statistiques Matomo

La Pirinexus en gravel

6 jours en boucle sur la Pirinexus en gravel entre Occitanie et Catalogne au départ du Boulou. Récit et trace gps à télécharger.

Focus Rando :La Pirinexus en gravel
6 jours+3300 m/-3300 m373 km3
Vélo & VTTBoucleCamping
Campagne, Forêt, MontagneAvril, Mai, Juin, Septembre

Télécharger la Trace gps de la Pirenexus en gravel (6 jours) (20 téléchargements)

6 jours en gravel sur la La Pirinexus. Récit et trace gps de cette aventure à vélo entre Occitanie et Catalogne.

De la Via Allier à la Pirinexus

Cela fait maintenant trois ans que notre programme pour les vacances de Pâques est le même : réaliser une itinérance à vélo sur la Via Allier. Et, comme les deux années précédentes, nous ne verrons toujours pas la Véloroute de l’Auvergne… La faute à la météo…

La dernière semaine d’avril s’annonçant fraîche et humide sur le Massif central, nous décidons de changer nos plans. Après avoir analysé toutes les prévisions météo disponibles pour le Sud de la France, l’Espagne et l’Italie, nous optons pour… l’Espagne. Quelques recherches hasardeuses sur Komoot plus tard, nous tombons sur un itinéraire nommé Pirinexus. Le découpage des étapes colle bien à nos envies, et la météo semble coopérative. C’est décidé : nous partons pour l’Espagne pour effectuer la Pirinexus en gravel pendant 6 jours.

J1 : Le Boulou – Sant Pere Perscador

+ 544 m / – 636 m 66 km

Après une nuit au Boulou, côté français, nous partons sous un franc soleil, avec le Canigou encore enneigé en toile de fond. La montée vers la frontière espagnole se fait tranquillement par une route bétonnée en pente douce, parfaite pour bien commencer l’aventure.

Nous atteignons sans difficulté les ruines romaines de Panissars, point de bascule de la journée.

Mais la descente vers La Jonquera réserve une surprise : une piste bien cabossée sur laquelle même nos VTT restés à Chambéry auraient souffert… Alors imaginez en gravel, sans suspension, avec des cintres route ! Un peu chaotique, mais ça pimente le parcours.

Une fois en bas, nous retrouvons la plaine, et là, bonne surprise : l’itinéraire est réellement optimisé pour le vélo, surtout le gravel.

On roule 90 % du temps hors circulation, sur des pistes bien roulantes. On traverse Peralada, Castelló d’Empúries, jusqu’à notre (très cher !) camping à Sant Pere Pescador.

J2 : Sant Pere Perscador – Salom

+ 310 m / – 284 m 76 km

Cette deuxième journée commence comme la veille s’était terminée : par de superbes pistes. Cerise sur le gâteau, la Méditerranée apparaît à l’horizon à Sant Martí d’Empúries. Voir la mer et le sable à la sortie de l’hiver, quel bonheur !

Mais après trois heures de piste, nos dos et nos cervicales commencent à protester… Ah, si seulement on avait des suspensions !

À Torroella de Montgrí, on décide de suivre une petite route parallèle pour soulager un peu nos corps fatigués. L’approche de Girona se fait sentir à la densité croissante de cyclistes.

À Castell d’Aro, l’ambiance est complètement décalée : une sorte de boîte de nuit à ciel ouvert, avec musique à fond, bars, magasins… On ne fait que traverser rapidement. Après quelques coups de fil, on trouve finalement un endroit où planter la tente.

J3 : Salom – Girona

+ 269 m / – 217 m 49,2 km

Comme nous n’avons pas eu le temps la veille, on décide de faire un petit détour le matin pour voir la jetée de Sant Feliu de Guíxols. Finalement, rien de spécial : une petite zone portuaire. Mais la vue sur la Cala Jonca est sympa.

On reprend ensuite l’itinéraire vers Girona, quasiment exclusivement sur piste cyclable.

L’entrée dans la ville se fait en douceur, sans même s’en rendre compte.

On passe l’après-midi à (re)visiter Girona, réparer une crevaison lente et profiter de cette ville au charme indéniable, véritable “mecque” du vélo avec ses nombreux magasins spécialisés.

Seule averse du séjour en fin de journée… mais rien de dramatique.

J4 : Girona – Olot

+ 547 m / – 210 m 62,9 km

La crevaison lente d’hier devient rapide. Une chambre à air neuve et c’est reparti !

On quitte Girona aussi discrètement qu’on y est entrés, toujours par de belles pistes cyclables qui évitent les zones industrielles peu attrayantes.

On emprunte la Via Verde Olot-Girona, une voie verte en pente douce. Pause déjeuner à Les Planes d’Hostoles, puis arrivée tranquille à Olot.

De la Méditerranée jusqu’à Olot, on peut quasiment rouler tout du long sur piste cyclable – pas étonnant de croiser tant de familles dans l’autre sens.

Olot, en revanche, nous déçoit un peu : centre-ville fatigué, peu d’animation, sauf… surprise ! C’est la Sant Jordi, fête catalane où l’on s’échange livres et roses. Quelques animations égayent notre fin de journée.

J5 : Olot – Prats-de-Mollo-la-Preste

+ 1591 m / – 1252 m 75,7 km

Grosse journée en vue ! Deux options : s’arrêter à Molló sous le col, ou bien franchir le Col d’Ares pour rentrer en France. On choisit la seconde.

Le Coll de Coubet nous échauffe les jambes. On alterne route et pistes cyclables jusqu’à Puig de les Relíquies, puis c’est route unique jusqu’au col. On s’attend à croiser du trafic… mais c’est désert.

Premier col d'une longue journée, Pirinexus

À l’approche du col, on comprend pourquoi : route barrée par la gendarmerie ! Une course cycliste se déroule côté français, à Prats-de-Mollo.

Après quelques discussions (musclées…), on nous laisse finalement passer. On assiste à la fin du contre-la-montre avant de passer la nuit sur place.

Retour en France, Pirinexus

J6 : Prats-de-Mollo-la-Preste – Le Boulou

+ 18 m / – 692 m 42,6 km

Programme du jour : descente ! Mais à 800 m d’altitude en avril, ça pique au départ…

Rapidement, la chaleur revient et on file le long du Tech, via Céret, jusqu’au Boulou.

Le Canigou nous salue de nouveau, un peu moins enneigé qu’à l’aller. La boucle est bouclée.

Si vous aimez les voyages à vélo et les pays de l'est de l'Europe, je vous recommande la Transdinarica que j'ai réalisé sur plus de 2000 km.

Bilan : un vrai coup de cœur pour la Pirinexus

Nous avons été conquis par la Pirinexus. Pour avoir testé plusieurs itinérances à vélo, celle-ci est particulièrement bien pensée :

  • Tracé intelligent et varié, très axé gravel.
  • 90 % sur pistes ou routes secondaires.
  • Services et hébergements faciles à trouver.
  • Étapes équilibrées, sans excès.

Un vélo adapté (gravel ou vélo de voyage avec pneus larges) est fortement recommandé pour profiter pleinement des pistes. Une vraie réussite à tous les niveaux !

Comment rejoindre le point de part de la Pirinexus ?

Pour rejoindre le Boulou, il est possible de prendre le train puis le car (bien vérifier que les cars prennent bien les vélos). Les lignes desservant Le Boulou :

  • Céret <> Perpignan
  • Arles sur Tech / Amélie Les Bains <> Perpignan
  • Perpignan <> Le Boulou
  • Céret <> Argelès sur Mer
INSCRIVEZ-VOUS A LA NEWSLETTER
Pour être tenu informé de la publication des nouveaux articles sur I-Trekkings, inscrivez-vous à la Newsletter (2 fois/mois).
  • Le Meilleur moyen de soutenir I-Trekkings
  • Garanti sans spam
  • Non cession de votre adresse email à des tiers
  • Désinscription en 1 clic
auriandig
C'est toujours difficile de se présenter... Grand brun, yeux bleux... Bon ok moyen brun futur chauve ça me correspond mieux !!! ^^Sinon je pratique pas mal de sport en général. Course à pied, rando, vtt... Et surtout une passion pôur les randonnées au long cours depuis 2007 avec une première expérience autour du Mont Blanc.Depuis j'ai parcouru en compagnie de Rudi le GR5 de Nice à Wissembourg en 45 jours, en solo la traversée Nord Sud de l'Islande à vélo sur la piste F 35 et plus récement à nouveau avec mon compère Rudi une transalpine Samoëns - Trieste durant 71 jours.Pour [...]

Laisser un commentaire


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Share via
Copy link
×