Trek solo au Pamir

Destination : Asie » Tadjikistan | Montagne : Pamir | Activité : Randonnée  | 

Carnet d'un trekking réalisé en solitaire dans les montagnes du Pamir au Tadjikistan. Occupant le sud-est du territoire du Tadjikistan, le Pamir est un formidable terrain de trek. Mon expérience a failli mal se terminer. Récit de mon trek ou comment s'en sortir quand on est seul au milieu du Pamir, avec un oedème pulmonaire ?


Carnet : Trek solo au Pamir

En route…

Dans mon avion pour le Tadjikistan, seuls trois touristes : des alpinistes qui vont faire le Pic Karl Marx au Sud du Pamir. Le reste des places est occupé par des travailleurs d’ONG principalement américains, et quelques tadjiks retrouvant leurs familles. Nous arrivons à 3 heures du matin à Dushambe. J’ai décidé de partir le matin même pour le Pamir et Khorog. D’après mes informations, les voitures partent vers 6h; j’ai donc du temps, et j’en profite pour discuter avec le tadjik qui me change des euros contre des somonis : il veut que je vienne dormir chez lui, on discute des origines de nos religions respectives.

Le moment venu, je marche pour trouver une voiture pour aller dans le Pamir. Il est tout juste 5 heures, et déjà de nombreuses femmes balayent et arrose le sol devant leurs maison. La ville est tranquille, le soleil pas encore levé, mais il fait déjà chaud à Dushambe.

Je trouve rapidement cinq autres Pamiris pour partager une voiture, et me voici déjà en route… En ce début d’été, de nombreux Pamiris habitant Dushambe retournent dans leurs familles. C’est pourquoi il est très difficile d’obtenir une place d’avion, et qu’il faut se convaincre que les 20 heures de route sont bien mieux pour les liens sociaux que l’heure d’avion ! La vue est vraiment belle, et nous longeons rapidement la frontière afghane. Je retrouve les vallées vertigineuses du Ladakh, ainsi que les torrents -tels l’Indus- tumultueux et marrons, drainant la poussière des montagne sèches.

Nous nous arrêtons manger souvent, de la soupe grasse au mouton à chaque fois, et de nombreux abricots. Habituellement peu soucieux, je suis sur mes gardes au niveau sanitaire au Tadjikistan. J’achète une bouteille d’eau minérale qu’un jeune m’apporte bien fraîche. Curieux de savoir d’où elle vient, je vais voir vers l’arrière du magasin… Je connais mes classiques : Dans "le Théorème de la peur", Greg Child raconte comment il était tombé malade comme un chien au Pakistan à cause d’une bouteille "rafraîchie" dans des eaux pas très claires qui passent dans tout le village. C’est bien le cas ici, et je laisserai la bouteille à mes compagnons qui ne sont pas du tout tracassés par mes soucis d’occidental venant d’arriver. Nous arrivons à Khorog ,"capitale" du Pamir, en pleine nuit, ce qui est toujours idéal quand on ne connaît pas du tout la ville. Des jeunes me conduisent heureusement vers un endroit pour dormir.

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