Monastère de Driraphuk

Destination : Chine » Asie | Montagne : Himalaya | Activité : Randonnée  | Agence : Allibert Trekking 


Monastère de Driraphuk - Récit d'un trekking de 5 jours autur du Mont Kailash
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2e jour : Monastère de Driraphuk

Dès les premières lueurs de l’aube, les pèlerins défilent devant nos tentes. Nous les suivons, adoptant leur rythme : tibétains venus de tous les horizons, hindouistes, sadus : hommes et femmes de cultures et de religions différentes se côtoient, tous, réunies dans un même esprit. En chemin, au hasard des rencontres : un troupeau de yaks, des sadus indiens qui se restaurent, une femme portant son bébé à bout de bras, une grand-mère concentrée sur son moulin à prières qu’elle fait tourner sans arrêt… Plus loin, nous suivons trois petites filles qui se prosternent devant un rocher (tamdrin Drönnkhang), devenu noir à force de recevoir des couches beurre. De nombreuses pièces de monnaies y sont collées.

Le chemin qui s’élève progressivement suit toujours la même vallée encaissée, entourée de part et d’autre de falaises verticales. Depuis le haut de celles-ci s’écoulent parfois de minces filets d’eau qui se transforment en cascade. La face nord du Kailash commence à apparaître. Sa forme de tétraèdre particulièrement reconnaissable, lorsque les deux cotés sont visibles. A ce niveau du chemin la rivière Lha La Chu se scinde en deux, s’ouvrant au nord sur une vallée verdoyante. En plein milieu de cette vallée, la face nord du Kailash encadrée par deux montagnes arides. Elle se dresse, verticale, sa face enneigée contrastant avec la roche granitique des alentours. Face au Kailash, de l’autre côté de la vallée, le monastère de Driraphuk, construit sur une caverne où vécut au XIe siècle, le maître Gotsangpa. Le chemin pour y arriver est bordé de murs de mani : mantras et mandalas, sculptés sur des pierres ou des ardoises.

La vue du monastère est saisissante avec en premier plan les drapeaux à prières qui flottent au vent.  les pèlerins de passage se recueillent dans la grotte avant de recevoir la bénédiction d’un moine recueillit pour lire les écritures. Et au-delà du monastère, une vallée s’ouvre vers le nord, jusqu’aux sources de l’Indus, à trois jours de marche d’ici (62 km).
Installé en bordure de rivière notre camp est à l’écart des quelques tentes dressées pour les pèlerins. Compte tenue de l’altitude (4800 m), les nuits peuvent être froides, même en été, raison pour laquelle beaucoup préfèrent effectuer le tour en une seule étape. Néanmoins, ils sont quelque uns à dormir dehors, autour d’un brasero.


Texte photos : Marie-Laure Vairelles, photographe (reportage et montage)

mlvareilles
A propos de l'auteur

 28 années à parcourir la planète, un pied sur chaque continent, une prédilection pour les marches dans les Alpes et l'Himalaya, mais aussi les deserts et les Andes... témoigner de la diversité des cultures de notre planète. Architecte d’intérieur de formation, j’ai parc...



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