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Grand Tour du Parc National de la Vanoise

Grand Tour du Parc National de la Vanoise à pied. Récit et trace gpx de ses 11 jours de marche au départ de la station des Arcs.

Focus Rando :Grand Tour du Parc National de la Vanoise
11 jours+9600 m/-10400 m164 km4
RandonnéeBoucleBivouac
MontagneJuin, Juillet, Août, Septembre

Ce carnet de randonnée relate le trek effectué à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet 2026, autour du parc national de la Vanoise. Le parcours a duré 11 jours, pour une distance totale de 164 kilomètres et environ 9 600 mètres de dénivelé positif.

Avant de se lancer sur ce tour, il faut savoir que le bivouac est autorisé dans le parc uniquement à proximité des refuges, et sous certaines conditions. Il est notamment nécessaire d’avoir réservé à l’avance. Nous sommes partis avec trois jours d’autonomie, puis nous avons pris nos repas dans les refuges où nous avions réservé la demi-pension ainsi qu’un emplacement de bivouac.

Nous sommes arrivés en train à Bourg-Saint-Maurice, puis avons pris un taxi jusqu’à Arc 2000, où nous sommes arrivés le premier soir.

Ce trek peut également être réalisé en dormant dans les refuges. Dans ce cas, pour la deuxième étape, il faut prévoir de s’arrêter au refuge de la Martin.

Premier bivouac

Dans le vaste cirque de la station, quadrillé par les remontées mécaniques, nous trouvons un emplacement agréable pour installer le bivouac. Le tonnerre gronde au loin. La tente est montée et la pluie commence à tomber, sans être vraiment forte. En revanche, le tonnerre résonne entre les montagnes et certains éclairs semblent frapper tout près de nous. Heureusement, l’orage ne dure pas très longtemps.

Je prépare le dîner : soupe, pâtes et jambon. Après le repas, nous lisons quelques pages avant de nous coucher.

Il pleut encore une partie de la nuit. Lorsque je me réveille pour sortir de la tente, le ciel est finalement dégagé et couvert d’étoiles. La Grande Ourse se tient assez bas sur l’horizon.

J1 – Arc 2000 – Refuge de Thuria

+ 667 m / – 432 m 8,5 km – Bivouac

Ce matin, le ciel est légèrement nuageux, mais la température reste agréable. Nous prenons le petit-déjeuner à 7 heures et quittons le bivouac un peu avant 8 heures.

La première partie de notre Grand Tour du Parc national de la Vanoise longe encore les remontées mécaniques, ce qui est loin d’être le passage le plus agréable. Nous pénétrons ensuite dans la réserve naturelle régionale des Hauts de Villaroger. Le sentier suit une large vallée en balcon, offrant de superbes vues sur le mont Blanc et les sommets qui l’entourent. Le paysage est une nouvelle fois magnifique. Ce bout de sentier est commun avec le Tour du Mont Pourri.

Le chemin s’élève progressivement, puis la pente devient plus soutenue. Cat souffre un peu : il faut trouver le bon rythme et s’habituer à l’altitude. Les sacs, encore bien chargés, n’arrangent rien. Vers midi, après avoir traversé un névé, nous trouvons un emplacement ombragé où nous nous installons pour déjeuner.

Nous reprenons ensuite notre ascension. Sur les hauteurs, nous apercevons le refuge où nous devons passer la nuit. Il est normalement fermé. Le sentier devient de plus en plus pierreux et nous devons franchir un torrent important en traversant un large névé qui le recouvre. Le névé tient bon : nous poussons un soupir de soulagement.

Un peu plus loin, un autre névé recouvre le chemin. Nous le traversons, puis atteignons enfin le refuge. À notre arrivée, nous découvrons qu’il a été agrandi et que les travaux sont terminés. Il n’est pas encore officiellement ouvert, mais la gardienne accepte de nous accueillir. Nous planterons la tente à l’extérieur, mais elle nous autorise à préparer le dîner et à manger à l’intérieur.

L’après-midi s’écoule sous un beau soleil. Peu à peu, cependant, les nuages se développent au-dessus des sommets et un orage se dirige vers nous.

Vers 20 heures, au moment où nous allons nous coucher, la pluie a cessé.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J2 – Refuge de Thuria – Bivouac au-dessus des Bréyères

+ 663 m / – 870 m 10 km – Bivouac

Ce matin, le ciel est d’un bleu éclatant. Les premiers rayons du soleil viennent réchauffer la tente tandis que les sommets enneigés nous encerclent. Nous sommes installés à 2 441 mètres d’altitude, au cœur de la montagne.

Nous prenons le petit-déjeuner dans le refuge, ce qui est tout de même plus confortable que de manger assis dans la tente. Nous puisons encore dans nos propres réserves.

À 8 h 10, nous prenons le départ après avoir remercié la gardienne pour son accueil. Le sentier commence par une longue descente qui nous conduit jusqu’à 1 600 mètres d’altitude. L’itinéraire est très agréable et offre de belles vues sur les sommets environnants. Le mont Blanc, omniprésent depuis le début du trek, domine toujours le paysage. Ce matin, il apparaît entièrement dégagé, sans le moindre nuage.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

Une fois arrivés au fond de la vallée, il nous faut déjà remonter jusqu’à 2 150 mètres d’altitude. Au départ, des éleveurs déchargent deux bétaillères pour conduire leurs génisses vers les alpages, situés à environ 1 900 mètres.

Comme ils empruntent la même piste que nous, nous les laissons partir devant. En attendant, nous échangeons avec le père de famille, car tous participent à la montée des animaux. Il nous propose alors de transporter nos sacs jusqu’à l’alpage avec son 4×4. Nous acceptons avec plaisir. Ces 300 premiers mètres de dénivelé sont ainsi franchis plus rapidement et avec beaucoup moins de fatigue.

Une fois arrivés en altitude, nous retrouvons la famille. Nous les remercions chaleureusement et discutons encore quelques instants. Ils vont même jusqu’à nous offrir un beignet fait maison. Nous quittons ces gens accueillants et sympathiques avec le sourire. La vue est magnifique, notamment sur les glaciers qui dominent le paysage, dont le glacier de la Savinaz.

Nous poursuivons notre chemin sous un soleil généreux. Nous passons devant le refuge de la Martin, où nous échangeons avec les gardiens, puis empruntons un agréable sentier en balcon en direction de Tignes.

Nous longeons alors la limite du parc, où le bivouac est interdit. Avant d’y pénétrer à nouveau, nous cherchons donc un emplacement pour la nuit. Nous en trouvons un au-dessus des Brévières, mais il n’y a pas d’eau à proximité. Je fais un aller-retour d’une dizaine de minutes pour remplir nos récipients.

Il est environ 15 h 30. Installés à l’ombre d’un mélèze, nous profitons de l’après-midi pour lire nos romans sur nos liseuses.

Peu à peu, la journée touche à sa fin et de gros nuages noirs apparaissent. L’orage éclate et s’installe pour près de deux heures, avec beaucoup de pluie et quelques épisodes de grêle. Nous dînons vers 20 h 30, lorsque le calme revient enfin. Un superbe arc-en-ciel illumine alors le ciel.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J3 – Bivouac au-dessus des Bréyères – Refuge du col du Palet

+ 1067 m / – 641 m 13 km – Bivouac

Ce matin, le beau temps est au rendez-vous. Nous levons le camp vers 8 heures et entamons l’ascension vers le col de la Sachette, à 2 713 mètres d’altitude.

Le sentier s’élève dans un vallon très large, au milieu d’une pelouse en fleurs parsemée de nombreux névés. Le paysage est superbe. Nous apercevons même nos premières edelweiss.

Après avoir franchi le col, nous redescendons de l’autre côté, dans une vaste vallée herbeuse. Au terme de la descente, nous retrouvons le GR 5, que nous empruntons pour poursuivre notre itinéraire. Nous retrouvons par la même occasion l’itinéraire de Gregoutdoor de sa traversée parc national de la Vanoise.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

Nous déjeunons près de la cabane des gardiens du parc. L’un d’eux sort régulièrement pour vérifier les alentours à la jumelle. Je vais à sa rencontre et engage la conversation. Il me montre alors un nid de gypaète installé dans la falaise d’en face, sur le mont Blanc de Peisey, au-dessus du lac de la Plagne. Même avec ses jumelles, j’ai du mal à le distinguer.

Nous reprenons ensuite notre chemin et traversons un vaste plateau où les marmottes sont nombreuses. Elles semblent s’être parfaitement habituées à la présence des randonneurs.

Enfin, nous atteignons le refuge, situé à 2 600 mètres d’altitude. Une bière, une toilette et une lessive : ces petits plaisirs prennent une saveur particulière après plusieurs jours de trek. La fin de l’après-midi s’écoule tranquillement.

Nous dînons au refuge, heureux de ne pas avoir à préparer le repas. Puis nous allons nous coucher.

Dans la nuit, un violent orage éclate, accompagné de fortes pluies. Un éclair tombe même tout près du refuge. Il est 6 h 45lorsque je me lève pour aller prendre le petit-déjeuner. Dehors, le soleil est déjà de retour.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J4 – Refuge du col du Palet – Refuge de la Leisse

+ 949 m / – 911 m 19 km – Bivouac

Nous repartons tout d’abord pour une courte montée d’une dizaine de minutes jusqu’au col du Palet. De là, nous découvrons la vue sur Val Claret, l’une des stations de Val-d’Isère.

Nous entamons ensuite une descente de 500 mètres au milieu des remontées mécaniques, puis traversons une station composée de nombreux immeubles, où les skieurs se regroupent en hiver. Nous remontons ensuite en direction du col de la Leisse. Pendant une longue partie de l’ascension, nous progressons encore sous un télésiège. Enfin, le sentier s’éloigne des installations et le calme, la quiétude ainsi que la beauté des paysages reprennent leurs droits.

La neige est encore bien présente et nous devons franchir de nombreux névés. La montée, raide au départ, devient ensuite plus douce. Nous atteignons le col, à 2 783 mètres, alors que le ciel commence à se charger.

Nous déjeunons en contemplant les montagnes. À notre droite se dresse la Grande Motte, domaine skiable d’été de Tignes, entre 3 000 et 3 500 mètres d’altitude. Avec la fonte progressive des glaciers, cette activité semble appartenir à une autre époque.

La descente est magnifique. Nous traversons d’abord un plateau légèrement vallonné, encore ponctué de nombreux névés. Un ressaut nous conduit ensuite vers un second plateau, toujours largement enneigé, puis jusqu’au superbe lac des Nettes, entouré de sommets imposants. Enfin, nous débouchons dans une vaste vallée très plate, parcourue par un torrent : le plan des Nettes. Le refuge n’est plus très loin.

À notre arrivée, nous plantons la tente, puis nous nous offrons une petite bière accompagnée d’un bon morceau de saucisson. Il faut reprendre quelques forces avant le repas. Les nuages bourgeonnent de plus en plus et, alors que nous dégustons tranquillement notre bière, l’orage éclate. Il durera près de deux heures, avec de fortes pluies.

Après cette agitation, nous passons une bonne nuit dans un air bien frais. Le lendemain, il est déjà 7 heures.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J5 – Refuge de la Leisse – Refuge d’Arpon

+ 643 m / – 797 m 17 km – Bivouac

Nous prenons notre petit-déjeuner avant de partir sous le soleil, vers 8 heures. Le sentier descend dans un large vallon herbeux, peuplé de nombreuses marmottes. Les versants sont d’une beauté saisissante : le vert des prairies se mêle au gris des éboulis, tandis que quelques beaux névés subsistent encore au fond de la vallée.

Les sommets nous dominent de toute leur majesté. Au point le plus bas, nous franchissons un joli pont de pierre avant d’entamer la montée. Après deux heures d’effort, nous découvrons une vue superbe sur le glacier de la Vanoise. Le panorama est magnifique et nous nous arrêtons pour déjeuner.

Nous repartons ensuite vers le refuge. Peu avant d’y parvenir, un jeune bouquetin se laisse photographier, comme s’il nous attendait au bord du chemin.

Nous arrivons enfin devant l’immense refuge, qui compte une centaine de couchages. Heureusement, nous dormons sous la tente, où nous serons plus tranquilles. Le dîner est servi dans un grand réfectoire. Le repas est très bon et particulièrement copieux.

Il est déjà 21 heures. Je vais fermer les yeux.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J6 – Refuge d’Arpon – Refuge de la Fournache

+ 746 m / – 709 m 17 km – Bivouac

Ce matin, le temps est maussade, avec des nuages bas et du brouillard. Nous prenons notre petit-déjeuner à 7 heures et partons une demi-heure plus tard.

Cette étape n’est pas la plus intéressante de notre trek. Le chemin, assez monotone, se déroule en balcon au-dessus d’une vallée urbanisée. De nombreux marcheurs sont également présents.

Un passage retient toutefois notre attention : un pont qui enjambait un torrent tumultueux a disparu. Pour le remplacer, il faut descendre à l’aide d’une main courante constituée d’une grosse chaîne. Un embouteillage se forme rapidement devant nous, car beaucoup de randonneurs, habitués aux promenades tranquilles du dimanche, ne sont pas à l’aise sur ce type de passage technique. Nous perdons ainsi un peu de temps.

Après six heures de marche, alors qu’il ne reste qu’une trentaine de minutes avant le refuge, nous sommes surpris par l’orage. Nos vêtements de pluie auront au moins servi.

À notre arrivée, la première chose que nous faisons est de prendre une douche chaude : la première depuis six jours de marche.

Ce soir, le vent souffle fort.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J7 – Refuge de la Fournache – Refuge de la Valette

+ 1603 m / – 1355 m 20 km – Bivouac

La nuit a toutefois été reposante et le vent est tombé. Nous nous levons à 6 h 15, prenons notre petit-déjeuner, puis partons à 7h20.

Le beau temps est revenu après l’orage de la veille, mais la vallée est encore noyée sous une mer de nuages. Nous commençons par une courte montée de 200 mètres de dénivelé positif, avant de redescendre dans un vaste cirque.

Tout là-haut, le col d’Aussois, à 2 914 mètres, nous attend. Il reste près de 600 mètres de dénivelé à gravir. Nous trouvons notre rythme et, après moins de deux heures d’effort, nous atteignons le col. Le panorama est une nouvelle fois grandiose, avec ces sommets plus ou moins recouverts de neige. Nous faisons une courte pause en contemplant, au loin, le mont Blanc.

La descente s’effectue sur un sentier caillouteux, ponctué de quelques névés, avant de rejoindre un chemin plus roulant. Malgré le soleil, des nuages se forment autour des sommets et nous empêchent parfois d’en admirer pleinement les contours.

Arrivés au point bas, nous remontons de 200 mètres pour suivre la vallée en balcon. Le sentier redescend ensuite jusqu’à 2 000 mètres, avant de s’élever de nouveau vers le refuge, situé à 2 500 mètres d’altitude.

Nous arrivons après dix heures de marche, bien fatigués. Cette très belle journée se termine autour d’une bonne bière.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J8 – Refuge de la Valette – Refuge du Grand Bec

+ 1169 m / – 1336 m 14,3 km – Bivouac

Encore une belle journée dans des paysages magnifiques. Nous partons à 7h34 précise et arrivons à 16h45, après environ neuf heures de marche et près de 1 200 mètres de dénivelé positif.

La journée est bien ensoleillée. Elle commence par la traversée de deux superbes cirques, entourés de sommets imposants. Dans le cirque du Grand Marchet, une magnifique cascade attire notre attention. Les pelouses sont verdoyantes et, pour la première fois depuis neuf jours, nous apercevons enfin un chamois.

Nous entamons ensuite une longue descente vers Pralognan, qui nous mène jusqu’à 1 735 mètres d’altitude. Il faut alors repartir à l’assaut de la montagne : d’abord 250 mètres de montée sous les arbres, ce qui est appréciable car la chaleur se fait plus marquée à cette altitude. Au départ de Pralognan-la-Vanoise, il est aussi possible de randonner sur le tour de la Grande Casse en 5 jours.

Cette première partie est superbe. Nous poursuivons ensuite l’ascension sur 500 mètres supplémentaires pour atteindre le col de Leschaux, à 2 564 mètres. Le sentier est magnifique, avec une belle ambiance montagnarde : il faut cependant avoir le pied sûr et ne pas être sujet au vertige.

Un peu sous le col, nous apercevons enfin le refuge. Mais il nous faudra encore plus d’une heure de marche pour l’atteindre.

Une belle journée, bien remplie et particulièrement exigeante.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J9 – Refuge du Grand Bec – Refuge de Plaisance

+ 1045 m / – 1277 m 14.6 km – Bivouac

Réveil à 6 heures, petit-déjeuner, puis départ à 7 heures. Il a presque gelé durant la nuit, mais le ciel est dégagé. La première partie de l’itinéraire se déroule toutefois à l’ombre.

Nous remontons vers le col situé sous l’aiguille de Méribel. Le sentier reste vertigineux et certains passages particulièrement exposés sont sécurisés par des chaînes. Nous avançons avec prudence. Cat, elle, prend le temps d’admirer quelques edelweiss.

Nous atteignons environ 2 700 mètres d’altitude, où une nouvelle perspective s’ouvre devant nous, avec de nouveaux sommets à découvrir. La descente commence sur un névé, puis les rochers reprennent rapidement leurs droits. Après quelques centaines de mètres, nous faisons une courte pause. C’est alors que j’aperçois deux chamois en contrebas.

Nous passons devant le refuge du Plan des Gouilles, puis entamons une descente interminable jusqu’au point bas, à 1 475 mètres : près de 1 300 mètres de dénivelé négatif. Heureusement, le vent atténue la chaleur.

Nous remontons ensuite le long d’un torrent. Nous déjeunons à l’ombre d’un mélèze, sur un banc, avant de repartir à l’assaut du versant. Le sentier longe de belles cascades et nous mène progressivement vers notre refuge, au terme d’une remontée de 700 mètres.

Il est 15 heures lorsque nous arrivons enfin, après huit heures d’effort au refuge de Plaisance. Une douche, puis une bière installés dans les chaises longues, face à une magnifique vue sur les sommets glaciaires du Grand Bec et de la pointe du Vallonnet. Le refuge est aussi sur l’itinéraire du tour du Vallaisonnay.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J10 – Refuge de Plaisance – Refuge du Mont Pourri

+ 797 m / – 611 m 14,2 km – Bivouac

Nous sommes déjà au dixième jour du trek. Le ciel est parfaitement dégagé, une première depuis le début du voyage : jusqu’ici, les journées étaient belles, mais des nuages se formaient presque toujours autour des sommets.

Ce matin, l’air est particulièrement frais. Après un bon petit-déjeuner, nous quittons le refuge à 8 heures. Situé à 2 176 mètres, il nous faut d’abord suivre un sentier qui s’élève progressivement jusqu’au Plan Séry, une vaste zone plane qui ressemble à un ancien lac asséché.

Nous la traversons, puis reprenons notre ascension vers le col du Plan Séry, à 2 609 mètres. Après le col, nous entamons la descente avant de bifurquer pour rejoindre le GR5.

Le sentier nous offre alors une vue magnifique sur la vallée, avec le lac de la Plagne en contrebas, dominé par le dôme de la Sache et le mont Pourri. Le panorama est époustouflant.

Grand Tour du Parc National de la Vanoise

Nous poursuivons la descente par le GR5, en laissant le lac sur notre gauche. Cette portion nous est familière : nous l’avions déjà parcourue une semaine plus tôt, lors de notre arrivée.

Nous descendons jusqu’à une bifurcation indiquant encore deux heures de marche jusqu’au refuge. Le sentier s’élève alors de nouveau. Sur le versant, les cascades se succèdent. Nous passons au-dessus de l’une d’elles, puis nous arrêtons pour déjeuner.

La vue sur la vallée est magnifique, avec, en toile de fond, l’aiguille des Aimés.

Nous reprenons ensuite notre ascension, accompagnés par la présence discrète d’un unique lis martagon. A 15h nous sommes au refuge avec un espace pour bivouac. Une bière récompense cette magnifique journée.

Lys martagon, Grand Tour du Parc National de la Vanoise

J11 – Refuge de Plaisance – Les Arcs 1800

+ 234 m / – 864 m 10 km – Bivouac

Voilà, notre Grand Tour du Parc national de la Vanoise est terminé. Après une nuit agitée, sans doute en raison de l’excitation, nous partons à 7 h 45 en direction des Arcs 1800.

Nous remontons une piste forestière à l’ombre, sous un ciel bleu légèrement moutonné. Dès que nous atteignons le col, la station et ses remontées mécaniques apparaissent. C’est le retour à la civilisation.

Nous redescendons ensuite en empruntant pistes et chemins jusqu’à notre hébergement. Nous avons choisi de passer une dernière nuit aux Arcs afin de prendre, le lendemain, le bus puis le funiculaire pour rejoindre Bourg-Saint-Maurice.

Ce fut un beau périple. Les refuges nous ont permis de rencontrer des personnes intéressantes et de partager de bons moments tout au long de l’itinéraire.

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narbe
Trekkeurs avec ma compagne depuis de nombreuses années en France et ailleurs en bivouac.

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