Col de la Lauze

Destination : Provence Alpes Côte d'Azur » France | Montagne : Alpes ; Queyras | Activité : Ski de Randonnée  | Agence : UCPA 


La dépression est en approche, nous partons skier en forêt jusqu’au col de la Lauze. Belle glisse jusqu’à Abriès à travers les mélèzes de la forêt de Marrassan.
Posté le :


Carnet : Ski de randonnée dans le Queyras
  • D + : 1030 m
  • D- : 1005 m
  • Temps de progression : 5h30

On met les peaux avant de quitter le gîte de l'Ancolie Bleue

Nos amis du FFCAM qui partagent le dortoir avec nous se lèvent à 6h00. Les joies du gîte à la montagne. Encore que nous n’ayons pas trop à nous plaindre, la nuit, les ronflements sont doux comme un agneau.

Premier réflex matinal : regarder le ciel. Météo France ne s’est pas trompée. La dépression est en marche. Jean-Philippe nous le dit à sa manière « ça va rentrer vite ». Sur le coup, tout le monde s’est regardé se demandant de quoi il parlait. Nous aurions pu avancer quelques hypothèses : « vous allez y arriver avec les conversions » ou alors « il fait tellement mauvais qu’on sera vite au gîte ». La dernière n’était pas loin de la vérité.

Téléski de Chabataron

Direction le pont du Gouret (1521 m), à quelques centaines de mètres d’Abriès, le long du Guil, pour démarrer la journée de ski de randonnée. Nous montons rapidement dans les mélèzes de la forêt de Marassan, la neige se met à tomber. Certaines portions sont bien raides, les cales de montée sont quasi systématiquement utilisées. Nous croisons les très vieilles installations du téléski de Chabataron qui ne fonctionne plus depuis 1969. Mis en service en 1937, il a été la plus longue remontée mécanique d’Europe.

Plus loin, à hauteur de l’ancien refuge du Peynin (2036 m), on entrevoit à travers la brume les téléskis de l’ancienne station d’Aiguilles qui a fermé au milieu des années 2000. Petite pause, se couvrir rapidement, boire du thé chaud, grignoter quelques barres puis repartir la Goretex sur le dos pour affronter le vent qui s’est mis à souffler violemment. Il faut penser à fermer les zips du pantalon et de la veste, ajuster la capuche, baisser la tête et regarder le bout des spatules pour supporter le froid et le vent glacial.

Petite pause

Encore quelques lacets, les plus durs tant le vent est rude. Prêt du col, la neige est soufflée (neige dure, zastrugis, rides…). Au col de la Lauze (2551 m), c’est le grésille qui nous accueille. On se place sur une plateforme assez plane pour enlever les peaux, serrer les boucles, mettre les chaussures en position descente. Dans le vent, ces petits exercices peuvent très vite devenir pénibles car on peut prendre froid très rapidement. Du col, on ne voit même pas le sommet de la Lauze (2866 m) qui nous fait face vers l’est.

Ski à travers les mélèzes et les Pins Cembro

La descente vers Abriès n’est pas évidente au départ car la neige est aussi soufflée sur ce versant. Dès qu’on rattrape la forêt de mélèzes, le vent s’estompe et la neige poudreuse n’est pas transformée. On s’éclate bien entre les arbres au sens propre comme au sens figuré.

Plus bas, la neige change ; elle est chargée en humidité. « Attention à bien avoir une position au centre des skis. Trop devant et vous allez au fond, trop derrière et ce sont les skis qui vous dirigent ». Conseil facile à entendre, pas toujours facile à mettre en pratique ! Certains se reconnaîtront 🙂

Dicton du jour : quand ça rentre vite, on est rapidement au gîte.

A propos de l'auteur

Fondateur d'I-Trekkings et des blogs I-Voyages et My Wildlife, j'apprécie le rythme lent de la marche et des activités outdoor non motorisés pour découvrir des territoires montagneux et désertiques et rencontrer l...



https://www.gregoryrohart.com