Makalu La

Destination : Népal » Asie | Montagne : Himalaya | Activité : Alpinisme  | 


Makalu La - Ascension du Makalu
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Jeudi 6 mai : aller-retour au Makalu La (7400 m) puis 2ème nuit consécutive au camp 2 (6800 m)

notre position GPS : N27°54m47s E87°04m01s

La neige est tombée toute la nuit sur les pentes du Makalu La, ce qui rend le paysage encore plus somptueux avec l’apparition du soleil. Nous n’avons pas tous bien dormi mais il faut saisir notre chance d’aller voir plus haut car ce mythique Makalu La nous fait tous rêver. Bonne nouvelle… les sherpas de l’expé internationale, présente avec nous à l’ABC, ont fait une première trace, précieuse pour nous même si la neige est fraiche. La difficulté technique du parcours pour s’élever au Makalu La, où le camp 3 sera dressé, est assez élevée : première partie en neige dont la pente s’accentue progressivement, une première partie rocheuse équipée de cordes fixes pour la montée et la descente en rappel, puis une grande bande de neige pour finir avec une deuxième partie rocheuse un peu moins raide. Bref, ce n’est pas tout simple, et il faut des heures pour avaler ces 800 mètres de dénivelées, véritable première difficulté, où le niveau s’élève d’un cran par rapport à ce que nous avions connu jusque là.

Nous partons alors sur la trace dans une neige fraiche, l’ambiance change soudain. Le rythme est lent. Nous croisons un peu plus haut un bivouac, quelques tentes montées un peu plus haut que nous, dans la pente encore relativement faible, sans doute des sherpas ont-il voulu planter là un camp intermédiaire. Nous continuons à avancer en regardant ou dessus de nous le Makalu La qui semble ne jamais se rapprocher tellement c’est immense. Puis, c’est une grande pente de neige avec les premières cordes fixes que nous abordons sans grande difficulté mais toujours aussi lentement, suivie par la première bande de rochers où la pente s’accentue encore plus. Nous sommes presque à 7000 mètres et la technicité de cette portion raide, ajoutée à l’altitude rendent la progression difficile, mais il faut tenir si nous voulons voir ce qui se passe derrière le Makalu La, là où notre camp 3 sera monté.

Finalement, au bout de quelques heures d’efforts, Alexia, Sandrine et Michael sortent de cette épreuve pour monter une tente là-haut, au-dessus du col à environ 7500 mètres, et finalement y passer la nuit, une nuit très mouvementée mais nécessaire pour une bonne acclimatation dans leur quête du sommet sans prise d’oxygène.

Philippe et Yeti atteignent environ 7200 m et Sylvie presque 7400 m avant de redescendre au camp 2, sachant que l’enjeu est différent et que le Makalu La n’est pas une obligation aujourd’hui, le but étant de faire l’effort d’aller le plus haut possible sous le col pour s’acclimater au mieux.

Vendredi 7 mai : fin de la 2ème phase d’acclimatation et retour au camp de base avancé (rest day)

C’est alors une deuxième nuit au camp 2, où nous avons assez peu dormi, qui contribue à notre acclimatation et ce matin, nous attendons une fois de plus l’apparition du soleil, mais aussi que nos trois valeureux candidats qui ont passé la nuit au frais à 7500 m nous rejoignent pour assurer une descente tous ensemble au camp de base avancé, pendant laquelle nous profitons d’une vue imprenable sur les sommets environnants.

Le soir, autour d’un repas dans la tente mess, nous évoquons et échangeons nos expériences respectives. C’est un peu un (premier) retour sur terre. Le camp de base avancé devient alors un lieu de vie confortable.

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