une cuisine à disposition pour se préparer le dîner. C’est pratique.

J9 : Fontenay – Le Havre

+ 163 m / – 183 m 19 km Art Hôtel (opens in new tab)Hébergements au Havre(opens in new tab)

Dernière étape de notre GR®21 : nous mettons le cap sur Le Havre, avec l’envie de terminer cette itinérance les pieds dans le sable et le regard tourné vers la mer. Après un bon petit-déjeuner, nous quittons notre hébergement vers 8h40. L’étape s’annonce relativement courte, ce qui doit nous permettre de rejoindre tranquillement la plage du Havre pour y déjeuner.

Le parcours commence par la traversée de Montivilliers, avant de nous conduire vers le parc de Rouelles. Ce vaste espace verdoyant offre une transition agréable entre les quartiers urbains et les paysages plus boisés qui marquent la suite de l’itinéraire. Nous longeons ensuite la rivière de Fontaine, puis pénétrons dans la forêt de Montgeon, véritable poumon vert aux portes du Havre.

Cette portion demande toutefois un peu d’attention : le balisage n’est pas toujours très efficace et certains changements de direction peuvent manquer de clarté. Comme souvent en randonnée itinérante, mieux vaut garder la trace bien en vue et vérifier régulièrement sa position, en particulier aux croisements et à l’approche des zones urbaines.

Peu à peu, la forêt laisse place à la ville. Nous retrouvons alors Le Havre, que nous traversons jusqu’à rejoindre sa digue et le front de mer. Après plusieurs jours de marche, l’arrivée face à la plage constitue une belle conclusion à cette traversée de la côte d’Albâtre. Nous nous installons pour déjeuner avec vue sur la mer, avant de rejoindre notre hôtel et de profiter une dernière fois de l’ambiance havraise, avec notamment un dîner au restaurant Le Grignot(opens in new tab).

Le lendemain, il est déjà temps de rentrer. Nous reprenons le train, laissant derrière nous les falaises, les valleuses, les villages normands et les longues étapes du GR®21.

Ainsi s’achève notre itinérance sur le GR®21. Nous aurons finalement marché presque sans une goutte de pluie : seules deux ou trois gouttes sont venues nous accompagner tout à la fin de la dernière étape. Une météo particulièrement clémente pour cette randonnée littorale, qui nous aura offert de magnifiques paysages et un itinéraire aussi varié qu’attachant.

Informations pratiques

Comment s'y rendre ?

Les gares du Tréport, accessible en car, et du Havre, accessible en train, sont toutes deux desservies par le réseau SNCF(opens in new tab).

Topoguides et cartes

La FFRandonnée édite un topoguide qui regroupe le GR®21 et le GR®223 de Honfleur à Carentan. Il est intitulé Littoral de la Normandie : de la côte d’Albâtre aux falaises du Bessin(opens in new tab). Il est pratique pour préparer sa randonnée itinérante.

Le GR®21 couvre les cartes IGN suivantes :

Difficulté de l'itinéraire

Le GR®21 est un itinéraire de difficulté modérée, accessible à de nombreux randonneurs habitués à la randonnée itinérante. Le parcours ne présente pas de difficultés techniques particulières ; les principales difficultés résident dans la longueur de certaines étapes. Il est toutefois possible de répartir l’itinéraire différemment de celui présenté dans ce récit.

Hébergements le long du GR®21

Sur le GR®21 ou à côté, on trouve principalement des hôtels, campings, chambres d’hôtes et appartements en location. Plus vous réservez tôt, plus vous aurez le choix de l’hébergement.

Peu d’hébergements sont enclins à accueillir des hôtes pour une seule nuit en juillet et août.

Le GR®21 en bivouac

Le GR®21, entre Le Tréport et Le Havre, traverse ou longe plusieurs types d’espaces protégés. La liste exacte dépend du tracé suivi et de ses variantes, mais on rencontre notamment :

  • Les sites classés de la Côte d’Albâtre, notamment autour de Dieppe, de Fécamp et d’Étretat ;
  • Le Grand Site Falaises d’Étretat–Côte d’Albâtre, qui regroupe notamment les secteurs d’Étretat, du Tilleul, de Bénouville, de la valleuse de Bruneval et du cap d’Antifer ;
  • Des sites Natura 2000, destinés à protéger les habitats naturels et les oiseaux ;
  • Des espaces naturels sensibles du Département et des terrains gérés par le Conservatoire du littoral ;
  • La réserve naturelle nationale de l’estuaire de la Seine, à l’approche du Havre ;
  • Ponctuellement, des arrêtés préfectoraux de protection de biotope concernant certaines falaises, valleuses, pelouses ou zones humides.

Dans la très grande majorité de ces espaces, le bivouac est interdit. Par ailleurs, les bords de falaise sont un espace fragile extrêmement sensible à l’érosion.

Pour parcourir le GR®21, il vaut mieux ne pas prévoir de bivouac directement au bord des falaises, dans les valleuses, sur les plages ou dans les sites classés. Les solutions les plus sûres sont :

  1. réserver un camping ou un hébergement situé à proximité du tracé ;
  2. demander l’autorisation à un propriétaire pour installer la tente sur un terrain privé ;
  3. vérifier auprès de la mairie ou de l’office de tourisme de chaque commune avant de bivouaquer.

Les campings le long du GR®21

Il existe de nombreux campings le long du GR®21 ou proche de son tracé. Vous trouverez la liste sur le site de Seine-Maritime Tourisme(opens in new tab). Pour affiner votre recherche, je vous recommande d’utiliser la carte. Plusieurs campings sont labellisés Rando Accueil.

Où se ravitailler le long du GR®21 ?

Vous trouverez des supermarchés, supérettes et épiceries dans les communes suivantes, situées le long du GR®21 :

  • Le Tréport
  • Criel-sur-Mer
  • Petit-Caux
  • Dieppe
  • Varengeville-sur-Mer
  • Quiberville-sur-Mer
  • Saint-Aubin-sur-Mer
  • Veules-les-Roses
  • Saint-Valery-en-Caux
  • Paluel
  • Les Grandes Dalles
  • Fécamp
  • Yport
  • Étretat
  • Le Tilleul
  • Gonneville-la-Mallet
  • Le Havre

Le portage des bagages sur le GR®21

La Malle Postale(opens in new tab) propose un service de transport de bagages sur l’ensemble du GR®21, entre Le Tréport et Le Havre, afin de vous permettre de randonner léger.

Quelles sont les meilleures périodes pour marcher sur le GR®21 ?

La période la plus agréable pour parcourir le GR®21 s’étend généralement d’avril à octobre. Le printemps et le début de l’automne offrent souvent des températures douces, des paysages verdoyants et une fréquentation plus modérée.

  • Avril à juin : conditions favorables, floraison et fréquentation encore limitée.
  • Juillet et août : journées plus longues et météo généralement clémente, mais davantage de randonneurs et de visiteurs sur la côte, notamment entre Fécamp et Etretat. De nombreux hébergeurs n’acceptent pas de clients à la nuitée.
  • Septembre et octobre : période particulièrement agréable, avec une fréquentation en baisse et de belles lumières sur les falaises.

Le GR®21 reste praticable toute l’année, mais les mois d’hiver sont moins recommandés en raison des journées plus courtes, du vent et de conditions météorologiques plus changeantes. Quelle que soit la saison, il est conseillé de consulter les prévisions météo avant le départ et de prévoir des vêtements imperméables.

Randonner sur le GR®21 avec une agence

INSCRIVEZ-VOUS A LA NEWSLETTER
Pour être tenu informé de la publication des nouveaux articles sur I-Trekkings, inscrivez-vous à la Newsletter (2 fois/mois).
  • Le Meilleur moyen de soutenir I-Trekkings
  • Garanti sans spam
  • Non cession de votre adresse email à des tiers
  • Désinscription en 1 clic
Grégory ROHART
Fondateur d’I-Trekkings ainsi que des blogs I-Voyages et My-Wildlife, je privilégie la lenteur de la marche et les activités outdoor non motorisées pour explorer des territoires maritimes, montagneux ou désertiques. J’y observe la faune sauvage et vais à la rencontre des populations locales. Je randonne aussi bien en solo qu’avec des amis, ou aux côtés d’agences françaises et locales. Je marche mainteant essentiellement en France. J’accompagne également des voyages photo animaliers, mêlant immersion en pleine nature et apprentissage ou perfectionnement de la photographie animalière.

12 réflexions au sujet de “GR®21 en Normandie : du Tréport au Havre”

  1. Très beau reportage qui donne vraiment envie de découvrir le GR®21 ! Le récit permet de bien se projeter sur l’itinéraire et les photos mettent parfaitement en valeur les falaises, les plages et l’ambiance de la côte d’Albâtre. Une belle idée d’itinérance en France !

    Répondre
  2. Sacré trek, avec de belles distances chaque jour. Evidemment, il y a les villes à traverser, c’est pas toujours drôle. Malgré ça, tout ceci fait bien envie. Surtout grâce à tes magnifiques photos.
    Bon, je vais aussi me laisser tenter un de ces 4!

    Répondre
    • Il y a tout à fait moyen de faire des longueurs d’étape différentes. Mais comme on est parti en plein mois d’août et que les hébergements ont été réservés tardivement, on avait moins de choix. D’où la longueur de certaines étapes. La randonnée peut aussi très bien se faire en un ou deux jours de plus pour réduire les étapes.
      Il n’y a pas de grosses villes sur le parcours : Fécamp, Etretat, Dieppe sont de charmantes stations/villes. Il y a certes Le Havre mais c’est en fin d’itinéraire. Et les parties où on longe les centrales nucléaires.

      Répondre

Laisser un commentaire


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Share via
Copy link
×