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Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer

12 jours en kayak de mer dans l’archipel du Höga Kusten en Suède : taïga, falaises de granit et saunas. Récit et guide pour préparer votre aventure.

Focus Rando :Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer
12 jours+57 m/-57 m113 km2
Canoë, Kayak, paddle & raftingBoucleBivouac, Cabane
SuèdeAvion, Bus, Train
MerJuin, Juillet, Août

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Höga Kusten en Suède est une région littorale longue d’un peu plus de cent kilomètres, située par environ 62° 47′ de latitude Nord. Elle offre des paysages de taïga, de lacs et pâturages. Après avoir parcouru à pied les 130 kilomètres de l’Höga Kustenleden , ce sentier qui parcourt la région côté terre, nous avons choisi de poursuivre l’exploration côté mer. Pour cela nous avons dessiné une boucle, en kayak de mer, parcourant l'archipel qui égrène ses îles parallèlement au littoral continental et revenant au plus près de cette côte que nous avions empruntée à pied. Voici le récit de cette itinérance aux parfums d’embruns, de sauna et d’épicéas.

Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer
Vue sur Höga Kusten Skårgärd depuis Fjälluden Güllsvik havsbad | Œil & Plume ©

J1 : Güllsvik havsbad – île de Vågön

3,75 miles nautiques

Le vent qui souffle à 4-5 Beaufort, tombe légèrement en début d'après-midi de cette journée de fin juillet. Nous profitons de l’occasion pour rapidement glisser notre équipement dans les caissons étanches de nos kayaks Valley Etain. Le nécessaire de bivouac, les vêtements et les vivres pour une quinzaine de jours trouvent place après quelques remue-méninges pour résoudre le Tetris géant que constitue le fait de tout faire tenir – sans rien sur le pont – et surtout de garder un bon équilibre du kayak. Nous laissons derrière nous la plage et le camping de Güllsvik havsbad qui nous sert de base arrière. Aussitôt après avoir quitté la baie, nous rencontrons une mer encore agitée et de courtes vagues surmontées d’écume qui heurtent nos pointes par tribord avant. Nous rejoignons rapidement le littoral de l’île et sa relative protection du vent. A partir de là, nous prenons le cap Sud / Sud-ouest qui sera notre orientation principale pour les prochains jours.

Devant nous, l’archipel de la Haute côte – Höga Kusten Skårgärd en suédois – égrène son chapelet de sept îles principales et d’innombrables îlots. A tribord, la côte continentale, déroule un trait littoral au relief marqué. L’ensemble offre un décor bien différent de celui auquel nos précédentes navigations en Baltique nous avaient habituées, que ce soit dans les archipels de Turku, d’Åland ou dans l’archipel lapon. La passe qui nous sépare de l’île suivante, Vågön, nous soumet à un clapot inconfortable mais bien lestés par le poids de notre équipement, nos kayaks restent bien campés dans l’eau. La côte Nord de Råskärsön, que nous longeons au plus près, présente une fine frange littorale de granit rose balayée par les vagues et surmontée du vert des pins et épicéas de la taïga. Quelques miles encore et nous voici dans une baie entourée de rochers avec, au fond, une petite plage de sable blanc pour nous accueillir. Un platelage conduit de la plage aux traditionnels équipements nordiques de plein air, abri contre les intempéries, table pour manger et toilettes sèches. Mais ici, la collectivité a également prévu un petit refuge en bois et un badstuga public. Le “bastu” pour l’appeler de son diminutif familier, c’est le sauna suédois. L’occasion est trop belle et tant pis si l’étape était courte !

Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer
Entre Güllsvik havsbad et l'île de Vågön | Œil & Plume ©

J2 : Île de Vågön – île de Trysunda

7,13 miles nautiques

La météo prise la veille révélait une brève fenêtre pour pagayer ce deuxième jour, avec de gros orages prévus dès onze heures. Nous nous levons à cinq heures du matin pour profiter de cette journée. L’aurore a eu lieu deux heures plus tôt et nous petit déjeunons devant le spectacle d’un couple de grues cendrées qui survole “notre” baie en claironnant un chant qui emplit l’espace tandis que quelques harles bièvres s’éloignent en pédalant sur l’eau, accompagnés de leur minuscule marmaille.

Nos kayaks glissent sur une mer étale et nous atteignons tranquillement l’île de Klösan. Laissant derrière nous ses grandes dalles de granit rose, nous nous engageons dans la traversée de ¾ de mile qui nous séparent de la troisième île, Trysunda. La baie de Björnviken est vite atteinte et nous décidons d’emprunter le littoral sud de l’île. C’est la côte exposée au large et aux vents dominants. La taïga y est implantée bien plus haut que sur la côte Nord. Une petite houle résiduelle vient baigner les grandes dalles de granit gris clair. Quelques grands cormorans sillonnent la côte.

Le vent se lève légèrement tandis que nous pénétrons dans la passe qui sépare Trysunda de l’île voisine, dont le littoral n’est qu’une falaise abrupte à l’assaut de laquelle grimpent de téméraires épicéas. Quelques coups de pagaie et nous voici à l’abri du port de Trysunda. Le site est superbe. Un petit village de maisons de pêcheurs occupe les berges du fond de la baie depuis le XVe siècle. Les maisons de bois, peintes de rouge de Falun et aux encadrements blancs contrastent avec le vert de la végétation alentour.

Quelques miles encore et nous parvenons à Rödskateviken, plage abritée de la côte Nord. Ce sera notre camp, le temps que les orages du jour et le coup de vent annoncé pour le lendemain passent. Le village possède une petite épicerie, un ravitaillement en eau douce, d’innombrables balades, sans parler des myrtilles et fraises des bois, actuellement mûres à souhait.

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Navigation entre l'Île de Vågön et l'île de Trysunda | Œil & Plume ©

J3 : Ile de Trysunda

S’engager dans une itinérance en kayak de mer, c’est aussi savoir être humble face aux éléments et rester à terre quand il le faut. C’est le cas aujourd'hui avec ce vent du Sud qui souffle fort et lève une mer blanche d’écume. Les chaussures de randonnée quittent les caissons étanches le temps d’un tour de l’île à pied. Nous nous arrêtons au village, découvrons sa charmante chapelle, savourons une bière à son bar-épicerie-capitainerie, échangeons quelques mots avec les habitants L’après-midi, les hamacs et les liseuses prennent le relais pour un moment farniente plus qu’appréciable !

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Découverte de l'île de Trysunda | Œil & Plume ©

J4 : Trysunda – Norra Ulvön

11,1 miles nautiques

La routine du chargement des kayaks commence à s’installer, nous trouvons plus rapidement nos repères sur “qu’est-ce qui se glisse où” et en peu de temps nous voici sur l’eau. Nous avons attendu le tout début d'après-midi et une fenêtre météo stable pour nous lancer dans cette troisième étape, assez longue et avec une bonne traversée. Mais, dans un premier temps, nous parcourons tranquillement la côte Nord de Trysunda, puis de sa voisine Skribban.

Des falaises d’une vingtaine de mètres plongent leur granit gris dans les eaux de la mer de Botnie. Le relief semble instable et de gros blocs s’enchevêtrent en pied de falaise. Ça et là, de grandes failles verticales entaillent la côte et offrent un abri à quelques saules, quelques trembles ou épicéas. Parvenus à la pointe Sud-Est, nous faisons cap sur deux îlots lointains. Terrain de jeux des phoques et oiseaux marins, ils sont notre amer pour ces trois miles et demi de traversée. Une houle ample, comme la respiration d’une grosse bête endormie, accompagne nos coups de pagaies. Derrière les deux premiers îlots, minuscules, nous nous glissons entre deux îles longilignes et parallèles, ce sont les Värnsingarna. Pas de phoques en vue mais un magnifique pygargue _ un aigle marin _ qui décolle devant nous et nous offre le spectacle inoubliable de son envergure impressionnante. Sur les rochers, à l’abri d’une houle soudain plus hachée, des macreuses brunes – des canards marins – se reposent avec leurs minuscules canetons.

Une série de vagues plus fortes nous surprend à la sortie du chenal entre les deux îles. Plus de peur que de mal. Devant nous, voici enfin parvenus à la côte Est de Norra Ulvön. Un littoral très varié, dominé de hautes collines couvertes de taïga, se dessine devant nous. Des falaises de granit rose succèdent aux grandes dalles grises, ponctuées ça et là de plages de galets ainsi qu’une petite baie de sable fin. La balise d’Askären marque notre entrée dans le mince chenal qui sépare Norra Ulvön de sa sœur, Sodra Ulvön.

Après quelques coups de pagaies, voici, sur la berge Nord, Ulvöhamn, le port. Bien abritées, ses maisons de pêcheurs sont désormais devenues des villégiatures pour touristes argentés. Mais cela ne retire rien au charme inouï du lieu. Nous posons le camp non loin, sur la pointe Sud de Norra Ulvön. Le bivouac offre une vue unique sur le relief de la haute côte continentale, avec la silhouette caractéristique du Mjösjöberget. Il n’y a plus qu’à installer le hamac entre deux pins et attendre le coucher de soleil !

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Arrivée à Norra Ulvön après une longue traversée | Œil & Plume ©

J5 & 6 : Norra Ulvön

Le vent force 5-6 hérisse la mer de crêtes blanches.

Pas question de se mettre à l’eau ce matin, d’autant que nous découvrons que cinq des bouchons qui assurent l’étanchéité de nos trappes sont littéralement en train de rendre l’âme, n’ayant probablement pas supporté la longue route depuis Lyon ! Ces bouchons ne font pas que garantir que notre équipement reste au sec, ils assurent la flottaison des kayaks ! Il sont une composante essentielle de notre sécurité et il nous faut donc, de toute urgence, trouver une solution pour espérer poursuivre notre périple. Les dégâts sont trop sérieux pour envisager une réparation de fortune avec le Duct Tape de notre trousse de réparation.

Norra Ulvön a beau être la plus grande des îles de l’archipel, il n’y a aucun magasin de kayaks à proximité et quelques appels aux boutiques suédoises en ligne révèlent qu’aucune pièce de rechange n’est disponible rapidement. Mais la solidarité des gens de mer n’est pas une légende et la solution vient finalement de Lars, guide kayak de la région. Il se démène, remue ciel et terre et finalement trouve quelques bouchons à nous prêter !

Cela nous coûtera un aller-retour sur le continent en ferry pour le rejoindre et une fin de journée que nous aurions pu passer sur l’eau, le vent étant tombé, mais c’est peu payer pour pouvoir poursuivre notre Höga Kusten Skårgärd, la Haute côte suédoise en kayak de mer. En attendant, nous en profitons pour flâner dans le village, nous attarder dans le charmant petit port d’Ulvöhamn et traverser l’île à pied pour découvrir Sandviken Fiskeläge, ancien port de pêche de la fin du XIXe s.

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A Norra Ulvön en attendant une fenêtre météo | Œil & Plume ©

J7 : Norra Ulvön – Mjaltön

6,9 miles nautiques

La veille, la météo alternait coups de vent et averses torrentielles. Nous peinions à croire les prévisions qui nous promettaient une courte accalmie en début d'après-midi. Trop courte pour nous permettre de faire le tour de l’île sœur, Sorra Ulvön – dont nous aurions bien aimé aller explorer la pointe Sud et le village de Marviksgrunnan – mais suffisante pour faire cap sur l’île de Mjaltön.

Une rapide collation avalée et nous voici à l’eau dès la dernière averse. Le vent souffle d’Est, encore fort, mais Ulvön nous abrite. Pour la première fois depuis le début de ce voyage, nous avançons cap au Nord, entamant notre retour.

Au plus près de la côte, nous découvrons un littoral découpé en étages parfaitement marqués. Jusqu'à deux mètres d’altitude environ, le rouge du granit est mis à nu par les vagues, plus haut c’est la couleur argentée ponctuée de jaune des lichens qui domine. La mer de Botnie n’est guère salée, mais les lichens sont des organismes sensibles et ils trouvent à cette altitude suffisamment de protection pour être épargnés par la morsure du sel. Plus haut, les pins sylvestres ajoutent le vert de leurs aiguilles, l’orange vif de leurs écorces à ce paysage vibrant de couleurs. Quelques arbres bouleversent cet étagement parfait en poussant à l’abri relatif de quelques failles de la roche.

A l’Ouest, les îlots de Nordholmen et Ratan constituent notre cap pour la traversée de quelques miles qui nous séparent de Mjaltön. Au passage nous observons de grands rassemblements de harles bièvres, que la mue rend très farouches. Momentanément privés de leurs plumes de vol, ils sont particulièrement sensibles et nous nous écartons largement du rivage pour leur laisser un peu de quiétude.

Voici le relief élevé de la large péninsule du Nord-Est Mjaltön, avec ses forêts d’épicéas qui tombent dans la mer, on se croirait dans un décor canadien. L’île d’Önnskäret, toute proche, nous protège du vent d’Est qui faiblit peu à peu. Au rase caillou, nous flirtons avec les blocs de granit immergés, colonisés par des algues filamenteuses d’un vert presque fluorescent. Et voici déjà notre objectif de la journée atteint, une minuscule baie, parfaitement ronde et entourée de hautes falaises. Comble du luxe, un sauna public nous y attend !

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Traversée de Norra Ulvön à Mjaltön | Œil & Plume ©

J8 : Mjaltön – Kälaviken

7,5 miles nautiques

Les cris des plongeons catmarins emplissent l’air ce matin.

Laissant notre équipement sécher de la rosée du matin, nous grimpons les 232 mètres qui nous séparent du sommet de Mjaltön – plus haute île du littoral suédois. Entre pins sylvestres et grandes dalles de granit, la balade est pleine de charme et offre, à l’arrivée, un impressionnant panorama à 360° sur la Haute Côte.

A la redescente, nous refaisons nos provisions d’eau au torrent puis flânons un peu au soleil. A l’image de cette petite vipère péliade venue s’abriter entre nos kayaks, nous profitons de la chaleur. Aucune agressivité chez elle, et même beaucoup de crainte quand je m’ approche pour l’observer. Elle ne mordra qu’en dernier recours, si elle se sent menacée, je le sais. Mais il faut se rappeler qu’être dans la nature nécessite de réveiller ses sens, développer cette conscience de chaque instant – équipement mis à sécher dans l’herbe où elle pourrait se glisser, promenade nu-pieds autour de la tente, mains plongeant sans discernement vers les innombrables myrtilles constituent autant de moments de rencontre possible.

Nous quittons notre baie vers onze heures puis pagayons sur une mer d’huile pour contourner l’île par le Sud. Des bandes de grands cormorans se rassemblent, se préparant pour la migration qui ne va pas tarder. Un chaos rocheux puis, derrière, voici la côte continentale qui se dessine. Nous empruntons, cette fois plein Nord, le large chenal, long de trois miles nautiques, entre cette côte et celle de Mjaltön.

Le vent se lève, arrière dans un premier temps puis, soudainement, bascule de face, force 3-4. Nous savourons l’ambiance mais rapidement constatons que les efforts déployés sont disproportionnés par rapport à la distance que nous gagnons.

La baie de Kälaviken est à portée de pagaies. Ce n'est pas l'objectif que nous nous étions fixé mais un but plus réaliste au vu des conditions. Dans une petite houle courte, travers tribord, nous atteignons une petite plage de sable fin entourée de pins. Cet aléas météo nous a fait revenir non loin d’un des bivouacs où nous avions campé sur l’Höga Kustenleden, au cœur du parc national de Skuleskogen. Quelques aulnes pour installer les hamacs au soleil couchant, un repas chaud dans le ventre, un sol bien plat et sec pour la tente, une source fraîche non loin, le paradis a souvent des airs de simplicité.

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Traversée entre Mjaltön et Kälaviken | Œil & Plume ©

J9 : Kälaviken – Kråkskär

8,9 miles nautiques

Nos pagaies plongent ce matin dans une mer redevenue d’huile, c’est pétole dirait les marins. Nous savourons la glisse des embarcations sur l’eau, les gestes qui déroulent et la progression sans difficultés.

Sur un rocher, au ras de l’eau, une trentaine de goélands cendrés finit sa nuit. Nous les contournons suffisamment pour ne pas les déranger. Nous voici à la péninsule de Tänättholmarna. C’est un haut lieu du parc national qui abrite roselière, plage naturelle et forêts anciennes. Une place de bivouac y est aménagée et quelques campeurs vaquent à leurs préparatifs matinaux.

Nous pénétrons maintenant dans la baie de Näske, longeons au plus près la côte jusqu'aux falaises de Salsviksholmen. La tête curieuse d’un phoque gris sort de l’eau et nous épie. Assez proche pour que nous entendions son souffle, c’est une de ces observations uniques que seul le kayak peut offrir. Encore quelques miles et nous décidons de faire halte sur un îlot à la sortie de la baie de Näske. Le soleil, la plage, les pins, les hamacs et une température idéale pour être en maillot de bain, nos vacances au nord prennent des allures de séjour méditerranéen !

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Pause entre Mjaltön et Kälaviken | Œil & Plume ©

J10 : Kråkskär – baie de Mellan-Balesviken

12 miles nautiques

5 août, l’automne fait peu à son apparition. Aux rassemblements des oiseaux s’ajoutent les signes avant-coureurs des baies des sorbiers qui rougissent, comme les feuilles des myrtilliers. Bientôt un mois que nous sillonnons la région, à pied et en kayak. Les jours ont diminué de près de trois heures et demie et l’écart de température entre jour et nuit est devenu très significatif. La rosée est abondante ce matin, tente et kayaks en sont couverts. La météo promet une journée ensoleillée, une mer calme jusqu'à 13h00 puis un vent soufflant force 4, du Sud.

Devant nous, le Nätrafjärden, vaste fjord qu’il nous faut traverser. Nous allons rechercher la côte Ouest des îles Strängon pour rompre la monotonie de ce type de grandes traversées. La mer est calme et nous en profitons pour explorer l’essentiel du littoral de l’île d’Älgön. Son relief accidenté, son littoral de granit rouge, sa forêt de pins sylvestres accrochée aux rochers presque nus justifient déjà d’y passer un peu de temps. Les colonies d’oiseaux marins et le survol d’un jeune pygargue finissent de nous convaincre de la justesse de notre choix.

De là, nous rejoignons la côte du cap Balesuden. Onze heures, le vent se lève, force 2-3 du Sud-Est, pile face à nous. Nous accélérons la cadence pour passer le cap avant que le vent ne fraîchisse. Nous sommes en effet à court d’eau douce et pas question donc de se retrouver coincés sur un îlot ou une plage sans eau douce. La concentration et l’effort marquent les visages, mais aussi une pointe d’incertitude. Qu’allons nous trouver à la pointe ? Un effet venturi qui nous empêche de passer ? Un clapot inconfortable ? Par chance, rien de tout ça. Au large, l’île de Trysunda atténue les effets du vent et nous passons sans difficultés au pied des grandes dalles.

Nous voici à l’entrée d’un nouveau fjord, Backfjärden. Nous y pénétrons sur quelques miles jusqu'à trouver une minuscule plage. Une vieille table de pique-nique en bois, à peine de quoi poser les kayaks et la tente et, tout proche, un petit torrent pour “refaire de l’eau”.

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Entre Kråkskär et la baie de Mellan-Balesviken | Œil & Plume ©

J11 : Baie de Mellan-Balesviken – Fjälluden

10,4 miles nautiques

Beaufort 5 soufflant du Sud. Les vagues se creusent fortement et nous choisissons de naviguer au cœur de l’immense fjord Backfjärden.

La proximité avec l’agglomération d’Örnsköldsvik commence à se faire sentir, les maisons cossues envahissent le littoral de leurs architectures ostensibles, de leurs gazons d’une artificialité terrifiante. Mais cela n’entame pas pour autant notre plaisir de pagayer, de profiter de chaque détail comme ces immenses roselières où quelques grèbes huppés se réfugient à notre approche. Sous l’eau, des bancs de minuscules poissons glissent sous nos kayaks. Ils sont aussi rapides que les nuages dont le ciel est bien chargé aujourd'hui.

Peu à peu, le vent s'engouffre dans Backfjärden. D’abord plein Sud, et donc dans notre dos, il finit par se jouer du relief, contourner les collines, profiter des étroitures dont il tire encore plus de force, virevolter et venir nous heurter de face, quelque soit notre cap. Nos muscles, hyper sollicités, s’échauffent et nous prenons une bonne suée. Nous savourons le plaisir de cette navigation un peu physique qui nous fait quasiment faire tout le tour de cette mini mer intérieure, soit une vingtaine de kilomètres. La plage de Fjälluden accueille notre dernier bivouac.

A quelques pas, nous profitons du “bastu” pour détendre nos muscles et dos bien fatigués. Le bastu, ce n’est pas qu’un moment de bien-être, c’est aussi un vrai temps de sociabilisation pour les nordiques. Nous échangeons avec celles et ceux avec qui nous partageons les lieux. Depuis quelques jours les hirondelles ont quitté les lieux, les enfants repris l’école et sept jours de fort vent et de températures fraîches sont annoncés dès le lendemain. L’automne a frappé à la porte de la Haute Côte et l’arrivée des mois les plus froids et sombres occupent leurs pensées.

Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer
Pause gourmande en baie de Mellan-Balesviken | Œil & Plume ©

J12 : Fjälluden – Güllsvik havsbad

3,4 miles nautiques

Seuls quelques petits miles nous attendent pour boucler notre itinéraire. Nous partons à l’aurore pour profiter des dernières heures de temps calme. Difficile d’imaginer que, dans trois ou quatre mois, la banquise recouvrira la mer et qu’un immense voile blanc de neige remplacera le vert intense des roselières et des forêts, transformant radicalement le paysage de la Haute côte suédoise.

Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer
Dernière baie à découvrir avant le retour à Güllsvik havsbad | Œil & Plume ©

Notre avis sur l’Höga Kusten Skårgärd en kayak de mer

On a aimé

  • La grande richesse des paysages
  • Les navigations sauvages, avec peu de perturbations et un trafic maritime assez faible
  • Le charme des anciens villages de pêcheurs
  • La qualité des équipements collectifs (abri, saunas, toilettes sèches)
  • L’accueil des iliens
  • Les possibilités presque infinies de bivouacs

On a moins aimé

  • Là, vraiment, on sèche car la destination est exceptionnelle !

Carnet pratique

Quand y aller ?

La période idéale se situe entre mi-juin et mi-août, tant pour le confort des températures que pour éviter les périodes de mer difficile.

Comment y aller ?

  • En train : il est possible de rejoindre Örnsköldsvik en passant par Stockholm (environ 28 heures).
  • En bus : on peut rejoindre Stockholm avec le réseau Flixbus, puis prendre les lignes Y-bus jusqu'à la gare routière d’Örnsköldsvik.
  • En voiture : pour celles et ceux souhaitant transporter leurs propres kayaks, il faut emprunter la route E4, axe structurant du pays. Depuis Lyon, nous avons compté 2.700 km environ, soit 3 jours à 2 conducteurs.
  • En avion : il existe, en saison, des vols directs vers Stockholm (ARN) au départ de Paris, Nice, Marseille, Montpellier, Lyon, Genève et Bruxelles. De là, un vol interne entre Stockholm (ARN) et l'aéroport d'Örnsköldsvik (OER) vous attend.
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D’où partir ?

A 14 km d’Örnsköldsvik se trouve le “camp de base” idéal : Gullviks Havsbad. C’est un camping nature, à la nordique, très bien équipé (sanitaires, sauna, cuisines, piscine, mini épicerie, restaurant…) et qui propose également des hébergements en dur pour ceux qui le souhaitent, avec un grand parking permettant de laisser votre véhicule de façon sécurisée.
Pour ceux qui viennent en bus, train ou avion, les 14 km derniers kilomètres entre Örnsköldsvik et Gullviks Havsbad se font en taxi (comptez environ 40€) ou avec le bus urbain 401 jusqu'à l’arrêt Fyren puis une heure quinze à pieds.

Où mettre à l'eau sur l'Höga Kusten Skårgärd ?

Mise à l’eau possible directement depuis la plage du camping de Gullviks Havsbad (63°12'53.6″N 18°49'29.8″E). Il existe de nombreuses autres mises à l’eau sur tout le secteur, notamment Näske ou Köpmanholmen.

Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer
Remise à l'eau après une longue pause à Ulvön | Œil & Plume ©

Quels itinéraires ?

Il existe 2 itinéraires officiels pour parcourir la Haute Côte :

  • The High Coast Kayak route – Départ : Näske / Arrivée : Veåsand
  • The High Coast kayak trail – Départ : Örnsköldsvk / Arrivée : Skuleberget

Ce ne sont évidemment que des suggestions, déclinables à l’infini en fonction de votre niveau, de la météo, du temps dont vous disposez et bien sûr, de vos envies.
Les 2 itinéraires (ainsi que plusieurs randonnés kayak à la journée) sont décrits dans le guide The High Coast des éditions Calazo (disponible en anglais)
Le site de l’office du tourisme de Höga Kusten propose également plusieurs petits itinéraires.

Difficultés ?

Le kayak de mer est une activité de pleine nature qui ne doit être pratiquée, sans guide, qu’en pleine conscience de ses propres capacités physiques et techniques et avec une solide expérience de la mer. Il n’existe pas, dans l’absolu, de parcours sans difficultés, celles-ci dépendant fortement de votre niveau, de la météo et de votre état physique, général ou temporaire.

Naviguer dans la région de l’Höga Kusten c’est parcourir une zone dénuée de marées et de courants significatifs, mais aussi une zone avec des vents parfois soudains et très changeants dominés par des flux de Sud.

Précautions santé

On notera qu’en tout début et toute fin de saison les eaux peuvent être froides (10-15°C) et imposer le port d’une combinaison étanche. Au cœur de l’été , les températures remontent suffisamment pour naviguer avec un équipement classique. Le port du gilet est impératif en permanence.

À terre, on sera d’une grande vigilance sur les piqûres de tiques. La région est, certes, peu concernée par le risque de borréliose de Lyme mais bien concernée par le virus de l’encéphalite à tique, maladie à l’issue parfois tragique. Présente ici, comme dans tout le Nord et l’Est de l'Europe, les tiques porteuses gagnent actuellement la Suisse, l’Est de la France, … Un vaccin existe, il est largement recommandé par les autorités suédoises. Porter des vêtements longs, de couleur claire, glisser le bas du pantalon dans les chaussettes sont des précautions efficaces pour limiter les piqûres. On ajoutera une vérification intégrale et quotidienne, en particulier des aisselles, aines et arrière de genoux. Plus vite la tique est retirée – à l’aide d’un tire-tique – et plus le risque de contracter la maladie est faible.

La clarté des eaux de source et le mythe des eaux nordiques buvables sans traitement ne doivent pas vous tromper. Le risque de contamination bactérienne et parasitaire est bien présent et filtrer ou traiter l’eau systématiquement reste une précaution utile pour profiter du voyage sans problème.

La région abrite de belles populations de vipères péliade qui n’ont, ici, pas eu à subir les effets dramatiques des pesticides et activités agro ou sylvio-industrielles de nos régions. L’espèce est craintive – et même farouche – et ne présente pas de danger particulier. On restera néanmoins vigilant dans les herbes hautes et sur les rochers quand les températures sont douces et que les reptiles s’y réchauffent.

Où dormir ?

Vous trouverez un peu partout des camps aménagés, d’accès gratuit, offrant des emplacements tentes et/ou abris avec place de feu (avec bois à disposition), des toilettes sèches voire (parfois) des poubelles. Ils sont répertoriés sur la carte officielle. Il est également possible de planter la tente en dehors de ces camps (hors parc national), dès lors que ce n’est pas sur une zone protégée ou proche des habitations. L’idéal est de trouver un emplacement un peu exposé au vent, ce qui limitera le désagrément “moustique”.

S’approvisionner (eau, nourriture) ?

Dans les petites villes ou dans les ports sur les îles, vous aurez la possibilité de trouver des points d'eau potable. Il y a également de nombreux cours d’eau (pas tous indiqués sur les cartes) ou de petits lacs où vous pourrez trouver de l’eau à filtrer ou à traiter.

Sur l’itinéraire que nous avons parcouru, nous avons pu acheter des compléments de nourriture à Trysunda et à Ulvön, dans de petites épiceries. Les prix y sont cependant assez élevés et on gagnera à embarquer l’essentiel des provisions dès le départ.

Quel équipement sur l’eau ?

Prévoyez l’équipement classique du kayakiste de mer sans oublier chapeau, lunettes et crème solaire. Bien que la réglementation locale soit moins contraignante qu’en France, on ne peut que vous recommander le port permanent du gilet d’aide à la flottabilité, et l’embarquement des équipements de sécurité habituels : écope/pompe, feux de signalisation, bout de remorquage, … La VHF est un plus, sans être un impératif si vous possédez un téléphone portable étanche. Le réseau GSM couvre en effet toute la zone et vous pourrez joindre les secours, en cas de besoin, en utilisant le 112.

Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer
Nous longeons les falaises de granit après Trysunda | Œil & Plume ©

Quel équipement à terre ?

Votre check-list pour une randonnée en kayak comprendra toujours des vêtements pour être à terre, distincts de ceux utilisés sur l’eau. Il en va de votre confort, et même de votre sécurité car c’est cet équipement qui vous permettra en cas de dessalage, d’atterrir et de vous changer, évitant ainsi le coup de froid ou l’hypothermie. Vous le choisirez en fonction des conditions météo, comme si vous faisiez une randonnée-bivouac. Un bonnet, des gants, un t-shirt technique, une polaire – complétée par une micro doudoune éventuellement – une gore-tex et un pantalon de rando ainsi que des chaussettes sont en général suffisants. N’oubliez pas des chaussures confortables et adaptées à ce que vous avez programmé faire à terre – tiges basses, crocs, …

Réglementations à terre, sur l’eau ?

Dans le périmètre du parc national et des réserves de Trysunda (incluant Allön, Graskar, Skrubbare), Balesberget, Nordingrå, Högbondens le bivouac et le feu ne sont autorisés que sur les emplacements aménagés. Il est interdit de toucher à la végétation, bois mort compris.

Entre le 15 avril et le 01 septembre certains îlots sont interdits d’approche et de débarquement pour préserver les oiseaux nicheurs et les phoques. Ces zones sont détaillées sur la carte topographique Höga Kusten 1:50000 éditée par Calazo, vendue en complément du guide du même éditeur.

Où louer son équipement ?

A Güllsvik havsbad, 6 kayaks monoplace en polyéthylène, de marque Seabird modèle expédition åfjord sont disponibles à la location. Il s’agit de dayboat, kayaks typés randonnée à la journée, utilisables pour deux voire trois jours avec un équipement minimaliste. Il est également possible de réserver d’excellents P&H Scorpio, plus adaptés pour de longues itinérances, auprès de High coast kayak.

Avec qui partir ?

High coast kayak propose non seulement de l’équipement à la location mais également des sorties guidées adaptées à votre niveau, d’une à plusieurs journées. N’hésitez pas à contacter Lars Blad, fondateur de l’agence, pour un programme détaillé et personnalisé.

Comment voyager responsable ?

Déplacement

Le train émet en moyenne 15 fois moins de CO2 par passager que l’avion.

Faune-flore

Nourrie par d'énormes volumes d'eau douce provenant des fleuves scandinaves et finlandais et une évaporation très faible, la mer de Botnie se caractérise par une très faible salinité, cinq fois inférieure à l’Atlantique ! Des conditions uniques qui permettent la cohabitation d’espèces impossibles à croiser ensemble ailleurs. Imaginez que vous pourrez observer ici ensemble la perche et la morue, la couleuvre à collier et le phoque gris ! Cet écosystème unique est aussi particulièrement fragile car la mer de Botnie est une mer très fermée, dont les eaux ne se renouvellent que lentement et où les pollutions s’accumulent irrémédiablement. La faune et la flore y sont donc particulièrement vulnérables. Par respect pour elles mais aussi pour augmenter vos chances de faire de belles observations, pagayez et bivouaquez avec discrétion, n’approchez jamais directement les animaux, gardez vos distances et utilisez plutôt des jumelles. Alors s’offriront à vous des moments magiques d’observation des discrets élans, phoques gris, aigles pygargues et bien d’autres.

Déchets

On ne vous fera pas l’affront de vous dire de ne rien jeter dans la nature, ni de vous suggérer de prévoir un petit sac pour récupérer les plastiques abandonnés par vos prédécesseurs. Vous trouverez régulièrement des poubelles sur les endroits aménagés pour pouvoir les déposer.

Hygiène

A chaque fois que c’est possible, utilisez les toilettes sèches mises à disposition, pour éviter la contamination bactérienne des écosystèmes. Quand vraiment vous n’avez pas le choix, faites un trou pour enterrer vos laissées et emportez votre papier toilette ou brûlez-le dans un foyer de feu.

Pour vous laver, utilisez un récipient et éloignez-vous du bord de l’eau d’au moins une centaine de mètres. Utilisez des savons bio et le plus biodégradable possible. Prévilégiez la protection passive contre les moustiques et le soleil (vêtements longs, amples et de couleur claire). Utilisez, pour protéger les zones de peau restant découvertes, des produits certifiés bio, généralement moins toxiques pour vous comme pour l’environnement. Pour notre part, nous avons utilisé le roll-on Puressentiel Anti-Pique Bio, très efficace ainsi que le stick solaire SPF 50+ résistant à l’eau ( évitez de vous baigner juste après application).

Cartographie

Le guide The High Coast et la carte Höga Kusten 1:50 000, tous deux disponibles en anglais et publiés par les éditions Calazo sont la référence absolue pour organiser son périple.
Ils peuvent être utilement complétés par la brochure officielle dont la carte référence les services de façon détaillée

Que faire d’autre autour de l’Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer ?

Marcher sur l'Höga Kustenleden

Découvrir la Haute Côte à pied, c’est ce que propose le Höga Kustenleden. Long de 128 kilomètres, ce sentier offre des panoramas inouïs sur la mer et l’archipel. Cette expérience complètera parfaitement votre itinérance en kayak. Vous y découvrirez les écosystèmes terrestres les plus remarquables de la Haute Côte, comme les forêts anciennes du parc national de Skuleskogen, de grands lacs ceints de tourbières, des plages et dunes, autant d’écosystèmes fréquentés par les ours bruns, renards, lynx et élans. Côté paysage, difficile de ne pas mentionner le Skuleberget, un des rares sommets de la région à n’avoir pas été couvert par la glace lors des glaciations, mais aussi les paysages intérieurs plus marqués par l’activité humaine, petites fermes rouges de Falun, prés fleuris où paissent de petits troupeaux de moutons, …

Se détendre dans les cabanes à sauna

Profiter des badstuga (cabanes à sauna) publics disséminés le long de la côte et sur les îles. On vous laisse lire attentivement le récit pour en repérer quelques-uns et le plaisir de la surprise pour les autres 😉

Höga Kusten Skårgärd, la Haute Côte suédoise en kayak de mer
Dans la chaleur du sauna | Œil & Plume ©

A Voir

  • Trysunda kapell : chapelle du 17ème siècle et avec ses belles peintures murales
  • Ulvö Museum musée qui présente la vie des pêcheurs sur l’île
  • Lotsberget : joli point de vue dominant le port d’Ulvö avec sa cabane-sémaphore qui accueille un micro musée
  • Mjältötoppen : le “sommet” de l’île de Mjältön, l’île côtière la plus haute de Suède et son point de vue unique
  • Balesudden : autre point de vue remarquable, depuis le littoral continental, sur les îles
  • Naturum Haute Côte : maison du parc national de la Haute Côte, accessible en 15 minutes à pied depuis la plage de Veåsand. Permet également d’accéder au Skuleberget, sommet de la région

A goûter

  • Le Surströmming : c’est LA spécialité traditionnelle de la Haute Côte (hareng fermenté), connu comme l'un des aliments les plus odorants au monde. On vous conseille de tester le toast gastronomique préparé au restaurant de l’Ulvö Hotell, seule version acceptable pour des palais non initiés.
  • Les harengs au vinaigre : beaucoup utilisés dans les sandwichs
  • Les baies : myrtilles, framboises et fraises que vous trouverez à profusion dans la nature en juillet/août
  • Les smörgås : un sandwich mais avec une seul tranche de pain (donc plutôt une tartine), sur laquelle sont disposées des crevettes (mais il existe des versions végétariennes délicieuses)
  • La confiture d’airelles : largement utilisée en Suède pour accompagner toute une variété de plats
  • Kanelbullar : délicieuses brioches à la cannelle et à la cardamome
  • Hernö gin : cette distillerie locale produit des gins – à consommer avec modération – plusieurs fois primés. Chaque année, la distillerie produit une série limitée, baptisée “High coast terroir” et qui met à l’honneur les produits locaux, baies de genièvre, rhubarbe, pissenlit, sorbes, …

Plus d’images de l’Höga Kusten Skårgärd en kayak de mer ?

Découvrez notre album photo en ligne.

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L'Oeil et la Plume
Reportages d'itinérances à pied, à la pagaie et à ski-pulka

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