La Grande Traversée des Volcans d'Auvergne (GTVA) est un itinéraire récemment balisé, né de la volonté d’unir les monts Dômes aux monts du Cantal, en passant par les monts Dore, les plateaux du Cézallier et de l’Artense. En points d’orgue de ce parcours, l’ascension des trois sommets auvergnats, Puy de Dôme, Sancy et Puy Mary. Pour pousser l’idée jusqu'au bout, nous avons décidé d’y ajouter le Plomb du Cantal et de terminer à Murat, classée petite ville de caractère. Au total 12 à 13 étapes, parcourues principalement en itinérance-bivouac et dont voici notre récit.
J1 : Font de l’Arbre – Neuville (près d’Orcival)
+ 767 m / – 689 m 21 kmAprès une soirée passée à découvrir le charme du vieux Clermont-Ferrand (et savourer notre première truffade), nous rejoignons le tracé de la GTVA en bus de ville, au hameau de Font de l’Arbre. L’itinéraire officiel démarre à Chamalières mais notre option nous épargne quelques kilomètres de zone urbaine et périurbaine, d’autant moins attirants que les températures de cette mi-juillet flirtent avec les 30°C.
Peu après la Font de l’Arbre le sentier se glisse dans un sous-bois de hêtres et s’attaque aux pentes du Puy de Dôme. C’est par le versant Nord que nous gravissons les six cents mètres de dénivelés qui nous offrent nos premiers panoramas sur la chaîne des Puys. Le Puy Pariou, reconnaissable à son sommet dénudé, de couleur ocre, se mêle au bataillon de sommets moins faciles à identifier, Cliersou, Grand Suchet ou Puy des Goules. Au Sud, de nombreux cônes volcaniques plus modestes et couverts de forêts, ponctuent le tracé de notre parcours qui nous mène au village de Laschamp. C’est là que s’arrête la première étape officielle.
Mais nous sommes en juillet, le jour se couche tard et notre longue pause hamac de midi nous a bien reposés. Nous décidons de pousser un peu plus loin. Le sentier quitte le sous-bois et traverse un petit plateau herbeux au pied du Puy de Pourcharet. La beauté du lieu nous incite à planter la tente, mais nous manquons d’eau. Nous redescendons donc jusqu'au hameau de Recoleine et de poser le bivouac dans un pré fauché non loin.
J2 : Neuville (près d’Orcival) – lac de Guéry
+ 914 m / – 581 m 21,4 kmSix heures du matin. Les croassements de jeunes corneilles harcelant leurs parents pour obtenir de la nourriture nous tirent de nos duvets. Un chevreuil se laisse admirer non loin pendant notre petit déjeuner composé d’un mélange de fruits séchés et de thé.
C’est un paysage vallonné, bocager, que nous traversons avant d’atteindre les premiers points de vue sur Orcival, niché au fond de son vallon. Le tracé officiel contourne, de façon incompréhensible, le cœur du village. Le suivre serait se priver du spectacle d’un joli village et surtout d’une des plus belles églises romanes d’Auvergne, basilique originale par son architecture, ses décors extérieurs et intérieurs et les chaînes et boulets accrochés sur sa façade, ex-voto de prisonniers qui vinrent ici en pélerinage. Le sentier quitte le village par un raidillon qui nous conduit rapidement au lac volcanique de Servières. C’est là, à l’ombre de grands frênes, et sous le regard curieux d’un écureuil, que nous tendons les hamacs pour une longue pause à l’abri du soleil de midi.
Notre itinéraire continue par une rude grimpée sous les épicéas. Les sacs, bien chargés de l’équipement du bivouac et des repas des prochains jours, tirent sur les épaules. Nous voici enfin au sommet du Puy de Combe Perret, puis nous rejoignons le bord effondré du Puy de l’Aiguiller. Le sentier se fraie un chemin dans une marée de fleurs gigantesques, grandes épilobes roses et laitues bleu-ciel. Nous voici au pied du Puy de l’Ouïre, la vue s’ouvre sur les mythiques Roches Tuillière et Sanadoire. La longueur et les dénivelés de l’étape commencent à se faire sentir, la dernière descente met les pieds à rude épreuve quand enfin nous atteignons notre bivouac au bord du lac de Guéry.
J3 : Lac de Guéry – Mont Dore
+ 578 m / – 765 m 17 kmAprès un petit déjeuner pris face aux brumes qui se lèvent sur l’eau, nous contournons le lac avant d’entamer la traversée d’un vaste plateau herbeux. De vieux burons, ces fermes d’alpage d’Auvergne, témoignent d’un pastoralisme presque disparu aujourd'hui. Sous les chants des alouettes et des pipits, nous entamons l’ascension du Puy Gros d’où la vue s’ouvre, en bas, sur la vallée de la Dordogne et la Bourboule, au loin sur le massif du Sancy. Le sentier rejoint alors un col au pied de la Banne d’Ordanche avant de descendre dans la vallée. Nous faisons halte cette nuit à Mont-Dore. L’occasion est trop belle de reprendre quelques forces avant la grosse étape du lendemain.
J4 : Mont Dore – Picherande
+ 1065 m / – 950 m 24 kmHuit heures du matin, pause au pied du Capucin, ce rocher qui domine Mont- Dore. Cela fait déjà une bonne heure que nous marchons, les sacs lestés de trois litres d’eau chacun. L’étape du jour, en crête, ne laisse pas de possibilités d’approvisionnement en eau avant longtemps. Vers 1400 mètres d’altitude, le couvert forestier laisse peu à peu place aux prairies sommitales, piquetées d’innombrables grandes gentianes en fleurs.
D’abord orienté plein Sud et parcourant une crête sage, le parcours s’infléchit Est, Sud-est sur une crête plus aiguë. Le col d’Enfer se franchit par quelques passages nécessitant les mains puis une minuscule main courante. Et nous voici au pied des 864 marches de bois qui nous permettent de rejoindre le sommet du Sancy. 1885 mètres d’altitude, le sommet de l’Auvergne est une étape symbolique sur notre Grande Traversée des Volcans d'Auvergne. La foule qui se presse au sommet, pour l’essentiel arrivée par le téléphérique, nous pousse à rechercher le calme plus loin, passé le col de Couhay. De là, le panorama embrasse le Cézallier et, à l’horizon, les reliefs cantaliens.
Nous faisons une pause dans les pentes du Cirque de la Fontaine salée d’où nous pouvons retracer, à l’horizon, l’itinéraire parcouru aujourd'hui : Capucin, Puy de Clièrgue, Puy Sancy. Notre filtre Quickdraw nous permet de refaire nos provisions d’eau dans un petit ruisseau avant de terminer cette longue étape non loin du village de Picherande.
J5 : Picherande – Égliseneuve d’Entraigues
+ 277 m / – 471 m 17,6 kmTrois geais, qui semblent avoir bien compris l’intérêt que peuvent présenter des randonneurs au bivouac, surveillent chacun de nos gestes tandis que nous plions le camp. Pas de chance pour eux, l’étape d’hier a aiguisé nos appétits et nous ne partagerons pas le moindre de nos fruits secs. Ce serait, en plus, leur rendre un bien mauvais service !
Notre journée commence par longer un ruisseau lové dans un joli vallon. Gagnant un peu de hauteur, nous tombons sur la cascade de la Barthe dont les eaux coulent des pentes du Sancy. La vue s’ouvre sur un plateau ponctué de grandes tourbières, l’occasion d’admirer grassettes et droséras, ces drôles de plantes carnivores qui cherchent, dans le corps des insectes qu’elles piègent, l’azote qui manque dans le sol humide et acide.
Nous marquons la pause de midi non loin du lac volcanique de Chauvet. Nos espoirs de remplissage de gourdes et de bains de pieds tombent à l’eau. Le site est privé et le propriétaire s’est approprié l’accès au bord de l’eau. On est ici bien loin du droit à la nature des pays nordiques !
Les premières gouttes annonciatrices d’un changement de météo nous amènent à nous remettre en chemin plus tôt que prévu. Les nuages d’orages s'amoncellent et c’est sous un ciel plombé que nous poursuivons dans un paysage de bocage lâche. Dans une prairie au bord du chemin, un renard se laisse admirer. Nous sommes “à bon vent” et, parfaitement immobiles, l’observons à la jumelle s’approcher de nous peu à peu. Finalement méfiant de nos silhouettes inhabituelles, il décide de regagner la protection de la haie.
Voici enfin Égliseneuve d'Entraigues, nous avions prévu de bivouaquer un peu plus loin mais l’annonce de violents orages pour la nuit nous convainc de dormir au gîte d’étape (à moins que ce soit la perspective d’un plateau de fromage…).
J6 : Égliseneuve d’Entraigues – Condat
+ 209 m / – 454 m 13 kmC’est dans un fracas d’éclairs et sous le martèlement de la grêle que s’achève notre petit déjeuner, confirmant le bon choix de la veille. Une accalmie de quelques heures nous permet de rejoindre, entre prairies et tourbières, le terme de notre étape du jour, Condat. C’est non seulement notre étape du jour mais le milieu de notre itinérance et l’endroit où nous avons prévu de marquer une journée de repos, notre “zero day” comme diraient les thru-hikers américains.
J7 : Condat – Saint Saturnin
+ 789 m / – 386 m 19,8 kmLe sentier se glisse dans une petite vallée avant de grimper raide dans le bois de Font Sainte. La température a plongé en dessous des 10°C et le ciel plombé laisse échapper des averses de plus en plus drues et régulières. Le village de Lugarde et son joli gîte d’étape communal accueillent notre pique-nique, à l’abri du vent qui forcit d’heure en heure. Sur la frange du plateau nous savourons cette ambiance “brute”. Un pré de fauche accueille notre bivouac du jour.
J8 : Saint Saturnin – Dienne
+ 275 m / – 345 m 12,3 kmNotre Hilleberg Anaris a vaillamment résisté aux rafales, force 7-8, et aux ondées de la nuit. Nous accueillons avec plaisir le calme du matin et les premières apparitions de ciel bleu pour notre huitième journée sur la Grande Traversée des Volcans d'Auvergne. Une journée à parcourir le plateau d’Artense, immensité d’herbe ponctuée de quelques burons et de troupeaux de vaches Salers. Le chant des alouettes et les trilles des traquets motteux accompagnent notre progression. La silhouette des monts cantaliens se dessine, de plus en plus précisément. En toute fin de journée, le sentier plonge dans la vallée de la Santoire jusqu'au village de Dienne où nous passons la soirée.
J9 : Dienne – Le Claux
+ 698 m / – 735 m 17,7 kmNotre passage en vallée de Santoire n’a duré que le temps d’une nuit. Nous regagnons le plateau dès après le petit déjeuner. Nous foulons à nouveau l’immensité des herbages que rythment quelques troupeaux de Salers. Un raidillon nous conduit au Puy de Niermont, premier volcan cantalien de notre itinéraire d’où nous profitons de la vue sur le Puy Mary et ses voisins. Le sentier s’engage à présent dans une brève descente jusqu'au village du Claux. En fin de journée, le ciel s’obscurcit, l’orage s’installe au-dessus de nous et le fracas du tonnerre nous fait nous féliciter d’avoir choisi de planter notre tente sur le petit camping municipal au lieu des crêtes que nous envisagions initialement.
J10 : Le Claux – Le Falgoux
+ 593 m / – 704 m 14,4 kmC’est sous un ciel nettoyé des nuages de la veille que démarre notre dixième journée. Les prévisions météo sont pourtant sans équivoque, l’embellie ne sera que de courte durée et les orages devraient réapparaître dès le milieu d’après-midi. Le sentier grimpe à travers pâturages et bois jusqu'au pied du Suc Gros. Un petit col nous permet d’accéder à son flanc Ouest, dévoilant de nouveaux panoramas sur la chaîne cantalienne. Les nuages nous rejoignent et c’est dans les brumes que nous franchissons le Pas rouge. Un plateau suspendu, survolé par les silhouettes de grands vautours, s’ouvre alors devant nous. Abrités du vent derrière les ruines d’un vieux buron, nous faisons une courte pause pique-nique avant d’entamer une longue et raide descente jusqu'au village du Falgoux, que nous atteignons sous les premières gouttes.
J11 : Le Falgoux – Le Fau
+ 911 m / – 826 m 17,2 kmAprès les averses diluviennes de la nuit, c’est sous un ciel clair que nous entamons notre journée. De belles ambiances de sous-bois moussu laissent rapidement la place à une rude grimpée jusqu'à un petit col sans nom puis une redescente dans une immense pâture traversée par un joli ruisseau clair. Nous abandonnons les vaches Salers qui y pâturent pour une piste forestière nous menant au buron Violental. Ses murs nous offrent un abri bienvenu contre le vent pour la pause pique-nique que nous prenons avant d’entamer l’ascension du Puy Violent. Produit à la fin de l'histoire du stratovolcan cantalien, il domine, du haut de ses 1516m, un petit plateau que nous traversons avant de descendre tranquillement jusqu'au hameau du Fau. Nous posons le bivouac non loin de là, entre framboisiers, frênes et saules.
J12 : Le Fau – Le Lioran
+ 1236 m / – 1005 m 20,7 kmCette étape est sans doute celle dont nous rêvions le plus. Celle devant nous conduire au sommet du Puy Mary, devant nous offrir une vue unique sur le stratovolcan du Cantal. Une occasion exceptionnelle d’embrasser d’un coup d’œil l’immensité de l’édifice volcanique, grand comme deux fois l’Etna !! Mais les prévisions météo et les brumes bien présentes dès la levée de notre bivouac nous laissent peu d’espoir.
Nous entamons la journée dans une forêt d’épicéas noyée de brumes. Le vent fort et glacial nous surprend à la sortie du bois, alors que nous entamons la raide grimpée vers le col de Redondet. Les lambeaux de brumes dévoilent de rares perspectives sur les sommets. Nous marchons parmi les bruyères en fleurs, prenant le temps de savourer les nombreuses myrtilles mûres à point. A 1600m, l’horizon est définitivement bouché et nous rejoignons le pied du Puy Mary sans même en voir s’esquisser la silhouette. La pluie ne tarde pas à se joindre aux brumes pour nous priver définitivement de tout espoir de voir le paysage jusqu'au terme de l’étape, à Lioran.
J13 : Le Lioran – Murat
+ 950 m / – 1265 m 22,5 kmLes prévisions météo favorables et les premières lueurs de soleil nous convainquent de maintenir le programme de notre dernier jour : rejoindre Murat en passant par le sommet du Plomb du Cantal. Cette étape, c’est la cerise sur le gâteau de notre Grande Traversée des Volcans d'Auvergne. C’est aussi, pour nous, une façon de conclure ce superbe itinéraire par une cité historique de caractère, plutôt que par la laideur d’une station de ski, fruit de l’industrie du tourisme de masse.
Passées les premières centaines de mètres de grimpée dans une forêt d’épicéas, le sentier se poursuit sur une succession d’arêtes herbeuses. Les grandes graminées sont bousculées par un vent bien plus violent que nous ne l'attendions. Les rafales amènent bientôt une cohorte de brumes qui cachent le soleil et occultent peu à peu les sommets. Avec l’effet de vent, la température ne doit guère dépasser les zéro et malgré les efforts pour grimper la pente raide, nous avons vite froid. Les vestes quittent les sacs à dos et nous enfilons également buffs et bonnets. Le constat est sans appel : “la météo s'est plantée !”.
Arrivés au Puy du Rocher, nous voici dans les brumes et la visibilité se réduit à quelques mètres. Par chance, le tracé du sentier est bien marqué, nous n’avons pas de difficultés à rejoindre, par deux petits verrous rocheux équipés de marches métalliques, le Pas des Alpins. La pente s’assagit alors enfin et nous rejoignons le sommet du Plomb, noyé dans le brouillard. La descente, dans de vastes pâturages, nous permet de repasser sous la couverture nuageuse puis de rejoindre le col de Prat de Bouc. Nous profitons des équipements du col pour une bonne pause à l’abri, avant de poursuivre cette longue étape dont nous n’avons pas encore parcouru la moitié des kilomètres. Nous avançons désormais dans la vallée du Lagnon dont nous découvrons quelques jolies cascades.
Perdant du dénivelé et protégés du vent par le relief et la forêt, nous retrouvons enfin des températures plus confortables. Les villages d’Albepierre puis de Bredons marquent notre avancée vers Murat. C'est depuis l'église Saint-Pierre de Bredons, perchée sur un dyke basaltique, qu’apparaît enfin, de l’autre côté de la vallée, la ville médiévale de Murat, point final de notre Grande Traversée des Volcans d'Auvergne.
Notre avis sur la Grande Traversée des Volcans d'Auvergne
On a aimé
- De belles rencontres avec la faune (renards, chevreuils, milans royaux, vautours)
- La diversité des paysages, entre volcans et plateaux, forêts et immensités herbeuses
- La découverte d’un territoire et de son identité culturelle (gastronomie, architecture rurale, …)
- Un itinéraire sur de bons sentiers
- La quiétude d’un itinéraire peu fréquenté (en dehors des Grands sites)
- L'ascension des quatre sommets volcaniques d'Auvergne
On a moins aimé
- Un balisage GTVA qui disparaît dans le Cantal (bien suivre les balises des GR4 et 400 et la trace gpx)
- L’absence de points d’eau potable dans la plupart des villages
- Un accueil randonneurs qui laisse globalement beaucoup à désirer
- L’inexistence de tracé alternatif (variantes GR) pour contourner les sommets cantaliens en cas de mauvais temps et le manque de services de transport en commun sur ces portions.
Grande Traversée des Volcans d'Auvergne – Carnet pratique
Quand y aller ?
Pour celles et ceux qui ne craignent pas les périodes les plus chaudes, l’été est une saison parfaitement envisageable. Bien sûr, la fin de printemps et début d’automne nous semblent être les périodes les plus propices au regard de la météo et d'une fréquentation moindre. Il faudra, néanmoins, hors saison, rester conscient qu'approvisionnement et hébergement peuvent s'avérer plus compliqués.
Comment y aller ?
En train, il faut rejoindre la gare de Clermont-Ferrand. Puis, pour éviter la zone urbaine et péri-urbaine, il est possible de prendre un bus (ligne PDD) depuis la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand jusqu’à Font de l’Arbre (30 minutes).
Pour le retour, il y a une liaison en train Murat-Clermont-Ferrand (1h45).
Avec qui partir ?
Ce sentier ne présente pas de difficulté majeure et peut être réalisé par des pratiquants débutants, sans nécessité d’être accompagné par un guide.
Parcours et difficultés ?
Les étapes officielles, environ 210 km, sont les suivantes :
- Chamalières à Laschamps : 14.9 km – 4h30
- Laschamps au Lac de Servières : 20.9 km – 6h
- Lac de Servières au Mont Dore : 21.5 km – 6h15
- Mont-Dore à Chareire: 19.4 km – 6h
- Chareire à Egliseneuve d'Entraigues : 21.9 km – 6h
- Egliseneuve d'entraigues à Lugarde : 24.5 km – 6h
- Lugarde à Dienne : 21.1 km – 5h30
- Dienne au Claux : 15.6 km – 4h15
- Le Claux au Falgoux : 12.3 km – 3h30
- Le falgoux au Fau : 17.2 km – 5h10
- Le Fau / Le Lioran : 20.7 km – 6h20
Le terrain est sans difficultés techniques. Il s'agit néanmoins d'un itinéraire de montagne et les précautions habituelles (prise de météo, renoncement en cas de conditions dangereuses annoncées, vérification de l'état des sentiers en début de saison, …) s'imposent. Les personnes extrêmement sensibles au vide pourront se sentir mal à l'aise sur quelques mètres, avant le sommet du Sancy, après celui du Puy Mary et avant le Plomb du Cantal. Les passages sont très courts et sans difficulté ni danger objectifs. Dans sa globalité, la Grande Traversée des Volcans d'Auvergne est accessible à tout marcheur un minimum entraîné. Le balisage GTVA de la partie cantalienne n’est pas toujours très visible. Rien d’insurmontable si vous maîtrisez la lecture de carte ou utilisez la trace gpx fournie et une application carto.
Où dormir ?
L’itinéraire est réalisable de gîtes d’étape en gîtes d’étape. Tous ne proposent pas de restauration, mais il y a dans ces cas-là en général un restaurant qui prend le relais (sous réserve qu’il soit ouvert, à vérifier). Le fait de disposer d’hébergements “en dur” sur l’itinéraire allège grandement le sac à dos pour ceux qui préfèreraient cette option.
S’approvisionner en eau et nourriture ?
Très peu de villages proposant des points d’eau potable, il est préférable d’emporter un filtre pour s'approvisionner aux fontaines et cours d'eau et ainsi ne pas porter trop d’eau.
L’approvisionnement en nourriture n’est possible de façon un peu sûre qu’à Condat et au Falgoux. Dans les autres villages, il n’y a quasiment plus de commerces. Pour alléger nos sacs, nous avons choisi de n'emporter au départ que la nourriture correspondant à la moitié de la Grande Traversée des Volcans d'Auvergne et d’expédier, avant de partir, le ravitaillement pour la seconde partie (lyophilisés et cartouche de gaz) au camping La Borie Basse de Condat qui nous l’a gentiment mis de côté jusqu’à notre arrivée.
Quelles précautions de sécurité et de santé ?
Au printemps et en été, la région est concernée par la présence de tiques porteuses de borréliose de Lyme. Les précautions d’usage pour les maladies véhiculées par les tiques sont : porter des chaussures fermées, des vêtements longs, le pantalon dans les chaussettes, s’examiner le soir pour retirer les tiques le plus rapidement possible. La chaleur en été peut être significative, il faut veiller à la protection du soleil et à l’hydratation, voire envisager des pauses à l’ombre pendant les heures les plus chaudes.
Quelle que soit la saison, tenez-vous informés des prévisions météo. L'itinéraire traverse de nombreux pâturages. On sera bien inspiré de largement contourner les troupeaux, en particulier ceux de vaches avec leurs veaux et de moutons gardiennés par des chiens de protection.
Quel équipement prévoir ?
Le traditionnel système trois couches vous permettra de vous adapter aux variations météo. Nous sommes bien en montagne et les variations de météo peuvent être impressionnantes. L’absence de terrain difficile vous permettra de choisir chaussures de randonnée tiges hautes ou basses en fonction de vos préférences personnelles. Au printemps/été, prévoyez un chapeau, des lunettes de soleil et de la crème solaire. Une gourde de bonne capacité vous permettra de tenir entre deux points d’eau.
La Grande Traversée des Volcans d’Auvergne avec un chien ?
Ni réglementation ni difficultés de terrain (hormis 2 passages très courts sur le Sancy et le Plomb du Cantal) n’empêchent de parcourir cet itinéraire avec son compagnon à quatre pattes. Il faut toutefois se préparer à “gérer” la curiosité des troupeaux lors de la traversée des pâtures. Il faudra également se renseigner auprès des différents hébergements pour ceux qui ne choisissent pas le bivouac.
Comment voyager responsable ?
Se rendre sur place, dans la mesure du possible, en train plutôt qu’en voiture réduit significativement les émissions de CO2. Calculez et comparez ici l'empreinte CO² de vos déplacements.
Les lignes de bus du volcan permettent de rejoindre certains villages, mais elles n’ont malheureusement pas été conçues de façon cohérente avec le tracé de la Grande Traversée des Volcans d’Auvergne.
Rester discret, ne pas cueillir la flore sauvage, ne pas approcher la faune, ne pas faire de feux sont des règles de base pour profiter durablement de la nature. Amener avec soi une paire de jumelles pocket accroît les chances d’observations et minimise les interactions négatives. Elles nous ont permis de magnifiques observations de renards, chevreuils, marmottes, vautours et bien d'autres, sans provoquer le moindre dérangement.
On ne va pas vous faire l’affront de vous rappeler qu’on ramène tous ses déchets. Tous, y compris ceux dits biodégradables. D’une part parce que certains contaminants (pesticides, cires plastiques pour faire briller les fruits, additifs des charcuteries, …) sont indécelables et ont plus leur place dans des centres de traitement de déchets où ils sont monitorés. D’autre part parce que la présence de ces restes peut perturber le comportement des espèces animales avoisinantes et leur transmettre des maladies.
Concernant les besoins naturels, il n’y a pas de toilettes sèches sur cet itinéraire. On s’éloigne donc d’au moins cent mètres des points d’eau pour faire ses besoins. On creuse un trou pour enterrer ses matières fécales et on emporte son papier toilette dans un ziploc. On peut, éventuellement, enterrer le papier ou le brûler en faisant très attention au risque d’incendie en fonction de la période.
La pollution par dispersion des composants nocifs des crèmes solaires fait l'objet d'une préoccupation croissante, non seulement pour l'environnement mais également pour la santé humaine. Il n'existe pas, quoiqu'en disent les marques, de crème solaire idéale ou “protégeant les océans” ! Quelques conseils permettent de se protéger du soleil en réduisant son impact environnemental : Privilégiez la protection passive (t-shirt manches longues, chapeau, etc.) et ne traitez, avec de la crème solaire, que les zones restant exposées (mains, cou, visage). Privilégiez les produits certifiés bio, à indice de protection élevés et ne nécessitant pas d'application trop régulière et surtout ne vous baignez pas immédiatement après l’application. Pour en savoir plus sur la composition des crèmes solaires.
Cartographie
Insuffisante pour s'orienter sur le terrain, la topocarte IGN – La grande traversée des volcans d'Auvergne est néanmoins très intéressante pour préparer son itinérance, garder une vue d'ensemble et retrouver les informations pratiques utiles.
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