statistiques Matomo

Test Sac à Dos Osprey Sirrus 24

Test du sac à dos Osprey Sirrus 24 adapté aux femmes : confortable, ventilé, robuste, réglable et bien organisé. Mon avis après 8 jours en rando/trek.

Osprey présente le Sirrus 24 comme un sac à dos destiné aux randonneuses exigeantes. Non seulement adapté à la morphologie féminine, il est doté d’un système de réglage pour différentes longueurs de dos. De nombreuses qualités complètent sa description : confortable, ventilé, robuste, une housse imperméable incluse, de nombreuses poches pour une organisation pratique, un porte-bâtons ingénieux, et même un porte-piolet ! De plus, sa conception certifiée Bluesign® garantit un impact environnemental réduit. Avec ses 24 litres, le Sirrus 24 s’oriente davantage vers une utilisation à la journée, même s’il peut être détourné pour de courtes randonnées itinérantes en refuges, gîtes d’étape ou hôtels. La gamme Sirrus existe dans d’autres litrages : 34, 36 et 44 L, mais également chez l’homme sous le nom de Stratos. Voir le test de Cece sur le Sirrus 36 et celui de Gregoutdoor sur le Stratos 44. Je l’ai principalement testé en randonnée à la journée mais également sur de petits treks avec nuit en refuge. Voici mon avis après plus de 8 jours d’utilisation en montagne.

Premières impressions et prise en main du sac à dos Osprey Sirrus 24

Dès que je découvre le Sirrus 24, je retrouve la qualité Osprey (finitions, coutures, tissu…), le sac à dos inspire une haute technicité. Je trouve sa couleur violet/bordeaux très jolie et originale sans être flashy. Le tissu, de différentes densités en fonction des endroits, semble robuste. La base du sac (bordeaux uni) est davantage renforcée que le reste (violet avec effet nid d’abeille). Par contre, je ne le trouve pas aussi léger et compact que je l’imaginais ; en effet, je le trouve assez imposant pour un 24 litres et pas spécialement léger (mon précédent sac à dos faisait moins d’1 kilo et était moins volumineux pour le même litrage). Sinon, il semble bien accessoirisé avec de nombreuses poches bien pensées, un porte-bâtons ingénieux, un porte-piolet, un sifflet, des sangles de compression sur les côtés, des sangles de rappel de charge, une housse de pluie… Les tirettes des fermetures zippées sont super pratiques car leur ergonomie et leur taille permettent de les manipuler facilement en glissant un doigt à l’intérieur. Le Sirrus 24 est non seulement un modèle femme mais la hauteur de ses bretelles est aussi réglable, pour encore plus d’ajustement en fonction des morphologies de chacune. Le dos du sac est aéré avec un système de panneau suspendu pour permettre à l’air de circuler entre le sac et le dos, et donc une bonne ventilation. Enfin, je remarque que les bretelles comme la sangle ventrale sont rembourrées et aérées.

Une fois ces premières observations faites, je le mets sur le dos (sac non chargé pour le moment). Dès que je boucle la ceinture ventrale, je ressens automatiquement un confort de dingue ! Le Sirrus 24 épouse le bas de mon dos et mes hanches en me procurant une très agréable sensation d’enveloppement. Le filet dorsal aéré est lui-aussi très confortable car il est souple et accompagne les mouvements du dos. L’ergonomie des bretelles et leur rembourrage complète ce confort et cette liberté de mouvement. Ayant un dos plutôt court, je me rends vite compte qu’il faut que j’ajuste la hauteur des bretelles par rapport à la hauteur de mon dos. Le réglage (5 positions possibles) est d’une facilité déconcertante : en 5 secondes, c’est fait ! J’ai essayé plusieurs réglages ; il faudra que je me renseigne sur le site d’Osprey pour choisir le plus optimal. Le réglage des différentes sangles est classique et se fait très facilement également. Par contre, petit bémol : elles sont assez longues et le surplus pendouille de partout (il n’y a pas de “petit élastique” pour les maintenir le long des sangles). D’une manière générale, je porte le sac sur les hanches, ce qui est parfait, mais il remonte assez haut derrière la tête. En tout cas, sur le dos, je le sens équilibré et faire corps avec moi. Il faudra vérifier une fois le sac chargé et en mouvement sur le terrain. Les 2 poches filet latérales et les 2 poches ceintures sont accessibles sans enlever le sac, ce sera bien pratique. Enfin, à force de l’avoir sur le dos, je me dis que le confort est tel que j’oublie le poids du sac qui m’avait interpelé au départ.

Test terrain du sac à dos Osprey Sirrus 24

Confort de portage  / Ergonomie du sac à dos Osprey

Sur le terrain, le Sirrus 24 s’est révélé d’un confort incroyable. C’est simple, je n’ai jamais eu un sac aussi confortable et ce, peu importe la charge et la durée de la randonnée. Une fois la ceinture ventrale bouclée, le Sirrus 24 englobe agréablement le dos, les lombaires et les hanches, sans jamais créer de gênes ou de frottements. Je le porte sur les hanches et même chargé, je n’ai pas l’impression de porter un sac lourd. Tous les éléments en contact avec le corps ont été conçus pour offrir un maximum de confort. En effet, les bretelles (et l’arcade des bretelles) sont rembourrées, sans bord, et recouvertes d’une maille douce ; la ceinture ventrale est également rembourrée et s’intègre dans la continuité avec le panneau arrière en maille suspendue. Osprey appelle ce système de ceinture enveloppante, l’ErgoPull et je confirme qu’elle garantit bien un ajustement parfait. Le panneau arrière, bien tendu et souple comme une toile de trampoline, permet d’épouser la forme du dos. Le Sirrus 24 se fait presque oublier, tellement il fait corps avec moi et offre une grande liberté de mouvement. Bien entendu, le confort de portage est renforcé par d’autres caractéristiques (ventilation, réglages, stabilité…), mais je vous en parle dans les prochains paragraphes.

Concernant la coupe, le Sirrus 24 est un modèle femme. Osprey l’a donc pensé pour les morphologies plus courtes, plus étroites et plus courbées. Les bretelles ont une courbe adaptée à l’anatomie féminine : elles se placent parfaitement et ne créent aucune irritation ou désagrément au niveau des épaules, du cou ou de la poitrine, même en randonnant intensément avec des bâtons. La forme des hanches et la taille plus fine des femmes ont été prises en compte dans la configuration du sac pour apporter un soutien confortable. Je trouve que le Sirrus 24 monte tout de même haut derrière la tête pour un sac d’un petit litrage (il m’arrive au niveau du lobe des oreilles), mais cela semble correspondre aux descriptions et aux visuels Osprey du sac porté. En randonnée, je m’y suis habituée, je m’attache les cheveux haut sur la tête, car c’était ce petit détail qui avait tendance à me gêner à l’arrière de la tête. Sinon, dernier petit détail, le sac a du mal à tenir debout tout seul quand on le pose au sol, il a tendance à basculer vers l’avant.

Réglage / Stabilité du sac à dos Osprey Sirrus 24

Plusieurs réglages simples et rapides permettent d’ajuster le Sirrus 24 à sa morphologie. Un des atouts majeurs réside dans son système de réglage du dos. Cinq longueurs de dos différentes sont proposées. Etant assez petite (1m60), j’ai réduit la longueur du dos du sac en me référant aux préconisations d’Osprey. Pour un ajustement sur mesure, les bretelles doivent reposer entièrement autour des épaules. La partie matelassée des bretelles doit se situer entre 2,5 cm et 5 cm sous les aisselles. Mon réglage se trouve sur la position du milieu : les bretelles reposent bien sur mes épaules et je le porte bien sur les hanches. Ce système de réglage s’effectue en 5 secondes top chrono : il suffit de déplacer simultanément les 2 petites pièces plastiques dans les trous choisis du panneau dorsal ; une fois dans leur encoche, ces pièces bloquent l’arcade des bretelles (c’est le même fonctionnement que pour l’hydraclip qui maintient la poche à eau). Les autres sangles, quant à elles, s’ajustent de manière classique :

  • les 2 grosses sangles de la ceinture ventrale : à serrer vers l’intérieur (ce qui est plus pratique et plus précis que vers l’extérieur) ou à desserrer
  • la petite sangle de poitrine : elle peut se régler en longueur (en la serrant ou en la desserrant) et en hauteur (en faisant glisser ses fixations de haut en bas). Osprey conseille de la placer à environ 5 cm sous les clavicules.
  • les 2 petites sangles des bretelles à serrer ou desserrer pour ajuster leur longueur

Je trouve dommage qu’Osprey n’ait pas prévu de petits élastiques ou de petits emplacements pour y glisser le surplus de sangles car me concernant, il y en a beaucoup et tout pend de partout, ce n’est pas très agréable et encore moins pratique quand le vent souffle.

Grâce à tous ces ajustements précis, le sac à dos Sirrus 24 est stable et ne bouge pas tout en accompagnant les mouvements. Sac chargé et plein : la stabilité et l’équilibre sont pleinement assurés par les 4 sangles de compressions latérales (1 en haut et 1 en bas, de chaque côté), par les 2 sangles de rappel de charge présentes à l’arrière sur le haut de chaque bretelle et par l’arcade des bretelles. Par contre, j’ai ressenti une petite différence de stabilité quand le sac est moins chargé (4,5 kg) et que le compartiment principal n’est pas rempli jusqu’en haut. En effet, sur les parties roulantes où je fais de grandes enjambées et sur les descentes, je sens le haut du sac qui ballotte légèrement de droite à gauche (malgré le serrage des sangles de compression et de rappel de charge). Cette sensation de balancement est beaucoup moins perceptible dans les montées fortes et techniques où je progresse à petits pas. De la même manière, l’eau de mon camel ballotte. Ma poche à eau de 2 litres étant fixée haut dans le sac, elle arrive à la moitié du compartiment qui lui est dédié. En comparaison avec mon ancien sac de 25 litres, ma poche à eau était fixée beaucoup plus bas et reposait complètement dans son compartiment jusqu’au fond du sac, ce qui la stabilisait davantage. En soit, cette différence de stabilité est assez légère et pas gênante, l’ajustement et le confort du Sirrus sont tels qu’on l’oublie vite au fil de la randonnée. Il faut quand même noter que le volume du sac étant assez conséquent, je n’arrive pas à le remplir complètement pour une randonnée à la journée, même en prenant tout le nécessaire sans me limiter. Mais je reparlerai du volume plus loin.

Organisation du rangement  / Accessoirisation / Praticité du sac à dos Sirrus 24

Le sac à dos Osprey Sirrus 24 est doté de nombreux rangements et détails très bien pensés qui permettent d’embarquer beaucoup de choses et que chaque chose soit à sa place.

  • Le compartiment principal du sac : on y accède par une grande ouverture à double fermeture éclair. Il est très spacieux et permet d’accueillir sans problème un bon pique-nique, une petite polaire, une doudoune, une veste de pluie voire plus. Un emplacement est prévu pour la poche à eau qui se fixe avec un petit clip (“l’hydraclip”, rouge sur les photos). Ce clip, relié à une petite sangle très solide, est tout simple et permet de bien retenir la poche à eau. Je trouve ce système de fixation beaucoup plus intelligent et durable que les petites sangles à scratch qui finissent toujours par se déchirer sous le poids de la poche à eau. Comme je l’ai déjà signalé plus haut : une fois fixée à l’hydraclip, ma poche à eau de 2 litres se retrouve très haut dans le sac, mais une poche de 3 litres conviendrait peut-être mieux. Personnellement, je n’embarque jamais plus de 2 litres d’eau sur une randonnée à la journée ; à la limite, je rajoute une flasque dans une poche directement accessible. Enfin, à l’arrière, tout en haut et centré, un petit orifice permet de faire sortir le tuyau de la poche à eau vers l’extérieur du sac soit vers le côté gauche, soit vers le côté droit selon sa préférence.
  • Le panneau avant du sac présente 3 poches zippées de différentes tailles. Sur la partie supérieure, une poche zippée avec porte-clé permet de ranger les petits objets. L’intérieur est en filet et donne dans le compartiment principal. Je la trouve très pratique pour accrocher la clef de voiture, et suffisamment grande pour y mettre mes papiers, un petit porte-monnaie et mon boitier de lunettes. Une autre petite poche zippée est destinée aux lunettes ou au téléphone. Personnellement, j’y place mon téléphone qui rentre sans forcer. Enfin, une grande poche zippée verticale permet de stocker une petite veste d’appoint facile d’accès en cas de météo changeante sans avoir à ouvrir le compartiment principal. Cette poche est assez technique car Osprey a pensé à la munir d’un petit soufflet à la base de la fermeture pour éviter que son contenu ne tombe quand on ouvre le zip ; une partie élastique sur le haut de la poche permet de la manipuler plus facilement ; et deux trous de part et d’autre de la partie élastique permettent, je pense, d’évacuer l’humidité qui pourrait être contenue dans la veste. Osprey a également prévu un rabat sur le haut de cette poche pour la protéger des éléments. D’ailleurs, toutes les fermetures horizontales du panneau avant sont dotées d’un rabat de protection.
  • Deux poches filet élastiques sont présentes de chaque côté du sac. Elles sont très profondes, on peut donc y ranger des bouteilles ou autres, sans rien perdre. L’avantage est qu’elles sont accessibles sans enlever le sac. A l’usage, je les trouve un peu hautes : pour y accéder, il faut faire un peu de contorsion du poignet, ce n’est pas toujours évident mais on y arrive. En tout cas, attraper une crème solaire au fond d’une poche est plus facile et demande moins de souplesse que tirer une bouteille qui dépasse de la poche. Osprey a ajouté des petites tirettes sur ces poches, je les trouve vraiment accessoires car on ne peut pas, à une main, tirer dessus et prendre quelque chose en même temps ; je pense qu’elles sont plutôt destinées à faciliter la recherche d’un objet quand le sac est au sol.
  • Deux poches de ceinture zippées  : Elles sont très pratiques pour stocker mes vivres de course, mouchoirs… toujours à portée de main. Elles sont assez grandes car un téléphone portable rentre sans problème. J’apprécie le fait d’en avoir deux (mon précédent sac n’en avait qu’une et tout était ultra serré à l’intérieur).
  • Une poche à la base du sac avec une housse imperméable : Le Sirrus 24 est fourni avec une housse de pluie, c’est très appréciable ! La housse est fixée dans sa poche, mais on peut également la retirer si on le souhaite. Sa mise en place est ultra simple : elle se cale autour de l’armature du panneau arrière et un cordon élastique permet de l’ajuster au volume du sac. Une fois installée, on peut toujours accéder aux poches filet latérales et aux poches de la ceinture ventrale.
  • Un porte-bâtons Stow-on-the-Go et un porte-piolet : Je ne connaissais pas du tout ce système de fixation des bâtons et je le trouve vraiment ingénieux et super pratique. Plus besoin de m’arrêter et de poser le sac à terre pour accrocher mes bâtons sur le sac, le système Stow-on-the-Go permet de les ranger et d’y accéder facilement sans interrompre ma progression. Je ne me pose même plus la question, sur de courts passages où les bâtons me gênent, hop, je les accroche sur le côté grâce aux deux anses de fixation élastiques et c’est reparti ! Je craignais qu’une fois fixés, ils ne me gênent, mais pas du tout, ce système est vraiment abouti. Attention, il est important de noter qu’il ne fonctionne qu’avec des bâtons de randonnée téléscopiques ; les bâtons pliables ne sont pas assez longs pour arriver à les fixer sans mettre le sac au sol. Ayant plusieurs paires de bâtons, j’ai pu le vérifier : cela ne fonctionne pas avec mes vieux Gipron qui se plient en 4 brins (environ 32-33 cm de long) car impossible d’atteindre la boucle à l’arrière et trop de volume à l’avant qui gêne sous le bras pour marcher. Le sac à dos Sirrus 24 est aussi pourvu d’un porte-piolet. Je n’ai pas eu l’occasion de m’en servir sur le terrain mais il a le mérite d’être disponible pour les randonnées alpines exigeantes. On peut aussi se servir des attaches du porte-piolet pour transporter d’autres choses (exemple : accrocher une paire de sandales à l’aide d’un mousqueton).
  • Attention, contrairement à ce qui est écrit sur le site d’Osprey :

– Il n’y a pas de boucles d’attache pour fixer du matériel supplémentaire sur le panneau avant du Sirrus 24. J’ai fait remonter cette information à Osprey qui devrait faire les modifications nécessaires.

– La sangle de poitrine est bien dotée d’un sifflet mais n’est pas équipée d’une fermeture aimantée et ne bénéficie pas d’un point de fixation aimantée pour la valve d’hydratation. C’est d’ailleurs un vrai problème car on ne sait pas où fixer cette pipette. Au départ, j’ai essayé de la glisser juste dessous la sangle de poitrine, mais elle me gêne, elle se déplace… Bref, ça ne va pas. Ensuite je l’ai fixée dans la petite sangle de la bretelle opposée, cette solution s’est avérée plus efficace mais pose problème quand on a besoin de poser le sac car il faut aussi l’enlever de la sangle. Au final, j’ai fini par laisser pendre le tuyau le long de la bretelle vers le bas et vers l’arrière, en coinçant la pipette derrière. Je trouve que c’est vraiment décevant qu’Osprey n’ait pas pensé à ce détail sur un sac aussi technique que le Sirrus 24 ; quitte à proposer un sac compatible avec une poche d’hydratation, ils auraient pu aller jusqu’au bout : une simple sursangle sur la sangle de poitrine aurait fait l’affaire, c’est dommage ! Après quelques échanges avec Osprey, la marque considère que l’on doit acheter un réservoir d’hydratation Osprey équipée de son kit magnétique (qui se fixe sur la sangle de poitrine et sur le tuyau) pour utiliser ce sac.

Respirabilité / Ventilation du sac à dos Osprey Sirrus 24

La ventilation, qu’offre le Sirrus 24, fait partie des atouts majeurs de ce sac. Osprey l’a optimisée au maximum en travaillant chaque partie en contact avec le corps. Le panneau arrière en maille suspendue permet à l’air de circuler entre le sac et le dos. Ce panneau est tendu grâce à une armature périphérique LightWire, tout en étant souple pour accompagner les mouvements du dos (c’est le système AirSpeed). Non seulement il apporte du confort, un soutien mais aussi une grande ventilation. J’ai eu l’occasion de le tester sous la canicule à des températures pouvant atteindre 30 degrés et au moindre petit coup de vent, je sens un rafraîchissement dans le dos vraiment très agréable et bienvenu. Je ne vais pas vous mentir, j’ai quand même eu le dos un peu mouillé, ce qui paraît normal car le panneau arrière, bien qu’aéré, est plaqué contre mon dos et car je fournis un effort soutenu avec de très fortes chaleurs ; mais ma transpiration au niveau du dos est bien moindre et s’évacue rapidement grâce à la circulation de l’air. Au cours d’une randonnée à la journée, je n’ai pas le dos mouillé du matin au soir, je vais l’avoir de manière limitée au cours d’une longue montée intense puis il va sécher une fois à l’arrêt au sommet ou lors de la descente qui suit. Pour moi, c’est un gros point positif car même en cas de météo moins clémente, la ventilation permet de mieux réguler ma température, d’éviter de rester mouillée et de prendre froid.

Osprey a également favorisé la ventilation au niveau des bretelles et de la ceinture ventrale. Les bretelles et l’arcade des bretelles du Sirrus 24 sont recouvertes d’une maille douce et respirante. Je la reconnais car c’est la même maille qui recouvre l’Escapist Velocity 3 que j’ai testé dernièrement. J’avais déjà été bluffée par le transfert d’humidité vers l’extérieur, laissant les parties en contact avec le corps, sèches. Je retrouve donc ces mêmes canaux d’aérations d’une efficacité redoutable sur le Sirrus 24. Enfin, la ceinture ventrale est, elle aussi, recouverte de maille aérée, comme celle du panneau arrière. Niveau ventilation, on ne peut guère faire mieux ! C’est un vrai bonheur de randonner sans se sentir “collée” au sac.

Déperlance / Imperméabilité du sac Osprey Sirrus 24

Le sac à dos Sirrus 24 bénéficie d’un traitement déperlant DWR sans PFAS. Lors de mes sorties, j’ai plutôt eu du beau temps mais il m’est arrivé de prendre quelques gouttes voire quelques averses par intermittence. L’eau ruisselle sur le panneau avant du sac mais pénètre le tissu sur le haut du sac. Assez rapidement, elle s’infiltre à l’intérieur par les coutures et les fermetures. La déperlance est donc assez limitée, les coutures n’étant pas étanches. Dès qu’il se met à pleuvoir, il vaut mieux sortir la housse imperméable qui elle, fait le job. En effet, l’eau glisse dessus sans la traverser. Elle s’ajuste bien au sac et le protège bien. Les seules parties non protégées sont les deux poches de ceinture ventrale.

Poids / Volume / Litrage du sac à dos Osprey Sirrus 24

Le volume du Sirrus 24 est très grand et je dirais même trop grand. Pour une randonnée à la journée, je n’ai pas besoin d’un espace aussi volumineux. En embarquant tout le nécessaire sans me limiter, je suis loin de le remplir ; il paraît un peu vide, j’ai beau serrer les sangles de compression latérales, la hauteur du sac est toujours là (il est aussi haut que mon Millet Ubic de 40 litres !). Avec un peu moins de hauteur, il serait parfait ! Cela permettrait de fixer la poche à eau moins haut et de mieux stabiliser la charge du sac. Mieux rempli, on ne ressentirait plus ce léger ballottement sur le haut du sac. Malgré son volume généreux, le Sirrus 24 n’est pas assez spacieux pour partir en trek plusieurs jours en autonomie complète (même pour une seule nuit). Finalement, je pense que son volume est idéal pour les treks avec nuits en refuge où on n’a pas besoin de transporter son matelas, son duvet et sa tente. Ou bien, pour un parent qui porterait en plus les affaires de son enfant sur une randonnée à la journée. Ramené à son grand volume, le Sirrus 24 ne me semble pas si lourd avec ses 1,3 kg, d’autant qu’on ne le sent pas sur le dos !

Osprey annonce une plage de charge entre 4,5 et 13,6 kg. Pour une bonne randonnée à la journée, je suis à 6kg (2,5 litres d’eau, pique-nique, vivres de courses, doudoune, veste de pluie coupe-vent, petite polaire, crème solaire, appareil photos, lunettes, téléphone, porte-monnaie, buff, casquette, clé, mouchoirs). J’ai fait le test de le charger au maximum en ajoutant à ce que je prends habituellement à la journée, mon duvet, mon matelas et des affaires de rechange ; j’arrive péniblement à 8 kg. Je ne vois pas trop comment on pourrait charger le sac au-delà de 10kg.

Qualité de fabrication / Durabilité du sac à dos Osprey Sirrus 24

Il n’y a aucun doute sur la haute qualité du Sirrus 24. Les coutures sont robustes. Les tissus certifié Bluesign sont solides et durables. Le sac n’a pas bougé depuis la première utilisation, j’en suis très satisfaite.

En outre, Osprey propose gratuitement les réparations ou le remplacement si vous trouvez un défaut malgré des conditions normales d’utilisation et d’entretien : c’est la All Mighty Guarantee, valable 30 ans.

Où acheter le sac à dos ?

Marchand
Promo
Prix
Lien
Patientez... Nous cherchons le prix de ce produit sur d'autres sites

Mon avis sur le sac à dos Osprey Sirrus 24

  • 100%
    Qualité de fabrication - 100%
  • 100%
    Réglage du sac à dos - 100%
  • 95%
    Organisation du rangement - 95%
  • 100%
    Confort de portage - 100%
  • 90%
    Accessoires - 90%
  • 85%
    Ratio poids/volume - 85%
Points forts
  • Confort
  • Ventilation
  • Dos réglable
  • Adapté à la morphologie féminine
  • De nombreuses poches bien pensées
  • Porte-bâtons Stow-on-the-Go
  • Equilibre et stabilité
  • Housse de pluie incluse
Points faibles
  • Aucun point de fixation pour la pipette d'hydratation
  • Surplus des sangles qui pend de partout
  • Un peu trop spacieux pour une randonnée à la journée
  • Monte un peu trop haut (ce qui peut altérer la stabilité du sac peu chargé)
95%

Mon avis

Le sac à dos Osprey Sirrus 24 répond à de nombreuses attentes. Destiné à la gente féminine, il s'adapte à différentes morphologies grâce à sa longueur de dos réglable en un temps record. Ses qualités de fabrication et sa technicité le rendent ultra-performant : on ne peut guère faire mieux en terme de confort et de ventilation. Ses nombreuses poches fonctionnelles permettent une organisation pratique de chaque chose. Son porte-bâtons s'utilise sans avoir à retirer le sac du dos. Une housse imperméable est même fournie avec. Pour ses 24 litres, le Sirrus 24 monte assez haut et offre un volume très spacieux. On peut se demander s'il n'est pas trop grand et trop haut pour de la randonnée à la journée. Je pense que son volume ravira davantage les trekkeuses qui évoluent de refuge en refuge. En outre, quelques petits détails, qui ont leur importance, restent perfectibles : aucun point de fixation de la pipette n'a été prévu sur la sangle de poitrine et aucun élément n'a été pensé pour ranger le surplus de sangles. Mis à part ces bémols, je reste très satisfaite du Sirrus 24 que j'embarquerai sans hésiter en montagne.

INSCRIVEZ-VOUS A LA NEWSLETTER
Pour être tenu informé de la publication des nouveaux articles sur I-Trekkings, inscrivez-vous à la Newsletter (2 fois/mois).
  • Le Meilleur moyen de soutenir I-Trekkings
  • Garanti sans spam
  • Non cession de votre adresse email à des tiers
  • Désinscription en 1 clic
Laet
Passionnée de sport et de montagne depuis mon plus jeune âge , je pratique de nombreuses activités de pleine nature. J'habite en Haute-Savoie, au pays du Mont Blanc, au coeur d'un terrain de jeu immense pour mes activités de prédilection (VTT, trail, Randonnée, ski de rando, ski alpi, ski de fond, vélo de route...). Pour ce faire, je renouvelle régulièrement mon matériel et mes vêtements techniques, toujours à la recherche des meilleurs compromis et de la meilleure performance.

Laisser un commentaire


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Share via
Copy link
×