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Destination : Népal » Asie | Montagne : Himalaya | Activité : Alpinisme  | Agence : Allibert Trekking 


Retour - Du Rolwaling au Pachermo
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J22 Dimanche 28/10/07 – Katmandou Delhi

Sailendra, le bras droit d’Ashock, vient me chercher à 9h au Yack avec sa moto je m’installe sur le siège arrière et nous voila partis pour une visite des grandes surfaces de Ktm. Le "Bluebird" est fermé le deuxième est tout petit et le troisième nommé Bhatbhatini fait mon affaire en fait on trouve tout seules les soupes instantanées sont manquantes… Très content… Sailendra me reconduit toujours en moto au Yack et, direction l’aéroport où nous enregistrons jusqu’à Paris, incroyable ! Serait on dans un bon jour ? C’était trop beau à l’arrivée a Delhi nous devons récupérer nos bagages pour un re-enregistrement. A Dheli il n’y a pas de guide qui attend… Evidemment le billet katmandou n’était pas encore édité et pouvait-on espérer un suivi des responsables ayant lancé cette brillante initiative ? Je me trouve donc comme deux ronds de flanc à Dheli avec mes deux clients + 4 de la haute route de L’Everest dont deux ont payé le supplément city tour (100 €) de la part desquels j’ai évidemment droit aux réflexions acides sur l’organisation… Que faire ?

Par miracle je tombe sur Thinles Dorjay de l’agence Rimo l’autre agence avec qui nous travaillons en Inde, me voyant dans l’embarras il me passe son tel portable branché sur KVT, et je tombe sur Sandje que j’avais eu au Kun en 2006. Il est effectivement venu nous attendre 2h plus tôt sur le vol Drukair celui qui correspondait au vol aller et dont nous n’avions pas de billet retour ! Je comprends qu’ Allibert ait voulu se faire pardonner un aérien de folie mais je trouve un peu léger de proposer une visite de ville payante à partir d’un bureau sur des vols non confirmés ! Petite impro au bureau grande impro sur le terrain. Heureusement je suis amateur, il en va rarement de même pour nos clients et je sens comme un malaise flotter et tout le monde accepte que je tente une organisation spontanée malgré le retard pris. Je convoque donc Sandje qui finit par arriver 45mn plus tard avec un beau 4×4. Le problème c’est qu’il a un bon de commande pour 4(payants) et que nous sommes 7 avec 10 bagages. Je ne devais pas venir mais après un test rapide sur les talents de mon groupe dans la langue de Shakespeare revu par Ghandi, et le guide francophone étant retourné a ses affaires, je me rend compte que ma présence semble fortement souhaitée. Les bagages sont laissés à la consigne 24/24 : 30 rpies/piece, les deux personnes non payantes prennent un taxi dont ils assument les frais et nous voila partis dans Delhi by night vers notre première et dernière visite : India Gate, sorte d’arc de Triomphe (d’ailleurs j’y pense en passant, ce qui est mieux que d’y passer en pensant, triomphe de qui ? De la mort peut être …) arc de triomphe disais-je avant de digresser (mot originaire du jargon des mécanos haut savoyards qui disent toujours : "y faut y graisser"… pardonnez moi !) arc de triomphe donc richement illuminé, construit en 1917 a la gloire des héros indiens et anglais de la première guerre mondiale et, plus tard de la deuxième, flamme éternelle et noms gravés dans la pierre. Il y règne une atmosphère de fête : marchants ambulants, canotiers, y côtoient les indiens venus tranquillement pique-niquer dans le soir tombant.

Ce tour accompli nous rejoignons le restaurant indien habituel de l’agence KVT de très bonne qualité. Après un bon dîner où un des membres de l’autre groupe a la généreuse idée de nous faire goûter le vin indien (15 €) rapport qualité/prix assez faible mais appréciable en état de pénurie, nous rentrons à l’aéroport pour une encore longue attente (vol à 5h). Je trouve le comptoir d’embarquement à force de questions et de curiosité et je comprends la réputation sulfureuse de l’escale à Delhi. Armes pour éviter déprime ou la crise de nerf : une bonne paire de "boules Quies" et un matelas. Cela dit je comprends qu’Allibert ait voulu rattraper un aérien délirant mais je trouve un peu dur de ponctionner 100€ pour un arc de triomphe illuminé fusse t’il gravé de plus d’un million de noms de héros morts, d’un dîner fusse t’il délicieux, et d’une balade en 4×4 dans Delhi fusse t’elle confortable.

Conclusion

Beau programme peu fréquenté, sauvage et engagé. De Na à Thame, 4 à 5 jours sont très physiques et nécessitent une bonne météo et une équipe locale solide et efficace.

Le bon format des étapes est le suivant :
1/ Noisy camp (4980m) / camp du col(5650m)
2/ Pachermo(6273m) / Ngole camp(5110m)
3/ Ngole camp(5110m) / Thame(3820m)
Nous n’avons pas gravi le sommet vue la trop grande quantité de neige fraîche (1,50m) Il faut se déterminer sur le retour en lodge Thamserku et si oui réserver…

Matériels à prévoir :

  • 2 pelles à neige
  • 3x100m de corde fixe
  • Corde d’attache pour 1 2 3 cordées selon le nombre de clients
  • Pitons ou coinceurs pour le passage de la barre rocheuse
  • 6 pieux à neige équipés
  • 6 grands anneaux de corde associés a 6 sacs plastiques pour corps morts
  • 6 mousquetons 6 broches à glace

Daniel Pétraud – Guide de Haute Montagne : Expédition & alpinisme dans les Alpes et dans le monde

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A propos de l'auteur

Guide de haute montagne, Vingt-cinq années d'itinérance dans les Alpes, l'Amérique du Sud et l'Himalaya en alpinisme, trekking, expéditions et l'émotion provoquée par  la fréquentation de paysages hors du commun ont trouvé un débouché tout naturel à une passion tenace...



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