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2 jours à Ski de randonnée dans le Beaufortain

2 jours à ski de randonnée dans le Beaufortain avec nuit au refuge du Nant du Beurre. Réci et trace gps à télécharger gratuitement.

Focus Rando :2 jours à Ski de randonnée dans le Beaufortain
2 jours+2000 m/-2000 m24 km2
Auvergne-Rhône-AlpesAlpes, BeaufortainPas de transport en commun
Forêt, MontagneJanvier, Février, Mars, Décembre

Télécharger la Trace GPX : 2 jours dans le Beaufortain (3 téléchargements)

Il y a des sorties qui naissent simplement autour d’une idée, d’un créneau météo incertain et d’une bonne bande de copains. Ce week‑end-là, direction le Beaufortain pour deux jours de ski de randonnée entre Grand Naves, le Quermoz et le refuge du Nant du Beurre. Un itinéraire sur le papier plutôt tranquille, mais qui, comme souvent en montagne, nous a réservé quelques surprises : météo capricieuse, lectures d’itinéraire hésitantes, pentes vierges à tracer et rencontres inattendues.

Au programme : un premier jour à explorer les crêtes autour du Quermoz avant de rejoindre le chaleureux refuge du Nant du Beurre, puis une grande boucle sauvage le lendemain vers le col des Tufs Blancs et le Crey du Rey. Deux journées à naviguer entre vallons immaculés, lumières changeantes et longues descentes parfois poudreuses, souvent imprévisibles.

Et comme toujours dans le Beaufortain, un ingrédient essentiel : le sentiment d’être seuls au monde, à tracer notre chemin dans une montagne immense et silencieuse.

J1 : Grand Nave – Refuge du Nant du Beurre

+ 1000 m / – 500 m    8,5 km    6h00     Refuge du Nant du Beurre

Départ à 7h30 de Chamonix avec les parents, on récupère Camille aux Houches, Julie à Ugine, et on arrive à Grand Naves vers 10h. On fait un petit arrêt « Chez Fred ». L’accueil est génial, après de grandes poignées de main, Fred s’installe à notre table pour un topo montagne et météo. Pour l’instant le ciel est assez gris, mais Fred nous dit qu’il n’annonce pas de précipitation sur la journée.

On monte en voiture jusqu’au parking du foyer de ski de fond. Sur le parking, on s’équipe tranquillement. On repère le col du Vâ, et le Quermoz. On cherche également le refuge du Nant du Beurre, notre objectif du soir, mais il n’est pas visible depuis le parking.

Vers 11h on débute enfin la randonnée à ski. Notre journée n’est pas très longue sur le papier, et la météo n’est pas engageant, alors on ne s’est pas vraiment pressé. On commence à remonter les pistes de ski de fond, avant de s’engager dans une pente sur notre droite. On monte à travers les varros, en faisant attention à ne pas croiser une rivière non gelée. On se concentre sur l’orientation, car nous sommes cinq, mais personne ne connait le coin. On ne croisera pas une seule personne de toute la montée, seulement deux tétras. C’est très surprenant, nous n’arrêtons pas de croiser la piste de ski de fond, qui ne s’arrête pas de monter. Peut être va t-elle jusqu’au sommet du Quermoz ?

Ski de randonnée dans le Beaufortain
Montée au Quermoz

Après 2 heures de montée, nous arrivons sur la crête qui rejoint le Quermoz. Nous avons une vue sur la station de ski de la Plagne, la Grande Casse, la Grande Sassière, l’Aiguille Pourrie… C’est immense, et il n'y a toujours personne. Dernière nous, le bakin arrive. Julie nous apprend que c’est du vrai patois de chez nous, parce qu’elle ne connait pas du tout ce mot. Il suffit de regarder derrière nous pour comprendre sa signification, car le mauvais temps arrive vite. On repense tous à notre ami Fred, qui au café ce matin, nous disait : pas de précipitation.

On remonte un petit couloir pour arriver au sommet du Quermoz. Il commence à neiger, on mange rapidement, il fait froid. On enlève les peaux de phoque, on met le casque et on descend un couloir en direction du col du Vâ. C’est un vrai jour blanc, dur de skier dans ces conditions, on ne voit pas les reliefs, ni la qualité de la neige. Nous avons prit la décision de changer d’itinéraire au vu des conditions météos, de revenir plus rapidement du bon coté de la vallée via le col du Vâ, au lieu de s’enfoncer jusqu’au Dzonfié.

Dans ces conditions, nous croisons trois skieurs qui vont dans l’autre sens. La rencontre est un peu lunaire, ils vont vraiment à contresens de nous, sans peau de phoque pour autant !

Ski de randonnée dans le Beaufortain
A la recherche d'un couloir à skier

Dans le trou, nous remettons nos peaux de phoque, pour remonter au col du Vâ. Et aussi vite qu’il est apparu, le mauvais temps disparait. Du coup nous modifions encore une fois l’itinéraire, et remontons la crête qui part à la droite du col, en direction de la Croix de la Bagna. A partir d’ici nous pouvons descendre par les pentes ouest puis rejoindre le refuge du Nant du Beurre.

Lors de la préparation de la sortie, nous avons trouvé un topo qui nous disait de ne pas dépasser le point géodésique 2334, car il y a des barres rocheuses après. Toute la difficulté est de trouver ce point ! Du coup, on monte, on descend sur notre crête, on se demande quelle va être la meilleure pente à skier, et on fait des suppositions et on n’avance pas !

Ski de randonnée
Sur la crète en direction du point 2334, le point à ne pas dépasser

On trouve finalement une très jolie pente à skier, vierge de traces, qui à l’air de passer. On enlève les peaux de poque, puis on commence à skier. La neige est un une joyeux mélange de neige dure, croute, poudreuse… Elle change à chaque virage. Puis tout s’améliore, et la neige devient définitivement poudreuse. Et la c’’est le kiff suprême, le hold up de la journée.

Descente à ski
Hold up

Nous remettons les peaux de phoque une dernière fois pour rejoindre le refuge du Nant du Beurre. C’est très rapide, nous remontons une piste damée et balisée pendant une vingtaine de minutes, et nous voila arrivé au refuge. Il est tout beau, il a été rénové il y a une quinzaine d’année. On y est bien accueilli.

refuge du Nant du Beurre
Refuge du Nant du Beurre

Je réserve une surprise à mes parents. Sans nous concerter, cinq de nos copines ont réservé le même refuge, et font une formation avec une guide de haute montagne pour se former à la nivologie. C’est l’assurance d’une bonne soirée au refuge, une belle tablée de dix filles et un garçon 😊. Le Time Up enflamme la soirée, rajouté à quelques bières, et nous sommes les derniers couchés.

J2 : Refuge du Nant du Beurre – Grand Nave

+ 1000 m / – 12000 m 15 km    6h00

Nous prenons le petit déjeuner à 7h30, ici l’horaire est fixe quelque soit ton activité du jour. La nuit à été comme souvent dans les refuges plutôt chaude, mais relativement bonne (les bières n’ont bien sur rien à voir avec la qualité de la nuit).

C’est en forme et motivée que notre petite troupe s’élance vers 9 heures, après avoir fait une photo avec la grande équipe. Nous partons en peau de phoque en direction du Col des Tufs blancs. Trois groupes prennent la même direction, mais pas du tout le même itinéraire, tout est une question d’analyse. Nous évoluons tranquillement loin des pentes, en fond de vallon. C’est vraiment joli, et très reposant encore une fois d’être seul dans la montagne, car finalement les autres groupes sont allés vers des sommets différents.

Ski de randonnée
Montée en direction du col des Tufs Blancs

Notre objectif du jour est le Crey du Rey, un sommet à 2633m. Depuis le Col des Tufs Blancs, après avoir enlevé les peaux, il faut prendre à niveau pour passer via le Fontagneu, et arriver sous le sommet. La lecture d’itinéraire n’est pas facile, il y a un gros manque de neige, des pentes un peu craignosses. Et sans vraiment le vouloir, nous nous retrouvons au Refuge communal de la Plagne (fermé en hiver), 300 mètres de dénivelé plus bas. Il est déjà 11h30, le sommet semble s’éloigner. Nous repassons en mode monté, et mon père passe devant. Fini la lecture de paysage, le choix d’itinéraire participatif, nous avançons dans la pente à la recherche du Crey du Rey. Nous traversons une coulée de sluff quand un chamois nous siffle. Il s’installe tranquillement sur son caillou, nous toise de haut. C’est la première âme qui vive qu’on a vu depuis longtemps, il n'y a personne dans le Beaufortain !

Ski de randonnée
Col des Tufs Blancs, bienvenue sur la Lune

Nous voila face au Crey du Rey, il est 13 heures. Il reste un plat, puis 200 mètres de dénivelé, mi en peaux de phoque, mi à pied avec les crampons. La face est magnifique et nous tend les bras. Mais nos jambes sont fatiguées, on commence sérieusement à avoir faim, il y a un petit vent froid et la voiture est encore loin de nous. Depuis ce matin, nous avons marché que dans la direction opposée au parking, et il nous reste encore un col à passer pour revenir dans la bonne vallée. Nous sommes tous d’accord pour dire qu’on reviendra faire le sommet une autre fois.

On ski jusqu’au chalet de la Plagne. La neige est parfois poudreuse, parfois dure à skier, parfois c’est jour blanc et on ne voit rien. Notre chamois est toujours là, tranquille. Il y a une superbe table de pique nique au chalet, mais exposé au vent. C’est donc à l’abri du chalet, les fesses par terre, qu’on cassera la croute. On regarde les traces des skieurs, il y en a dans tous les sens, autant en montée qu’en descente ! Rien à voir avec la vallée de Chamonix, où tout le monde monte au même endroit, pour passer le même col que dans un sens, et descendre ensuite tous dans la même direction. On a l’impression ici que les skieurs aiment faire leur propre trace de montée (de descente aussi, mais ça, c’est une évidence), et qu’on peut vraiment aller partout. Sans pour autant voir le moindre skieur autour de nous !

Montagne
Crey du Rey

Notre descente continue ensuite vers le lac de Secheron. Nous remettons les peaux une dernière fois, en direction du col de la Legette. Nous avons une vue sur le Crey du Rey et sur l’itinéraire que nous aurions du emprunter. Il y a un gros manque de neige, doublé d’un BERA moyen sur toutes les pentes. On se rend bien compte qu’il est impossible de passer directement par le Fontagneu pour arriver au Crey du Rey.

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Descente seul au monde

La remontée est très jolie, on est seule dans notre immense montagne, avec des lumières de fou. Ca nous emmène vers d’autres horizons. Une fois au col, nous faisons une traversée montante pour retourner à notre fameux point 2334 de hier, afin de refaire la même descente.

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Remonté vers notre point 2334

C’est drôle, il n’y a plus aucune trace dans le couloir, comme si on était les premiers à le faire.  La neige est d’abord un peu croutée, puis ensuite très bonne à skier. On crayonne avec plaisir la montagne.

Le retour à la voiture est très fun, entre les arbustes et les pistes de ski de fond. On est content d’arriver à la voiture, un peu fatigué quand même des deux jours de plein air, et de la soirée Time up. On se retourne une dernière fois pour voir nos très belles traces.

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Le travail du vent

On fait un arrêt bien mérité chez Fred, qui ne nous reconnait pas. On est un peu déçu parce qu’on l’a emmené avec nous toute la première journée, et qu’il ne doit pas avoir des millions de clients dans cette petite guinguette. Une dernière bière et retour à la maison.

Informations pratiques

Comment s'y rendre ?

En voiture, depuis Albertville, 40 minutes.

Topoguides et cartes

Difficulté de l'itinéraire

Pas de difficulté particulière, l'itinéraire peut être adapté. Il faut des crampons pour faire le sommet du Crey du Rey.

Possibilité de rejoindre le refuge par le fond de vallée, via les pistes de ski de fond (itinéraire balisé et damé jusqu'au refuge).

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svety74
J'ai eu la chance de faire de ma passion mon travail. Tous les matins, je suis contente d'aller travailler.  En même temps, mon travail consiste à vendre du rêve, et à emmener des petits groupes faire du chiens de traineau ou de la randonnée sur plusieurs jours !Vous me trouverez plutôt dans les pays nordiques, du côté de la Finlande ou de l'Islande, où j'ai pas mal trainé. Mon camp de base est situé à Chamonix avec le Mont Blanc en terrain de jeu ! Mes projets sont d'aller m'installer au Canada pour quelques temps, et de profiter des montagnes la bas.J'ai beaucoup vadrouillée à [...]

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