J'ai testé les gants CimAlp 3-Fingers pendant 3 semaines en raquettes à neige. Voici mon avis.
Après m'avoir confié en test une veste Peak 4F, Cosmiques F, des chaussures Barral F, une polaire Alaska 4F et autres articles, je teste un nouveau produit CimAlp, les gants 3-Fingers, grand froid, 3 doigts, imperméables et résistants. Je travaille dehors par tous les temps, principalement dans le Jura en hiver, c'est après une vingtaine de jours de test (dont certains moments très statiques, un séjour hivernal d'une semaine dans le Jura, une traversée du Jura d'une semaine en raquettes, trois jours de bivouac hivernal sur le plateau des Glières) que je rédige ce compte-rendu.
Premières impressions sur les gants CimAlp 3-Fingers
Les gants sont arrivés sobrement emballés. Ce sont de gros gants, ce qui ne me surprend pas puisqu'ils sont annoncés comme étant très chauds. L'isolation est la “platinium” de 3M thinsulate, 150 gr/m². Pour l'imperméabilité, c'est la membrane étanche Ultrashell de la marque CimAlp, donnée pour 20 000 mm de colonne d'eau et 80 000 g/m²/24 h au niveau de la respirabilité. Ce sont des gants 3 doigts, c'est-à-dire que majeur, annulaire et auriculaire sont chacun dans un compartiment, mais que ces trois compartiments sont ensemble dans la membrane et la finition. L'index et le pouce sont autonomes, pour plus de dextérité. Il y a une sangle de serrage poignet par velcro, un autre serrage tout en haut du gant (qui atteint le milieu de l'avant-bras). Je vois aussi une dragonne, ainsi que de quoi attacher les deux gants ensemble. La paume de la main est en cuir de chèvre renforcé de cordura. Le dos de la main est en polyester. Le nom CimAlp est inscrit sur le dos de la main et un liseré rouge apporte une touche esthétique. Les coutures et finitions sont impeccables.
Quand j'enfile le gant, la taille commandée (S) me convient parfaitement et l'impression de chaleur est immédiate.
Test des gants CimAlp 3-Fingers sur le terrain
Les premiers jours de test furent particuliers. D'abord en position statique par des températures autour de -9°C pendant plus d'une heure, avant de commencer à bouger et de fournir un effort physique, en raquettes, avec un sac sur le dos. Pendant la période statique, j'eus le plaisir de ne pas avoir froid aux doigts. Je dois préciser qu'ayant subi des centaines d'onglées dans ma vie, mes extrémités sont devenues très sensibles au froid et ce fut donc appréciable et confortable d'être à l'aise. Pour plus de chaleur encore, sans perdre trop en dextérité, on pourrait avoir les doigts deux par deux sans être séparés à l'intérieur et le pouce tout seul, au lieu d'avoir 3 doigts et l'index seul.
Dès lors que je me suis mise en activité, j'ai très vite transpiré dans les gants et ai dû les quitter pour en mettre des plus fins pour poursuivre les randonnées. Après avoir atteint à chaque fois les sommets, et de nouveau dans des phases plus statiques, j'ai remis les gros gants CimAlp. Cependant, il y avait un peu d'humidité dedans due à ma transpiration de début de montée. Il faut donc veiller à les ôter avant de transpirer s'ils doivent être remis ensuite. Une fois humides, il faut prendre la précaution de maintenir le rembourrage au bout du gant avec l'autre main, sinon il a tendance à venir avec les doigts, notamment l'annulaire et l'auriculaire. Pour les autres doigts, le rembourrage reste bien en place. J'ai pataugé dans la neige (pelletage, coupe de manteau neigeux) pendant un certain temps et je suis restée bien au sec.
Lors du séjour en raquettes d'une semaine dans le Jura, idem, j'ai mis les gants le matin pour partir mais dès l'échauffement achevé, ai dû enfiler des gants plus fins sous peine de transpirer trop.
Et, enfin lors du séjour en bivouac hivernal sur le plateau des Glières, les deux premiers jours furent très humides avec des températures proches de zéro, donc trop chaudes pour ces gants. Enfin, le dernier jour, un -10° C matinal et bien statique au campement m'a fait grandement apprécier la chaleur des gants 3-FingersCimAlp. Une très légère sensation de froid au niveau de l'index, qui se retrouve tout seul.
J'en conclus donc que les gants CimAlp 3-Fingers sont vraiment adaptés aux conditions froides. Quant à l'imperméabilité, j'ai eu bien du mal à la tester car même quand j'ai pataugé à faire des coupes de manteau neigeux, je n'ai pas eu les mains mouillées ni même humides. Sous la pluie ou la neige mélangée (et par conséquent des températures clémentes), les gants sont trop chauds et dans ces cas-là je porte une paire de gants de ski de fond avec une paire de surgants imperméables et respirants de la même marque par dessus.
J'ai particulièrement apprécié les poignets qui remontent haut tout en étant relativement “serrés” ce qui permet de les laisser dans les manches de la veste gore-tex pour un gain thermique accru.
Où acheter les gants ?
La doudoune Meru est disponible uniquement chez CimAlp au prix de 99,90 € hors promotion.
Mon avis sur les gants CimAlp 3-Fingers
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Qualité de fabrication - 100%100%
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Ergonomie / Confort - 90%90%
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Imperméabilité / Déperlance - 90%90%
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Thermicité / Isolation - 90%90%
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Préhension - 90%90%
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Coupe-vent / résistance au vent - 90%90%
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Respirabilité - 60%60%
- Chaleur
- Confort
- La pince index/pouce
- Poignets "serrés" qui montent haut
- Pas très respirants
Mon avis
Les gants CimAlp 3-fingers sont adaptés aux conditions froides, et permettent une bonne dextérité, bien que j'eusse préféré que les doigts soient 2 par 2 plutôt que 3 ensemble et index seul. À réserver aux températures extérieures très froides ou conditions statiques, sinon, on mouille vite l'intérieur de transpiration.
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