La neige est magique sur les hauts plateaux du Vercors ! Avec Grand Angle, j’en ai fait l’expérience durant un week-end de randonnée à raquettes. Paysages splendides, nuitées dans un refuge : à ma grande surprise, j’ai oublié tout le reste dans ce décor exceptionnel. Trois jours de déconnexion totale pour se tourner vers l’essentiel : une nature sublime.
Le temps d’un week-end, j’ai arpenté le parc naturel des Hauts-plateaux du Vercors en raquettes, avec l'agence de voyages d'aventure Grand Angle. Et ce n’est pas la neige qui manquait. Une inoubliable rando dans le blanc, dans un magnifique décor ouaté.
J1 : jusqu’à la bergerie de Chaumailloux
+ 561 m / – 4 m 4,2kmEn tout début d’après-midi, départ depuis le foyer de ski de fond au hameau de la Richardière, près du village de Chichilianne. A côté de nous, une joyeuse troupe d’enfants tout excités à l’idée de s’élancer sur les pistes de ski de fond. Nous, eh bien, ce sera raquettes. Le temps de les arrimer sur nos petits sacs à dos, car on ne chausse pas tout de suite, et c’est parti.
A peine quelques centaines de mètres plus loin, apparaît le mont Aiguille. Qui n’a absolument pas la forme d’une aiguille. L’origine de son nom, nous apprend Robin, le sympathique accompagnateur en montagne qui nous drive pendant ce week-end, est à chercher ailleurs. Plutôt dans la racine du mot « eau », en ancien français. Ce qui n’enlève rien à sa beauté. Le sommet est d’ailleurs considéré comme l’une des merveilles du Dauphiné. Et le lieu de naissance de l’alpinisme, avec une première ascension en 1492 déjà. Chemin faisant, Robin s’applique à faire découvrir bien d’autres choses. Comme durant toute la rando. Ainsi, faire la différence entre sapin, épicéa et pin en observant leurs aiguilles. Entre autres.
Face à nous, les falaises calcaires sont nimbées par la brume. Voici qui plonge notre équipée dans une ambiance très particulière. Ce n’est pas pour me déplaire. Petit à petit, nous prenons de l’altitude, et sortons de la grande forêt de hêtres. La pente devient de plus en plus raide. Et vient le moment de chausser les raquettes, juste avant de pénétrer dans la réserve naturelle des Hauts-plateaux du Vercors. Signalée par une pancarte, elle sera notre décor dans les jours qui viennent. Perché tout en haut de la falaise, un bouquetin nous observe de loin, immobile, figé dans une posture majestueuse.
Prière de ne pas traîner dans les passages qui suivent, recommande Robin. De temps en temps, surviennent en effet des chutes de pierres. Ce serait ballot que… On ne s’éternise donc pas du tout sur cet étroit sentier, bordant des a-pics vertigineux par moments. Le pas de l’Aiguille apparaît dans le jour qui décline. La neige a pris la couleur du ciel, à moins que ce ne soit l’inverse. Notre refuge, la bergerie des Chaumailloux à 1 640 m, mérite bien son nom. Il est pourtant bien spartiate : une grosse douzaine de couchages, pas de point d’eau puisqu’il faut aller à la source distante d’une centaine de mètres. Mais un poêle à bois très efficace !
Grégory y avait déjà dormi avec Grand Angle sur un week-end à ski de randonnée nordique dans le Vercors.
J2 : Autour du pas de l’Aiguille
+ 250 m / – 250 m 9,3kmQuelle belle journée ! Un soleil radieux nous salue, vient baigner la neige fraîche tombée dans la nuit. Avec la couche plus que confortable tombée les jours précédents, le décor est féerique. Dans cette atmosphère ouatée, je découvre le Vercors sous son meilleur jour. Ici, la magie hivernale prend tout son sens.
Le refuge est situé sur un itinéraire connu, et il y a déjà quelques traces de randonneurs dans la neige. Quant à nous, nous partons à l’aventure, ou presque. Evidemment, non. Mais cela s’en approche beaucoup, dans ce paysage de dolines -des creux- et de petites collines recouvertes de neige, parsemé d’arbres encapuchonnés de blanc. Ici, tout se ressemble, il très facile de se perdre. Ce ne sera pas notre cas : Robin y veille, en consultant pourtant sa boussole assez régulièrement. Tout en poursuivant notre apprentissage des choses qu’il vaut mieux savoir : sur les arbres, les plantes, les traces d’animaux. Celles-ci sont d’ailleurs assez nombreuses : écureuil, lièvre, renard.
On fait notre trace dans la neige fraîche -quel plaisir !- le long de falaises qui se devinent à peine. On dévale des talus parfois bien escarpés, surtout quand on ne maîtrise pas encore vraiment les raquettes, pour remonter sur l’autre versant. C’est une découverte de chaque instant, où plus rien d’autre n’a d’importance. La rando s’enfonce loin dans le parc naturel, en direction du rocher de Chamoux.
Le pique-nique se prend en pleine nature, bien sûr, avec une vue superbe. Le regard porte loin. Et rien ne vient troubler la sérénité de ces lieux enchanteurs. A main droite, la Tête Chevalière, une avancée montagneuse à la silhouette caractéristique, derrière, au loin, le massif du Devoluy. Et, entre, mais invisible dans les nuages, la vallée du Trièves. A la fin de nos agapes, une nuée de vautours fauves se laisse admirer, non loin de là. Ils sont une douzaine, flottant dans le ciel. Un beau spectacle.
Robin avait prévu de nous emmener jusqu’aux rochers du Parquet, un superbe site qui ne se trouve plus très loin. Mais la neige fraîche, et haute, ralentit sérieusement la progression. On rebrousse donc chemin, retour vers le pas de l’Aiguille que l’on apercevait au loin, tout à l’heure.
Avant de regagner le refuge, petit crochet par le site mémoriel situé tout à côté. Cet endroit paisible a en effet le théâtre d’âpres combats en juillet 1944, entre l’armée allemande et les Résistants qui avaient pris le maquis ici. Dans l’une des grottes voisines, quelques uns, blessés grièvement, se sont donnés la mort plutôt que d’être pris, tandis que d’autres étaient tombés sous les balles ennemies.
J3 : retour à la Richardière
+ 4 m / – 561 m 4,2kmPendant qu’on chausse les raquettes, une harde de sangliers galope sur la colline en face. Marcassins, laies et mâles imposants, ils sont une bonne vingtaine. On prend le temps de s’étonner, pourquoi courent-ils ainsi, avant de se mettre en route. C’est, bien sûr, le même chemin qu’à l’aller pour redescendre à la Richardière. Mais, chose étonnante, je ne reconnais pas les lieux. Sans doute à cause de la neige tombée depuis notre arrivée.
La descente me semble aussi plus raide qu’à l’aller. Plus d’une fois, je fais, bien involontairement, quelques glissades sur les fesses dans les pentes. Et je ne suis pas le seul. Mais, ni peur, ni mal. Au fur et à mesure, le rythme de marche se ralentit parfois. Comme pour retenir la sérénité de ces instants.
Avec qui marcher dans le Vercors ?
Ce week-end de raquettes était organisé par l’agence de voyages d’aventure Grand Angle. Cette agence propose pas moins de 25 séjours à raquettes en France, mais aussi en Suisse et en Autriche.
Le Vercors est sont terrain de jeu préféré, puisqu’elle y est établie depuis 1983, à Autrans-Méaudre au cœur du Parc naturel régional. Découvrez toutes les randonnées été et hiver de Grand Angle dans le Vercors. Ce tour opérateur est spécialisé dans les voyages itinérants à pied, à vélo, sur la neige que ce soit en séjour guidés ou en liberté. Elle a, par exemple, créé en 1995 le célèbre Munich-Venise, un itinéraire mythique qui est toujours l’une des plus belles randonnées d’Europe !
Agence familiale et indépendante, Grand Angle propose ainsi de nombreux circuits à travers la France et toute l’Europe. Elle le fait dans une perspective de réel engagement pour le tourisme durable et responsable.
Retrouvez toutes nos randonnée réalisées avec Grand Angle.
Comment arriver sur les hauts plateaux du Vercors ?
La gare d'arrivée SNCF la plus proche est Clelles-Mens, facilement accessible depuis celle de Grenoble. De là, on rejoint à pied la Richardière, en une heure environ.
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Extraordinaire Vercors avec toute cette neige