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Le Grand tour de la Valserine

5 jours de randonnée sur le Grand Tour de la Valserine, au départ de Valserhône. Une boucle spectaculaire par les plus hauts sommets du Jura. Trace GPX.

Focus Rando :Le Grand tour de la Valserine
5 jours+4024 m/-4024 m99 km3
RandonnéeBouclegite_detape, Hôtel, Refuge
Forêt, MontagneMai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre

Télécharger la Trace gpx du Grand Tour de la Valserine (23 téléchargements)

La Valserine est une rivière emblématique du massif du Jura, connue pour sa pureté exceptionnelle et ses phénomènes géologiques spectaculaires. Un itinéraire fait le tour de sa vallée, empruntant des sentiers en balcon passant par les plus hauts sommets du Jura et le plateau du Retord. C’est cet itinéraire, balisé GRP, que nous avons parcouru en cinq jours. Voici notre récit et nos conseils pour vous lancer sur ce Grand Tour de la Valserine.

Grand tour de la Valserine
La montée vers le plateau du Retord à l’ombre de la hêtraie sapinière | Œil & Plume ©

J1 : Valserhône (Ochiaz) – la Ferme de Retord

+ 663 m / – 26 m 8 km

Nous démarrons notre périple à la gare de Valserhône (anciennement appelée Bellegarde sur Valserine). Le Grand tour de la Valserine, balisé avec les marques jaune et rouge GRP, commence à deux rues de là. Nous pourrions emprunter un bus urbain qui permet d’éviter de traverser à pied la ville, mais l’étape est courte.

D’Ochiaz, le sentier grimpe raide par un chemin caillouteux. Par bonheur nous sommes en fin d’après midi et ce versant est bien ombragé. Gagnant de l’altitude, nous voyons peu à peu chênes et charmes céder le pas aux hêtres puis apparaître les premiers épicéas.

Le lieu-dit La Catray nous offre un premier panorama sur les sommets jurassiens du Grand Crêt et du Crêt d’eau ainsi que sur les reliefs pré-alpins. Plus que quelques efforts et nous voici à la Ferme de Retord. Ce gîte nous accueille, pour notre première nuit, dans une belle ambiance de refuge rustique.

Grand tour de la Valserine
Vers le gîte de la Ferme de Retord | Œil & Plume ©

J2 : Ferme de Retord – Giron

+ 792 m / – 1043 m 26,4 km

C’est une longue étape qui nous attend pour cette seconde journée. Nous quittons la Ferme au petit matin pour tenter de profiter de la très relative fraîcheur de ce matin d’été. Les premiers kilomètres nous donnent à voir quelques-uns des aspects les plus caractéristiques du paysage du Retord. Ce vaste plateau, le plus méridional du massif jurassien, est une immensité herbeuse piquetée de bosquets de hêtres et parsemée de sorbiers et d’alisiers monumentaux.

Par un sentier facile nous arrivons au refuge CAF de La Conay d’où nous découvrons une vue panoramique sur le massif de la Haute chaîne du Jura et la vallée de la Valserine. C’est à partir de là que le sentier quitte le plateau et plonge dans la vallée de la Semine. Sept cents mètres de descente nous attendent, sous l’ombre bienvenue des épicéas, des érables et des hêtres.

Le village de Saint Germain de Joux accueille notre pause repas. Pour être plus précis, nous faisons halte aux marmites de géants, légèrement en contre-bas du village et à l’écart du GRP. Ce site remarquable témoigne de la puissance d’érosion de la rivière Semine qui a creusé ici d’immenses vasques de calcaire. Certaines de ces vasques, à l’abri du flot torrentueux, abritent de minuscules crapauds, les sonneurs à ventre jaune. On peut en admirer, à la jumelle, l’étonnante pupille en forme de cœur. Profitant des jumelles, et en guise d’occupation pendant les heures les plus chaudes, nous profitons du spectacle des cincles et des bergeronnettes des ruisseaux, deux petits oiseaux caractéristiques des rivières et qui se nourrissent dans les eaux claires.

Quand nous nous remettons en route, le thermomètre affiche encore 29°C. Le sentier offre un bon “coup de cul” orienté plein Sud avant de poursuivre sur plus de deux heures de grimpée, de quoi nous féliciter d’avoir demandé de l’eau à un habitant de Saint Germain, croisé devant sa maison. L’arrivée à Giron, terme de cette étape longue de 8 heures, se fête autour d’un excellent repas jurassien, croûte aux morilles, comté et bleu de Gex …

Grand tour de la Valserine
A quelques centaines de mètres du tracé officiel, les marmites de géants valent vraiment le détour | Œil & Plume ©

J3 : Giron – refuge de la Loge (Lélex)

+ 1265 m / – 839 m 25,5 km

C’est sous un ciel bien couvert et des températures enfin plus fraîches que nous quittons Giron. L’un des sites les plus remarquables de ce Tour de la Valserine nous attend à quelques kilomètres à peine du village. Le vaste plateau que nous traversons est soudainement interrompu par une falaise abrupte. Depuis cette “Roche fauconnière” s’offre un paysage unique, avec le hameau d’Orvaz, situé 400 mètres en contre-bas. La Roche d’Orvaz le domine, constituant une vaste reculée, ce paysage de cirque typiquement jurassien. Le faucon pèlerin qui fréquente les lieux ne nous fera pas la grâce d’une de ses démonstration de vol et nous poursuivons notre parcours dans la forêt de Champfromier, une immense pessière que fréquentent lynx et grand tétras.

Dans les clairières que nous traversons, la végétation a su profiter de la chaleur et des orages des semaines précédentes. Épilobes et laitues des Alpes dépassent la hauteur d’homme tandis que les feuilles des pétasites atteignent des dimensions monumentales. Un sentier raide, quittant l’itinéraire officiel du GRP, nous permet de rejoindre le sommet du Crêt de Chalam. Ce sommet de 1545 m offre un point de vue unique en rive droite de la Valserine. Son panorama sur la vallée, sur les sommets proches de la Haute chaîne jurassienne n’a d’égal que le spectacle qu’il offre sur les sommets alpins plus lointains, Mont Blanc en tête, et mérite bien le bon coup de cul pour l’atteindre. Du sommet, on peut soit emprunter une descente très raide soit préférer repartir en arrière sur une centaine de mètres et emprunter le sentier qui rejoint en pente douce la Borne au Lion.

Sous les premières gouttes de pluie, nous poursuivons jusqu’à la combe des Closettes. La République décida d’y construire, en 1888, une école à mi-chemin entre les villages de Bellecombe et de la Pesse. Il faut imaginer l’isolement de l’instituteur prisonnier des hivers de l’époque, rudes et qui duraient presque six mois. Nos “exploits” de randonneurs modernes paraissent bien ridicules par rapport au quotidien des enfants des fermes isolées, parcourant jusqu’à 5 ou six kilomètres deux fois par jour, équipés à la mauvaise saison de “cercles”, ancêtres jurassiens de nos raquettes. C’est sur ces pensées et sous une pluie plus régulière que nous atteignons enfin Lélex.

Grand tour de la Valserine
Après Giron, la combe d’Orvaz vue depuis la roche fauconnière | Œil & Plume ©

J4 : Refuge de la Loge – Menthières

+ 1120 m / – 1020 m 25,5 km

Cette quatrième étape mérite clairement réflexion avant de s’y engager. Avec ses 25 km et plus de 1500m de dénivelés positifs, elle n’est pas à prendre à la légère. Pour mieux répartir la difficulté, nous faisons le choix de nous arrêter au refuge gardienné de la Loge, après une première grimpée de plus de 500 mètres. Un choix que le magnifique coucher de soleil et l’accueil inégalable de Cathy et Franck ne nous feront pas regretter !

De la Loge, le sentier traverse une succession de pré-bois. Ces paysages typiquement jurassiens, où la prairie et la forêt s’entremêlent, sont d’une grande richesse naturelle. En gagnant de l’altitude, nous voyons apparaître les premiers pins à crochets qui remplacent les épicéas, moins résistants au climat extrême qui règne ici. Rassemblés en bosquets, accrochés aux affleurements calcaires, ces pins constituent la forêt sommitale du Crêt de la Neige. La vue s’ouvre alors sur le second sommet des crêtes du Jura, le Reculet.

Grand tour de la Valserine
Le Jura des crêtes, plus alpin que les décors classiques de combes | Œil & Plume ©

J5 : Menthières – Valserhône

+ 652 m / – 1358 m 18,5 km

La météo ne s’était hélas pas trompée. Les nuages masquent les sommets et une pluie dense nous accueille pour cette dernière étape.

Après avoir atteint le Crêt d’eau, ensemble de petits sommets doucement arrondis et noyés dans les brumes, nous amorçons une descente progressive vers la Valserine. Le sentier serpente entre hêtraie-pessière et prairies. La cabane du Sorgia-d’en-bas, bien qu’en triste état, nous offre un abri pour le pique-nique.

Peu après, la pente se fait plus raide et nous permet de perdre rapidement du dénivelé. Voici bientôt le village de Lancrans puis les Pertes de la Valserine. Ici, la rivière a profondément creusé le karst et constitue une curiosité géologique majeure. L’itinéraire se termine en douceur le long de la rivière, dont les eaux nous guident enfin jusqu’au cœur de Bellegarde-sur-Valserine et sa gare toute proche.

Grand tour de la Valserine
Le Crêt d’eau, un ensemble de petits crêts qui offre habituellement des vues remarquables | Œil & Plume ©

Notre avis sur le Grand tour de la Valserine

On a aimé

  • Un condensé spectaculaire des paysages du Haut-Jura (crêtes, plateau et gorges torrentueuses, combes et forêts)
  • Des vues vue imprenable sur le Massif du Mont-Blanc, la chaîne des Alpes et le lac Léman, en contrebas.
  • Les plus grands sommets jurassiens (Crêt de la Neige, Reculet, Crêt de Chalam)
  • Les spécialités jurassiennes à retrouver chaque fin de journée
  • Les nombreuses rencontres avec la faune (chevreuils, chamois, renard, traces de lynx, …) et une flore très variée (lys martagon, anémones-narcisse, gentiane jaune, …)

On a moins aimé

  • L’interdiction de randonner dans la réserve naturelle avec son compagnon à quatre pattes, même tenu en laisse, alors les chasseurs peuvent, eux, y laisser divaguer les leurs.
  • L’absence d’espace muséographique sur la réserve naturelle qui permettrait de découvrir ses richesses

Grand tour de la Valserine – Carnet pratique

Quand y aller ?

Très bel itinéraire estival, le grand tour de la Valserine peut également se parcourir au printemps et à l’automne qui sont, à nos yeux, les deux saisons idéales, dès lors qu’on s’est assuré qu’il n’y a pas de neige sur les sentiers. On profite alors de températures plus clémentes que l’été mais aussi d’une flore plus riche et d’une faune moins farouche.

Comment y aller ?

En train, l’itinéraire est très facile d’accès grâce à la gare TGV de Valserhône (anciennement appelée Bellegarde sur Valserine) située sur les axes Paris – Genève ou Marseille – Genève.

On peut partir directement de la gare à pied ou se rendre à Ochiaz en bus et éviter la traversée de la ville à pied. Pour cela, prendre la ligne B du réseau Valserhône – Mobi’Vals en direction de Vouvray.

Parcours et difficultés ?

Les étapes officielles sont celles présentées dans ce carnet, notre seule variante étant de gravir le Crêt de Chalam (étape 3), facile d’accès depuis le GRP et qui offre une vue unique sur la vallée.

  • Étape 1. Bellegarde – Retord : 14 km
  • Étape 2. Retord – Giron : 25 km
  • Étape 3. Giron – Lélex : 20 km
  • Étape 4. Lélex – Menthières : 21 km
  • Étape 5. Menthières – Bellegarde : 17 km

Le terrain est sans difficultés techniques, hormis l’étape Lélex – Menthières et une partie de l’étape Menthières – Bellegarde qui nécessitent, en cas de faible visibilité, une bonne maîtrise de l’orientation. Certaines étapes, longues et avec des dénivelés conséquents, réservent cet itinéraire aux marcheurs en bonne en forme et bien entraînés.

Grand tour de la Valserine
La haute chaîne du Jura, un livre géologique à ciel ouvert | Œil & Plume ©

Avec qui partir ?

Ce sentier, globalement bien balisé et sans difficulté technique majeure, peut se parcourir en autonomie dès lors qu’on est un randonneur un peu expérimenté. Les pratiquants débutants ou souhaitant profiter des explications d’un guide local pourront faire appel à un accompagnateur en montagne. La plupart de ceux du secteur travaillant de manière indépendante et non pas organisés en Bureau des guides, il est plus simple d’appeler l’Office de Tourisme Pays de Gex – Monts Jura pour obtenir le contact direct de celles et ceux qui sont spécialisés dans le GRP Tour de la Valserine.

Où dormir sur le Grand tour de la Valserine ?

A la Ferme de Retord, nous avons dormi au gîte d’étape, ancienne ferme typique du plateau, rustique et confortable.

A Giron, c’est le Relais nordique qui nous a accueilli dans une chambre spacieuse et régalé avec un menu jurassien savoureux.

Après Lélex, nous avons trouvé refuge à la Loge. Nuit en dortoir et cuisine généreuse se conjuguent pour une soirée mémorable de convivialité. D’autres hébergements sont également disponibles dans le village même de Lélex.

A Menthières, Sandy et Boris nous ont réservé un chouette accueil dans leur gîte de la Gentiane où une généreuse raclette nous a donné les forces pour affronter la météo du lendemain.

Enfin, celles et ceux souhaitant passer une nuit à Valserhône à l’arrivée ou avant de reprendre leur train pourront s’arrêter à l’hôtel Sorgia ou à l’hôtel Hermance.

Le GRP Grand Tour de la Valserine traverse, entre Lélex et Bellegarde, la réserve naturelle de la Haute Chaîne du Jura. Une réglementation spécifique interdit le bivouac sous tente mais permet les nuits à la belle étoile. Il est également possible, sur cette section, de passer la nuit dans les refuges non gardiennés du Gralet, du Chalet du sac et de la Poutouille. Pour le reste de l’itinéraire, rien ne vous empêche de bivouaquer en respectant les propriétés et veillant à planter la tente au coucher du jour et la repliant aux premières lueurs du soleil.

S’approvisionner en eau et nourriture ?

Avec des étapes longues et très peu de points d’approvisionnement en eau en dehors des villages, bien s’hydrater est un vrai sujet, a fortiori pour ceux qui choisissent le bivouac. Anticiper les besoins de la journée et prévoir une solution de traitement de l’eau sont fortement recommandés. Tous les hébergements dans lesquels nous avons séjourné proposent une offre de repas le soir et de préparation de pique-nique. C’est une excellente opportunité pour découvrir les excellents produits de la région (comté, bleu de Gex, Morbier, saucisse de Morteau, …). Pour ceux qui choisissent le bivouac, il est possible de s’approvisionner à Bellegarde et Lélex.

Grand tour de la Valserine
Le grand tour de la Valserine ce sont aussi de sublimes ambiances forestières | Œil & Plume ©

Quelles précautions de sécurité et de santé ?

Moyenne montagne, avec des altitudes modestes, le massif du Jura piège régulièrement les randonneurs qui sous-estiment sa météo au caractère montagnard très affirmé, surtout sur les crêtes. Les changements brusques de temps sont fréquents, les températures souvent bien plus fraîches que l’altitude ne pourrait le faire croire, gel et neige peuvent s’inviter à votre programme même en plein été. On veillera donc à s’équiper en fonction. On veillera aussi à bien prendre la météo avant de s’engager et à surveiller particulièrement les risques d’orages, la traversée des crêtes n’offrant que peu d’abris et étant très exposée.

La région est concernée par la présence de tiques porteuses de borréliose de Lyme et de celles susceptibles de transmettre la méningo-encéphalite à tiques (FSME). Un vaccin existe pour cette dernière maladie aux conséquences critiques. Les précautions d’usage pour les maladies véhiculées par les tiques sont de porter des chaussures fermées, des vêtements longs, le pantalon dans les chaussettes, s’examiner le soir pour retirer les tiques le plus rapidement possible.

Profiter de la fraîcheur de l’eau des marmites de géants ou de la Valserine est tentant en période chaude. Mais ces sites sont particulièrement dangereux du fait de courants puissants et des caractéristiques topographiques des lieux. Des accidents mortels sont régulièrement à déplorer et doivent faire considérer l’option de baignade comme une très mauvaise idée !

Quel équipement prévoir ?

Le traditionnel système trois couches vous permettra de vous adapter aux variations météo. On le complètera avec une petite doudoune, bonnet et gants légers même en été. L’absence de terrain technique vous permettra de choisir chaussures de randonnée tiges hautes ou basses en fonction de vos préférences personnelles. Au printemps/été, prévoyez un chapeau, des lunettes de soleil et de la crème solaire. Une gourde de bonne capacité est indispensable pour tenir entre deux points d’eau, souvent très distants.

Le GRP Grand tour de la Valserine avec un chien ?

L’accès à la réserve naturelle étant interdit aux chiens de randonneurs, l’itinéraire n’est pas envisageable avec votre compagnon à quatre pattes.

Comment voyager responsable ?

Transports. Se rendre sur place en train plutôt qu’en voiture réduit significativement les émissions de CO2. Comparez votre empreinte carbone grâce au calculateur de l’ADEME

Faune-flore. Rester discret, ne pas cueillir la flore sauvage, ne pas approcher la faune, ne pas faire de feux sont des règles de base pour profiter durablement de la nature. Amener avec soi une paire de jumelles pocket accroît les chances d’observations et minimise les interactions négatives. Pour mémoire, les espaces protégés ne représentent que 0,1% du territoire national. La réserve naturelle de la haute chaîne du Jura est située aux portes de l’immense bassin de population lémanique et donc soumise à une très forte pression. Respecter ses règles, se comporter comme un invité traversant le sanctuaire d’espèces menacées est donc indispensable pour que nos pratiques aient un sens.

Déchets – Pollution. On ne va pas vous faire l’affront de vous rappeler qu’on ramène tous ses déchets. Tous, y compris ceux dits biodégradables. D’une part parce que certains contaminants (pesticides, cires plastiques pour faire briller les fruits, additifs des charcuteries, …) sont indécelables et ont plus leur place dans des centres de traitement de déchets où ils sont monitorés. D’autre part parce que la présence de ces restes peut perturber le comportement des espèces animales avoisinantes et transmettre des maladies.

Concernant les besoins naturels, il n’y a pas de toilettes sèches sur cet itinéraire. On s’éloigne donc d’au moins cent mètres des points d’eau pour faire ses besoins. On creuse un trou pour enterrer ses matières fécales et on emporte son papier toilette dans un ziploc. On peut, éventuellement, enterrer le papier mais attention de ne pas le brûler lorsque le risque d’incendie est élevé, cas de plus en plus fréquent dans la région.

La pollution par dispersion des composants nocifs des crèmes solaires fait l’objet d’une préoccupation croissante, non seulement pour l’environnement mais également pour la santé humaine. Il n’existe pas, quoiqu’en disent les marques, de crème solaire idéale ou “protégeant les océans” ! Quelques conseils permettent de se protéger du soleil en réduisant son impact environnemental : Privilégiez la protection passive (t-shirt manches longues, chapeau, etc.) et ne traitez, avec de la crème solaire, que les zones restant exposées (mains, cou, visage). Privilégiez les produits certifiés bio, à indice de protection élevés et ne nécessitant pas d’application trop régulière et surtout ne vous baignez pas immédiatement après l’application.

Que faire d’autre autour du GRP Grand Tour de la Valserine ?

  • S’arrêter au frais au bord de l’eau et découvrir la puissance érosive de la Semine et de la Valserine, rivières qui ont taillé le karst et donné respectivement naissance aux marmites de géants et aux pertes, deux sites géologiques remarquables.
  • Prendre le temps d’une pause à la Borne au lion. Cette “pierre taillée” dont le nom vient du Lion comtois gravé sur une face marquait entre le XVIIe et le XVIIIe siècle la frontière entre royaume de France, Franche-Comté et duché de Savoie.
  • Découvrir, sur les derniers kilomètres de sentier avant d’entrer dans Valserhône, le patrimoine industriel de la région. En particulier les ruines de la Centrale de la Jonction, une des toutes premières centrales hydroélectriques de France, et le Pont du tram. Cet ouvrage d’art témoigne d’une époque où il était possible de rejoindre la haute vallée de la Valserine en transport en commun ! Pour compléter, on pourra se balader en centre-ville en suivant le circuit permettant de découvrir l’architecture typique du XIXe siècle liée à l’essor industriel, les anciennes cités ouvrières et les bâtiments publics financés par la prospérité électrique de l’époque.
Grand tour de la Valserine
Coucher de soleil sur le Tour de la Valserine | Œil & Plume ©

En savoir plus ?

Les sites de l’office du tourisme du Pays de Gex – Monts Jura et de celui de Valserhône sont des mines d’informations pratiques pour vous aider à préparer votre séjour

Cartographie

Adepte des cartes papier ? Les cartes IGN TOP25 3330 OT et 3328 OT vous seront nécessaires pour couvrir l’ensemble du Grand tour de la Valserine

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