Refuge du Clot – Casset – Chapelle en Valgaudemar – Andrieux – Villard-Loubière – Refuge des Souffles

Destination : Provence Alpes Côte d'Azur » France » Auvergne-Rhône-Alpes | Montagne : Alpes ; Ecrins | Activité : Randonnée  | 


Refuge du Clot - Casset - Chapelle en Valgaudemar - Andrieux - Villard-Loubière - Refuge des Souffles. Tour des Ecrins (GR 54)
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4eme jour : mardi 27 juillet

Etape : Refuge du Clot – Casset – Chapelle en Valgaudemar – Andrieux – Villard-Loubière – Refuge des Souffles

Départ : 7h20
Arrivée : 13h40
Temps de marche : 5h20

Dénivelé positif : 942 m
Dénivelé négatif : 364 m
Dénivelé absolu : 1306 m

FRANCOIS

La nuit s’est bien déroulée et je me sens d’attaque. Nous partons juste après avoir pris notre petit-déjeuner et fait nos sacs à dos. Un peu plus tard, non loin d’une route, je jette mon sac de déchets dans une poubelle municipale. Pour information, tous nos déchets sont stockés dans un sac poubelle que nous devons transporter avec nous. Les refuges n’acceptent pas les déchets des randonneurs.

Nous descendons rapidement vers la chapelle de Valgaudemar. C’est jour de marché et nous avons tout le ravitaillement qu’il nous faut. Mais le topo-guide nous indique qu’il est possible de prendre du ravitaillement au village de Villar-Loubières. Ne voulant pas nous charger inutilement, nous délaissons les étals de Valgaudemar. Nous regretterons bien amèrement notre décision une fois arrivé à Villar-Loubières. Notre marche rapide et cadencée nous mène à Les Andrieux, puis à Villar-Loubières, un village de campagne qui pourrait facilement tomber dans la catégorie de ville fantôme.
Une autochtone nous apprend que nous ne trouverons aucun ravitaillement ici. Seul subsiste encore peut être un point de ravitaillement au camping de Villar-Loubières. Nous nous y rendons. Le tenancier a été dévalisé ces derniers jours. Il ne peut nous vendre qu’un tiers d’un pain, quelques tranches de jambon de pays et quelques barres de céréales à un prix d’or. En remontant la route, nous apercevons un routier qui vend des sandwichs. Nous déjeunons là, nous économisant ainsi un repas à prendre sur nos maigres vivres.

Rien de plus ne nous retient à Villar-Loubières. Nous commençons notre ascension vers le refuge des Souffles, non sans s’être enduit abondamment de crème solaire. Le mercure atteint des records. Le soleil est au zénith. Nous commençons à gravir le col sous un soleil de plomb, une vraie fournaise ! Nous abritant par intermittence sous le feuillages des arbres, nous évitons en partie les douloureuses morsures du soleil.

Nous finissons enfin par atteindre le refuge des Souffles. Il n’est pas gardé et est assez austère, mais la vue d’ici est magnifique. Nous sommes arrivés en début d’après-midi. Nous en profitons pour faire une lessive sommaire, prendre quelques photos, se désaltérer et manger une barre de céréales. Et Simon m’initie au jeu du Uno.

Pour le dîner, nous mangeons notre morceau de pain avec quelques tranches de jambons blanc que nous avions acheté à Vallouise. Une randonneuse nous prend en pitié et nous offre un morceau de gratin de courgettes. Simon pourra résister à la faim, pas moi. Nous ne faisons qu’une bouchée de nos sandwichs au jambon. Par la suite, cette randonneuse (qui avait dévalisé le commerçant du camping de Villar-Loubières) nous donnera un tiers d’un pain qui nous servira le soir suivant. Après notre frugal repas, nous nous couchons sur les paillasses du refuge qui sentent le moisi. Je m’endors rapidement, mais la faim se fait déjà sentir.

SIMON

La journée commence tranquillement sur une légère descente jusqu’à la chapelle en Valgaudemar où l’on fait l’erreur de ne pas se ravitailler pour ne pas alourdir le sac trop tôt. Mais nous nous faisons la réflexion qu’à Villar-Loubières, lorsque nous constatons qu’il n’est pas possible de s’y ravitailler. Et quand plus du manque de ravitaillement, nous nous rendons compte qu’il faut prévoir 5 repas et non 4 ! La chasse à la marmotte va finir par s’imposer ! Puis après un sandwich dans un relais de routier, nous reprenons la route.
Nous attaquons la grimpette, comme dans nos habitudes, en début d’après midi, sous un horrible soleil. La montée n’a rien de difficile, en "S", en pente modérée, mais avec de trop rares coins d’ombre. Arrivant au refuge en début d’après midi, il nous permet, même s’il est un peu sommaire (surtout pour François), de nous reposer car c’est un petit coin de paradis. La salle à manger et le dortoir sont ouverts (contrairement aux douches et sanitaire), et à l’extérieur, on y trouve une agréable terrasse avec un petit bassin, offrant un vue magnifique sur la montagne.

Au souper, nous économisons nos rations, en vue des prochains jours dont nous ne savons pas encore comment ils seront faits. Après avoir raconté notre périple à deux autres randonneuses, elles nous offrent un peu de leurs rations. François ne sait plus où se mettre, il a honte de faire la charité pour pouvoir manger…Il n’est pas habitué à la fraternité entres randonneurs et à l’aide mutuelle en montagne (car on ne sait jamais dans quelle galère on peut se retrouver soi même le lendemain).
Aujourd’hui aura été notre plus petite journée de la semaine, aussi bien en heures qu’en dénivelés. Et le seul jour où nous n’aurons pas dépassé le cap des 1000 mètres en positif et en négatif.

Simon Dubuis
A propos de l'auteur

Voici quelques années, je me suis échappé d'une vie qu'il faut souvent suivre au pas... Aujourd'hui je déborde d'énergie que je dépense dans la marche afin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les merveilles de la nature. Mes terrains de jeux préférés étant les montagnes et les zones désertiques, là où poussent le...



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