Loin de la foule qui parcourt le sentier Stevenson, Le GR® de Pays le Cévenol constitue une alternative plus sauvage et confidentielle pour qui veut découvrir les Cévennes, entre hautes terres de la Margeride et garrigues du Gard. En une centaine de kilomètre, le sentier traverse la mémoire dense de cette région, des châtaigneraies nourricières aux terrasses en pierre sèche taillées à flanc de vallon, des églises romanes à l’histoire des camisards. Suivez-nous sur ce parcours isolé, pour lequel nous avons eu un véritable coup de cœur !
J1 : La Bastide-Puylaurent – Saint-Laurent-les-Bains
+ 229 m / – 412 m 8,1 kmNous descendons à la gare de La Bastide Puylaurent, là où débute le sentier Le Cévenol. Nous sommes aux confins du plateau de la Margeride et des premières Cévennes. Après quelques kilomètres de sentier forestier, le paysage s’ouvre sur des vagues de collines boisées, entaillées de profonds vallons, ce sont les vallées cévenoles. Le sentier descend parmi les genêts jusqu’à une tour qui domine Saint-Laurent-les-Bains, puis plonge jusqu’au cœur du village. Sur la place principale coule une source d’eau naturellement chaude, dont les bienfaits sont exploités dans les thermes voisins. Nous plantons la tente un peu plus loin, dans la châtaigneraie, et c’est bercés par l’aboiement d’un chevreuil quelque part dans les frondaisons que nous glissons dans le sommeil.
J2 : Saint-Laurent-les-Bains – Montselgues
+ 806 m / – 628 m 17,5 kmLe sentier à flanc de relief suit des châtaigneraies anciennes, reliées aux hameaux par de jolis chemins empierrés. Une couleuvre à échelon profite de la douceur d’un soleil peu à peu voilé par des nuages sombres qui envahissent le ciel. Une profonde entaille dans le relief : ce sont les gorges de La Borne. On franchit le cours d’eau facilement grâce à la passerelle du Péril. Quiconque connaît la violence des crues cévenoles comprendra facilement le nom. Une courte pause sur les berges nous réserve une belle surprise. Sur une dalle de schiste chauffée par les derniers rayons de soleil, une Philaeus chrysops fait le guet. Cette araignée sauteuse, parée d’un abdomen rouge sang et d’un céphalothorax noir brillant, est l’une des plus belles de nos contrées. Fascinant de penser que les scientifiques lui attribuent une acuité visuelle parmi les plus exceptionnelles du monde animal. Que se dit-elle, en regardant de ses huit yeux, l’hurluberlu qui la photographie ? Nous continuons notre chemin après avoir re-rempli nos gourdes à la rivière. Nous traversons ensuite de petits villages, Hubac, Laval-Daurelle aux maisons de schiste pleines de charme. Dans les arbres alentours, un coucou lance son appel.
C’est en quittant Laval que tombent les premières gouttes et que les brumes gagnent le paysage. Nous poursuivons par un chemin qui pénètre dans une gorge sauvage. Taillé à flanc, le sentier épouse le relief jusqu’à atteindre le fond du vallon. Il nous faut à présent traverser de grandes dalles de schiste rendues glissantes par la pluie, franchir le torrent puis grimper raide dans la châtaigneraie. Un col nous fait basculer sur la Serre de Teste-Rouge. Le site est connu pour son observatoire aux vautours, mais nous ne verrons que les silhouettes de quelques alisiers monumentaux qui s’esquissent dans les brumes noyant cette crête de plus de mille mètres d’altitude. Les brumes se transforment en pluie franche et nous atteignons bientôt Montselgues, village de schiste que l’on devine plus qu’on ne le voit dans l’écharpe de nuages bas. Le temps d’un coup d’œil au portail de la jolie église romane, et nous filons chercher un abri pour la nuit dans les bois qui bordent le village.
J3 : Montselgues – Saint-Jean-de-Pourcharesse
+ 530 m / – 1120 m 20 kmLes nuages semblent avoir perdu la bataille durant la nuit et c’est avec quelques rayons de soleil que nous entamons la descente dans le vallon du ruisseau de Montselgues, qui bientôt conflue avec celui de Thines. Nous progressons sur un sentier agréable, traversant alternativement des landes ouvertes et lumineuses, ponctuées de genêts en fleurs et des sous-bois de chênes et de châtaigniers, où la pénombre crée une étrange ambiance feutrée. Les bruants jaunes, profitant d’une météo de plus en plus radieuse, reprennent leur ritournelle dans les landes. Quelques maisons à flanc d’anciennes cultures en terrasse, un torrent bien vif pour remplir nos gourdes : nous voici au hameau de Tastevin.
En cheminant sur le versant sud et passant sous la cote des 500 mètres, le paysage change, les chênes verts, typiques de la végétation méditerranéenne, s’imposent. Une fauvette passerinette https://xeno-canto.org/791461 égraine son chant sans se préoccuper de notre passage. Un pont de pierre enjambe le lit profond d’un ruisseau et nous conduit au village perché de Thines. Quelques marches raides nous mènent au pied du portail sculpté de l’église Notre-Dame. Construite au XIIe siècle, elle témoigne de cette époque où l’essor des pèlerinages et l’exploitation de mines de métaux précieux permirent le financement d’édifices cultuels remarquables, tandis que la généralisation de la culture du châtaignier offrait des ressources alimentaires suffisantes à une population croissante. Mais l’exode rural a, depuis, profondément modifié le visage de la région et c’est sur des chemins rarement fréquentés, parmi des cultures en terrasses abandonnées, que nous poursuivons.
Zigzaguant dans un vallon sauvage, le sentier gagne lentement de l’altitude, multipliant les vues exceptionnelles sur les vallées encaissées du Chassezac et de Thines au premier plan, le massif du Tanargue qui les domine au nord-ouest et le sommet lointain du Mont Lozère qui ferme l’horizon. C’est sans doute au Ranc de Rode, à près de 900 mètres d’altitude, que la vue est la plus spectaculaire, offrant même de belles observations de vautours fauves luttant contre un vent fort et glacial. Nous y faisons notre pause pique-nique, après avoir enfilé bonnets et doudounes. Le sentier entame bientôt la redescente vers un nouveau vallon. Au fond, quelques patous faisant du zèle nous obligent à un pénible et prudent contournement du troupeau de brebis, à travers une lande de genêts encore trempée des dernières averses. Plus loin, un chemin longe un cours d’eau et nous mène à Saint-Jean-de-Pourcharesse, terme officiel de cette étape. Pour notre part, il nous faudra batailler un peu avec le relief et la végétation dense pour trouver un coin de bivouac acceptable.
J4 : Saint-Jean-de-Pourcharesse – Les Vans
+ 325 m / – 585 m 15,5 kmLa chaleur des premiers rayons de soleil fait grimper la température dans la tente et nous tire du sommeil. Nous savourons quelques gorgées d’un thé à la vanille brûlant, une poignée de mélange gourmand de pistache et de pépites de chocolat blanc, puis démontons le camp. Contrairement aux nuits précédentes, il n’a pas plu cette fois, et nous rangeons la toile de tente bien sèche, un peu plus légère, dans le sac. Hormis quelques raidillons, le sentier n’est que descente jusqu’aux Vans. Les chants flûtés des huppes, invisibles dans les vergers, signalent notre entrée dans un paysage plus ouvert, où les oliveraies commencent à se mêler aux châtaigniers.
Nous traversons les hameaux des Fabres, de Champmajour puis de Chambonas à l’architecture typique. Quelques bâtisses hautes, anciennes magnaneries, témoignent d’une autre activité importante de la région : l’élevage du ver à soie, dont la matière première alimentait l’industrie des soieries lyonnaises. Quelques mûriers, dont les feuilles nourrissaient les chenilles, ornent encore les places des villages comme des vestiges discrets d’une économie disparue. Nous voici déjà aux portes des Vans, l’agglomération la plus importante de ce GR® de Pays, dont le centre historique mérite qu’on y flâne un peu. C’est pour nous aussi l’occasion d’une nuit en dur, d’un repas gourmand et de quelques courses pour la suite.
J5 : Les Vans – Malbosc
+ 850 m / – 490 m 18 kmAprès nous être accordé une bonne pause aux Vans, nous reprenons le chemin sous un ciel gris et quelques gouttes de pluie. Le sentier grimpe rapidement sur des dalles de schiste qui laissent bientôt la place au calcaire. Le paysage s’en trouve aussitôt transformé : les châtaigniers quittent la scène, tandis que des maisons de pierre sèche, très claires, succèdent à celles plus sombres des jours précédents.
Non loin du hameau de Brahic, la vue s’ouvre sur des collines qui semblent se succéder jusqu’à l’infini, sensation renforcée par l’uniformité d’un paysage couvert de pins. Le sentier traverse un vallon qui abrite quelques-uns des derniers pins des Cévennes, sous-espèce endémique du pin noir, autrefois très répandue dans le bassin méditerranéen, où elle composait avec les chênes méridionaux des écosystèmes aujourd’hui en forte régression, menacés par la sylviculture. Malgré l’atmosphère orageuse et lourde, nous avançons d’un bon pas et atteignons rapidement Sabuscles puis Malbosc, à quelques kilomètres duquel nous trouvons un coin de bivouac où coule une source. La tente est vite installée et nous nous glissons dedans pour échapper à l’averse et au vent glacial qui nous gagnent brutalement.
J6 : Malbosc – Génolhac
+ 810 m / – 850 m 21,5 kmVoici déjà la dernière étape du GRP le Cévenol. La température a plongé la nuit et flirté avec le gel, rendant le lever un peu plus lent qu’à l’accoutumée. Un bon thé aux épices, un mélange gourmand de fruits secs, quelques cuillères de crème de marron et nous voici prêts. Le sentier s’engage sur la longue échine de la crête de Loubière. À de belles ambiances forestières succèdent brièvement des atmosphères plus aériennes et rocheuses, avec de magnifiques panoramas sur la vallée de la Cèze.
Un circaète, magnifique rapace chasseur de serpents, scrute les clairières dans un impressionnant vol sur place. Le col du Péras marque la fin de la crête et ouvre la descente vers le hameau des Bouchets. Sur le relief aménagé en terrasses, un rucher conservatoire témoigne de l’importance historique du châtaignier dans la région : ses fruits nourrissaient les hommes, ses feuilles les troupeaux, son bois chauffait et permettait la construction des toits, tandis que ses troncs évidés accueillaient les colonies d’abeilles noires dont on exploitait le miel. Ce sont ces ruches traditionnelles que nous pouvons admirer ici.
Nous marquons la pause de midi quelques kilomètres plus loin, peu après Charnavas, avec la vue sur le dernier vallon à franchir. Et nous le franchissons dans un déluge de pluie et de grêle mêlées, dans le grondement du tonnerre qui rebondit sur le relief comme un roulement de tambour pour saluer nos derniers kilomètres. Puis, presque aussi brutalement qu’il était apparu, l’orage s’efface. Nos derniers pas se font sous un ciel redevenu clair. Génolhac, terme de notre GR® de Pays le Cévenol, s’offre à nos regards avec le Mont Lozère qui le couronne, comme une invitation à poursuivre ce voyage en Cévennes.
Informations pratiques
Comment s'y rendre ?
Le départ, la Bastide-Puylaurent, est desservi par la ligne ferroviaire Clermont-Ferrand/Nîmes, ce qui le rend facilement accessible en train depuis Lyon, Paris ou Montpellier avec une correspondance à Clermont-Ferrand ou à Nîmes.
Génolhac est sur la même ligne ferroviaire, ce qui simplifie considérablement la logistique et permet d’éviter tout recours à la voiture, toute navette fastidieuse. C’est un confort assez rare pour un GRP linéaire.
Topoguides et cartes
Pas de topo-guide pour cet itinéraire mais une topocarte “Cévenol et Tanargue – Au cœur des Cévennes d’Ardèche” qui combine carte de l’itinéraire au 1:50 000 et ressources en ligne pour préparer son itinéraire.
Les cartes IGN Topo 25 n°2738SB, 2739OT, 2838OT et 2839OT vous seront nécessaires si vous souhaitez couvrir le tracé de cartes papier complémentaires à votre application de navigation. Pour notre part, nous avons utilisé l’application Wetrek, simple d’utilisation et qui permet de télécharger préalablement les fonds de cartes pour économiser la batterie du smartphone.
Zones protégées
L’itinéraire traverse partiellement des communes figurant dans l’aire d’adhésion du Parc National des Cévennes
Difficulté de l'itinéraire
Avec un peu plus de cent kilomètres et près de 4000 mètres de D+ et D-, sur 6 étapes, le GRP le Cévenol se situe dans la catégorie des randonnées itinérantes accessibles à des randonneurs entraînés. Le profil de terrain est très vallonné, avec quelques descentes raides dans les gorges et des remontées soutenues en versant opposé mais l’essentiel se situe sur des sentiers confortables.
Les terrains les plus délicats sont les dalles de schiste mouillées, particulièrement glissantes sous la pluie. Il faut également noter que certaines brèves portions ont pu souffrir de ravinement suite à des épisodes cévenols. Un bon maintien de cheville et des bâtons sont fortement recommandés.
Le balisage GRP (bandes jaunes et rouges) est globalement fiable mais pas toujours constant, certaines portions étant plus intensivement balisées que d’autres. Une carte IGN ou une trace GPS sont donc indispensables.
Quand y aller ?
Le GR® de Pays le Cévenol se prête à la randonnée de la mi-avril à la mi-novembre. Le printemps est sans doute la saison idéale avec de l’eau en abondance, les genêts qui explosent de couleurs sur les landes et la faune, particulièrement active.
L’été installe une chaleur lourde sur les versants sud et dans les gorges basses, rendant les journées éprouvantes. Il faudra donc démarrer tôt le matin, prévoir de passer les heures les plus chaudes à l’ombre des châtaigniers et prévoir de l’eau en conséquence.
L’automne offre des lumières magnifiques. Mais il faudra composer avec le risque d’épisodes cévenols, phénomènes météorologiques violents qui peuvent rendre certains cours d’eau impraticables dès les premières pluies d’automne. Sans oublier la chasse, qui ne manquera pas de vous priver de la quiétude et des observations de la faune que vous pourriez espérer.
Avec qui partir ?
le GRP le Cévenol ne figure pas aux catalogues des agences spécialisées, ce qui participe de son charme confidentiel. Vous pouvez néanmoins contacter des opérateurs locaux comme Massif Central Randonnées ou Sud Randos pour construire une offre à la carte, sur ce tracé précis.
Le GR® de Pays le Cévenol est un parcours que l’on peut envisager sans recours à un guide ou accompagnateur dès lors qu’on a un expérience suffisante de la randonnée itinérante et un bonne capacité de lecture de carte. Le tracé est en effet balisé, mais certains secteurs demandent une attention soutenue.
Où dormir ?
En dur ?
L’itinéraire traverse des zones très faiblement peuplées. L’offre en hébergements (gîtes d’étape, chambres d’hôtes, hôtels) est très limitée, hormis aux Vans et à Génolhac. Attention, pour l’étape à Malbosc, les hébergements se situent hors du tracé.
En bivouac ?
Le GRP le Cévenol traverse le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, où la pratique du bivouac “léger” est généralement tolérée, dans le respect des règles habituelles. Nous n’avons pas hésité à demander conseil et autorisation aux habitants qui nous ont toujours répondu positivement. C’est d’autant plus important à Malbosc où un arrêté municipal réglemente la pratique et Génolhac où s’appliquent les règles du Parc National des Cévennes. Nous avons parcouru le GR® de Pays Le Cévenol en bivouac, c’est donc techniquement possible. Mais il faut être conscient que l’exercice s’adresse plutôt à des pratiquants expérimentés. Ne comptez pas sur un choix d’emplacements varié, encore moins sur des sites “instagrammables”. Ici les pentes raides, les zones buissonnantes et les bogues de châtaignes restreignent terriblement le choix et il ne faudra pas faire la fine bouche quand un emplacement correct est disponible. Seul l’un de nos emplacements était à proximité d’un point d’eau, il faudra donc bien anticiper les besoins.
S’approvisionner en eau et nourriture ?
L’Ardèche cévenole est un territoire bien irrigué, et les sources, ruisseaux et torrents sont nombreux sur le parcours. Les points d’eau sont suffisamment fréquents pour éviter de porter de grandes réserves, à condition de posséder un système de traitement de l’eau. Relisez nos conseils pour traiter et filtrer l’eau en randonnée.
A contrario, en matière de nourriture, l’itinéraire n’est guère généreux. La plupart des gîtes et chambres d’hôtes vous proposeront repas et pique-nique. Mais en dehors de cette solution, les villages traversés étant pour l’essentiel des hameaux sans commerce, il vous faudra porter votre nourriture entre la Bastide Puylaurent et les Vans, puis les Vans et Génolhac. Les Vans est en effet le seul point de ravitaillement disposant d’épicerie, boulangerie, supérette …
Quelles précautions de sécurité et de santé ?
Bien que traversant des secteurs assez isolés et d’une couverture de réseau téléphonique très variable d’un opérateur à l’autre, l’itinéraire est très bien couvert par le croisement des offres des différents opérateurs. Appeler, si besoin était, le 112 ne devrait donc pas poser problème sur l’itinéraire. Notez cependant que des variations de couvertures peuvent être induites localement pour des raisons techniques ou météorologiques. L’itinéraire est, par ailleurs, très peu fréquenté encore. N’hésitez pas, a fortiori, si vous randonnez seul, à signaler votre parcours à un proche avant le départ et convenez d’un protocole de contact.
Les orages des Cévennes peuvent être d’une violence extrême. Ils se forment rapidement et se transforment en déluge en quelques minutes, nous l’avons constaté lors de notre dernière étape. Consultez la météo chaque matin et adaptez votre programme si besoin. Sur les crêtes exposées, repliez-vous en cas d’annonce orageuse. En cas de fortes pluies, des phénomènes localement importants de ravinement affectent les sentiers et certains cours d’eau peuvent devenir impraticables très rapidement. Le nom de la passerelle du Péril, sur la première étape, ne doit rien au hasard. Ne considérez pas ces conditions à la légère !
Réservez une attention particulière aux secteurs de pâturage avec troupeaux de brebis : la présence de chiens de protection (patous) impose de grands détours prudents autour des animaux.
La région est concernée par la présence de tiques porteuses de borréliose de Lyme et par la tique géante Hyalomma marginatum, vectrice des fièvres hémorragiques de Crimée-Congo. Les précautions d’usage pour les maladies véhiculées par les tiques restent essentiellement de porter des chaussures fermées, des vêtements longs. On glissera le pantalon dans les chaussettes pour traverser les zones de végétation dense et on s’examinera le soir pour retirer les tiques le plus rapidement possible. En effet, plus la tique reste longtemps en place et plus le risque de maladie augmente.
Vous ne trouverez pas d’autre pharmacie que celle des Vans, cela impose de prévoir une pharmacie personnelle en conséquence, avec les éléments qui vous sont nécessaires.
Quel équipement prévoir ?
Le traditionnel système trois couches vous permettra de vous adapter aux variations météo. On le complètera avec une petite doudoune, bonnet et gants légers même en été, les variations de température pouvant être importantes en altitude. L’absence de terrain technique vous permettra de choisir chaussures de randonnée tiges hautes ou basses en fonction de vos préférences personnelles. Au printemps/été, prévoyez un chapeau, des lunettes de soleil et de la crème solaire. Une gourde de bonne capacité est indispensable si vous optez pour le bivouac.
Avec un chien
Aucune réglementation ne s’oppose à parcourir le GRP Le Cévenol avec son chien. Quelques points de vigilance sont à noter. A commencer par la présence de chiens de protection de troupeaux, réalité à laquelle vous serez inévitablement confronté et qui impose une bonne connaissance des attitudes à adopter (large contournement chien en laisse, …).
Notez également que le terrain (végétation dense, sols caillouteux, …) est assez propice aux rencontres reptiles/chien. On ne peut que vous conseiller de passer devant et s’assurer que votre compagnon ne quitte pas le sentier.
Enfin, le sol peut être assez agressif pour les coussinets de votre compagnon à quatre pattes (schistes coupants, épines des bogues de châtaignes). Un check méticuleux des pattes en fin de journée est indispensable pour repérer les petits bobos et les traiter à temps. Le check permettra également de s’assurer de retirer d’éventuelles tiques.
Relisez nos conseils pour randonner avec son chien.
Voyager responsable ?
- Transports : Se rendre sur place en train plutôt qu’en voiture réduit significativement les émissions de CO2. Comparez vos émissions grâce au calculateur de l’ADEME
- Faune-flore : Les Cévennes abritent une faune et une flore remarquables que le GR® de Pays le Cévenol offre de nombreuses occasions d’observer : vautours fauves sur les crêtes ouvertes, circaète Jean-le-Blanc chassant en vol sur place au-dessus des clairières, bruants jaunes et fauvettes passerinettes dans les garrigues basses, couleuvres à échelons et de Montpellier sur les dalles chaudes, chevreuils aux aurores dans les châtaigneraies, … Cette richesse appelle la discrétion, à ne pas approcher la faune, ne pas faire de feux, garder vos chiens sous contrôle et à ne pas cueillir la flore sauvage. Ce sont des règles de base pour profiter durablement de la nature. Amener avec soi une paire de jumelles pocket accroît les chances d’observations et minimise les interactions négatives. Découvrez nos conseils pour bien choisir ses jumelles de randonnée.
- Déchets – Pollution : On ne va pas vous faire l’affront de vous rappeler qu’on ramène tous ses déchets. Tous, y compris ceux dits biodégradables. D’une part parce que certains contaminants (pesticides, cires plastiques pour faire briller les fruits, additifs des charcuteries, …) sont indécelables et ont plus leur place dans des centres de traitement de déchets où ils sont monitorés. D’autre part parce que la présence de ces restes peut perturber le comportement des espèces animales avoisinantes et transmettre des maladies.
- Concernant les besoins naturels, il n’y a pas de toilettes sèches sur cet itinéraire. On s’éloigne donc d’au moins cent mètres des points d’eau pour faire ses besoins. On creuse un trou pour enterrer ses matières fécales et on emporte son papier toilette dans un ziploc. On peut, éventuellement, enterrer le papier mais attention de ne pas le brûler, le risque d’incendie est vite élevé dans la région.
- La pollution par dispersion des composants nocifs des crèmes solaires fait l’objet d’une préoccupation croissante, non seulement pour l’environnement mais également pour la santé humaine. Il n’existe pas, quoiqu’en disent les marques, de crème solaire idéale ou “protégeant les océans” ! Quelques conseils permettent de se protéger du soleil en réduisant son impact environnemental : Privilégiez la protection passive (t-shirt manches longues, chapeau, etc.) et ne traitez, avec de la crème solaire, que les zones restant exposées (mains, cou, visage). Privilégiez les produits certifiés bio, à indice de protection élevés et ne nécessitant pas d’application trop régulière et surtout ne vous baignez pas immédiatement après l’application.
Que faire d’autre autour du sentier GRP Le Cévenol ?
Le GRP traverse Saint-Laurent-les-Bains dès la première étape. Réputée depuis l’époque romaine, une source jaillit à 53 degrés, ce qui en fait l’une des plus chaudes de France. Des thermes exploitent les qualités de ces eaux et offrent massages, hammam, jacuzzi. Un luxe mérité pour vos jambes si vous avez entrepris l’itinéraire dans le sens Génolhac – La Bastide ou au terme de votre parcours, Saint Laurent les Bains n’étant qu’à 40 minutes de Génolhac en train et taxi.
Le GR® de Pays le Cévenol longe et franchit plusieurs fois le Chassezac et ses affluents. Ceux qui voudront découvrir cette rivière autrement pourront en descendre les gorges en canoë ou en kayak depuis Les Vans. En aval des Vans, le Chassezac se mue en gorges navigables, la rivière filant entre de hautes falaises calcaires, dans un canyon spectaculaire où langues de sable et dalles rocheuses invitent à la halte et à la baignade. La descente dure au minimum deux heures pour un parcours de 7 km, avec navette retour incluse. Un beau complément à la randonnée, pour qui dispose d’une journée supplémentaire aux Vans.
Aux Vans, on ne peut que vous conseiller de faire halte au restaurant Le Melting Pot. Vous y trouverez une équipe sympathique et dynamique qui propose une cuisine de terroir gourmande et généreuse. Des traditionnelles planches – traditionnelles mais dont la composition est soignée et avec une grande attention portée aux produits, provenant des alentours ardéchois – jusqu’aux plats signatures, ris aux morilles, burgers, … tout est délicieux !
À un peu plus d’une heure à pied des Vans, le bois de Païolive est un des sites naturels les plus singuliers de l’Ardèche méridionale : un chaos de rochers calcaires sculptés aux formes animales et humaines, traversé de sentiers de découverte. Un détour très accessible depuis Les Vans, idéal pour prolonger son séjour dans la région.
Côté culture, l’église romane de Thines, que vous aurez traversée au fil du GRP, mérite qu’on s’y attarde. Classée monument historique, elle est considérée comme l’un des joyaux de l’art roman méridional. À Génolhac, terme du parcours, l’histoire des Camisards et de la guerre des Cévennes qui embrase la région à la fin du XVIIe siècle est partout présente. Le Musée du Désert, à Mialet (à une vingtaine de kilomètres), est la référence pour comprendre ce chapitre fondateur de l’histoire protestante française
En savoir plus ?
L’Office de Tourisme Cévennes d’Ardèche est le principal interlocuteur pour la préparation de votre séjour sur le GR® de Pays le Cévenol. Son site, cevennes-ardeche.com, propose le descriptif complet des étapes, des listes d’hébergements à jour et des informations pratiques sur les activités de la région
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