Pourquoi et comment déguster une bière au bivouac ?

Pourquoi et comment déguster une bière au bivouac ? Parce qu'elle nourrit, hydrate, vous rend plus fort, heureux et beau...


Nous abordons aujourd’hui un sujet sérieux, la bière au bivouac ! Bien sûr si vous appartenez à cette famille de randonneurs qui ne touchent jamais à une goutte d’alcool et composent leur alimentation sur des bases nutritionnelles parfaites, je ne peux que vous exprimer mon respect et … vous inviter à ne pas lire plus avant cet article. Il s’adresse, en effet, à ceux pour qui une “gorgée de bière” au bivouac fait partie des “bonheurs minuscules” de la vie. Il n’a rien moins que l’intention de tordre le cou à votre mauvaise conscience, vous offrir les excuses les plus improbables pour déguster ce monument de la gastronomie gauloise et vous donner les clés pour en profiter pleinement.

Pourquoi et comment déguster une bière au bivouac ?

Quelques mots sur pourquoi boire une bière au bivouac

Selon certains scientifiques, peut-être pas ceux de meilleure foi, la bière présente de nombreux bienfaits santé. Riche en eau, elle prendrait soin de vos reins. La bibine améliorerait aussi la digestion grâce à la présence de fibres solubles. Une bonne binch diminuerait le mauvais cholestérol et apporterait de nombreux micro-nutriments, des minéraux et vitamines. Côté petits bobos, elle les soulage plus efficacement que le baume du tigre et, prise avec peu de modération, parvient même à guérir quelques peines de l’âme. Enfin, une étude réalisée par moi-même sur un échantillon représentatif d’une seule personne (moi) atteste qu’une bonne mousse artisanale tend à diminuer le stress. Bref, la bière nourrit, la bière hydrate, la bière vous rend plus fort, plus heureux et plus beau.

Pourquoi et comment déguster une bière au bivouac ?

Mais ce n’est pas tout ! Partagée en couple ou entre amis la bière renforce les liens, délie les langues et favorise la confidence. D’ailleurs les finlandais et les islandais inventeur de ces outils extraordinaires de sociabilisation que sont le sauna et le bain dans les sources chaudes n’associent-ils pas quasi systématiquement ces moments à une bonne mousse ? Du point de vue gastronomie, la dégustation de bières issues de micro-structures permet de découvrir l’inventivité de brasseurs artisanaux, leur capacité à exploiter les ressources et saveurs de leur terroir. La bière est donc un magnifique prétexte à élargir son horizon culturel, à confronter son palais à de nouvelles saveurs.

La bière nourrit, la bière hydrate, la bière vous rend plus fort, plus heureux et plus beau.

Bouteille ou canette ?

Parlons d’abord du contenant. Si la canette présente toutes les vertus, solidité, praticité et légèreté, dont l’on peut rêver pour un transport en sac à dos, le coût et la complexité de sa mise en oeuvre pour les brasseurs fait que nombreux sont ceux qui lui préfère la bouteille..  Je ne vous en décrirai pas ici les inconvénients du verre en randonnée et vous laisse résoudre seuls le drame cornélien du vaste choix de bières locales en bouteilles versus canettes pratiques. Reste que le plus important est de boire dans un verre ou dans votre quart si vous voulez pleinement profiter de la couleur de votre divin breuvage et des arômes qui ne s’expriment pleinement qu’au contact de l’oxygène.

Comment boire sa bière au bivouac à la bonne température  ?

Venons en maintenant  au sujet le plus important pour bien savourer sa bière au bivouac;  celui du choix de la bonne température de dégustation. Toutes les bières ne se boivent pas à la même et voici un petit mémo trouvé sur Happy Beer Time :

  • 4° – 7° : Weizen, Pilsner, Kölsch, Lambic au fruit, Blanche Belge…
  • 8° – 11° : Pale Ale US et Française, Stout, Porter, Helles, Vienna, Triple et Ale belge, Gueuze, Lambic, Ale ambrée…
  • 11° – 14° : Bitter, India Pale Ale, Pale Ale UK, Saison, Bière de Garde, Porter Baltique, Bière d’abbaye, Bocks, Scotch Ale, Mild, Ale brune…
  • 14° – 16° : Vin d’orge, Imperial Stout, Double IPA, Doppelbock…

Pourquoi et comment déguster une bière au bivouac ?

En fait, seules les infâmes lagers industrielles se dégustent entre 0° et 4°, sans doute parce qu’on en sent moins le goût quand elles sont glacées. Il vous suffit donc de choisir une bonne bière artisanale et de sélectionner le type en fonction de la température extérieure qui est prévue. En faisant ainsi, vous éviterez la difficile question de comment rafraîchir son breuvage sans frigo, du moins au printemps et en automne.

Quand arrive l’été il faut trouver d’autres solutions, plus expéditives. Je vous conseille vivement de grimper haut en altitude, voire de faire comme moi et quitter la France pour la Laponie, l’Islande ou l’Ecosse. Vous n’aimez ni la pluie, ni le froid ni les moustiques ? Consolez-vous ces terres offrent des températures idéales pour déguster une bonne bière au bivouac. Si vous trouvez ce conseil un peu radical, vous pouvez aussi vous concentrer sur la recherche d’une place de camp cervesio-compatible, c’est à dire équipé d’un frigo naturel. Oubliez tout ce que vous avez pu lire pour choisir un bon bivouac et plantez donc votre tente au bord d’un torrent ou d’un névé. Enfin, si par malheur vous passez vos vacances en zone aride, vous pouvez également utiliser vos dernières gouttes d’eau potable pour mouiller votre Buff. Placez le tissu autour de la bouteille et exposez le tout aux rayons brûlants du soleil. En s’évaporant, l’eau du Buff rafraîchira la bière. Voilà, vous êtes à présent prêts à déguster votre bière au bivouac dans les meilleures conditions et plus personne ne pourra vous surprendre à boire votre cervoise dans de mauvaises conditions.

Vous l’aurez bien sûr deviné, l’écriture de ce billet n’avait d’autre but que vous amuser quelques instants, il est d’un parti pris qui frise avec la malhonnêteté intellectuelle la plus profonde et nombreux en sont les arguments parfaitement fallacieux. Certains conseils ne sont à prendre qu’au second degré et en considérant les dangers ou l’inconfort qui en découleront ! Il ne me reste donc plus qu’à saluer votre sens de l’humour et lever ma chope à votre santé  !

fou de trek
A propos de l'auteur

Mammifère omnivore, pogonotrope et dromomane....



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