Randonnée chamelière aux confins de l’Aïr et du Ténéré

Destination : Niger » Afrique | Montagne : Sahara | Activité : Randonnée  | 


Ce voyage au Niger est mon quatrième séjour au Sahara. Nous avons effectué une randonnée chamelière de dix jours aux confins de l'Aïr et du Ténéré, là où les dunes rencontrent les formations rocheuses. Elle nous a conduit notamment dans les sites magnifiques que sont la pince de crabe d'Arakao, les montagnes de marbre d'Ilakane ainsi que le massif circulaire de l'adrar Chiriet. Nous étions un groupe de douze personnes, accompagnés par un guide touareg, un cuisinier, quelques chameliers, ainsi qu'une dizaine de chameaux pour porter les bagages.
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Carnet : Randonnée chamelière aux confins de l'Aïr et du Ténéré

Arrivés à Agadez par un vol charter avec escale à Ghat (au sud-ouest de la Libye), nous avons commencé le voyage par deux jours de 4 × 4 pendant lesquels nous avons traversé le massif de l’Aïr. Ce massif, en partie volcanique mais aussi parfois granitique, est le plus haut du Niger, culminant à 2000 mètres sur le plateau des Bagzane. Cette première photo a été prise lors d’une halte au cours de la progression, elle donne une idée des paysages que nous avons rencontrés.

Halte lors de la traversée de l’Aïr en voiture, le 16 février 2004

Même s’il existe encore des nomades au Niger, de nombreux Touareg ont été sédentarisés, notamment suite aux sécheresses qui ont sévi dans les années 1980. Certains se sont faits cultivateurs dans les oasis de l’Aïr. Cette photo a été prise dans une plantation, où l’eau est extraite d’un puits à l’aide d’un chameau, selon un dispositif resté traditionnel.

La grande guelta de Timia est un point d’eau permanent, alimenté à la saison des pluies par une petite cascade. C’est l’une des seules sources de l’Aïr qui ne s’était pas asséchée lors des grandes sécheresses des décennies passées.

La grande guelta de Timia, le 16 février 2004

Timia est un village important du centre de l’Aïr, au milieu d’une oasis. Ce village, dont la photo montre l’une des minuscules ruelles, m’a étonnamment surpris par sa propreté, à laquelle la plupart des localités africaines que j’avais jusqu’alors visitées ne m’avaient absolument pas habitué (propreté en fait due à la présence d’ONG allemandes).

Une ruelle de Timia, le 16 février 2004

La photo suivante a été prise au petit matin dans l’oasis de Timia.